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Apocalypse Gacha

Chapitre 652 : Le bouc émissaire

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Chapitre 652

Chapitre 652 : Le bouc émissaire

Chapitre 652/652100%~6 min de lecture1 133 mots

Peng Liang s'assit sur sa chaise et ferma les yeux pour tâcher de conserver l'aura et la dignité d'un patron.

L'opération était un échec.

On les avait sabotés dès le départ ; ils n'avaient pas pu voir ce que la roue leur avait donné et avaient dû fuir.

À cette heure, il restait moins de 40 survivants.

Ils avaient perdu les trois quarts de leur escouade.

Qu'il voulût l'admettre ou non, l'Escouade de Combat Mouvement Déferlant allait disparaître de la liste des équipes de premier rang de la cité de Linhai. Elle ne survivrait peut-être même pas ici.

Peng Liang savait qu'il devait agir pour assurer sa position.

Il savait pourquoi il était devenu un évolué à cinq étoiles dans un endroit comme Linhai.

Sans une bande de gens à plumer, il ne pouvait pas maintenir sa puissance de combat, et il perdrait tout.

Or l'opération avait échoué, les pertes étaient énormes et le moral au plus bas. Les pensées les plus diverses montaient, et l'escouade entière s'effondrerait s'il s'y prenait mal.

Peng Liang devait apaiser les coeurs. Il devait même faire abstraction de la question de savoir si les loyautés lui restaient acquises. Au moins étaient-ils encore là et continuaient-ils à le servir.

Dans une telle situation, il lui fallait regagner son prestige.

Comment ? Dans l'apocalypse, il n'y a pas de meilleur moyen que de se montrer plus féroce, plus froid et plus sanguinaire.

Le meilleur choix du moment était naturellement le nouveau venu !

Il vit ses subordonnés amener l'homme. Son regard tomba sur la lame d'argent qu'il portait dans le dos, et il ne cacha ni sa stupeur ni sa convoitise.

Qui aurait cru que non seulement il viendrait, mais qu'il lui apporterait un cadeau pareil ?

L'Escouade de Combat Mouvement Déferlant ne possédait pas une seule pièce d'équipement d'argent. Dans toute la cité de Linhai, il n'avait jamais entendu parler de quelqu'un qui en eût plus de deux.

Comparée au monde extérieur, Linhai manquait de ressources et comptait bien trop peu de bon matériel.

Mais Peng Liang n'était pas un imbécile. Il savait qu'un homme porteur d'une telle arme avait forcément des appuis. En temps ordinaire, il aurait tenté de le recruter et de l'attacher à lui.

Seulement, les choses avaient changé. Yang Yixi avait eu beau lui dire que cet homme venait d'un autre quartier de la ville, vu son niveau d'évolution et ses lacunes, ils ignoraient que Peng Liang ne les croyait pas.

Peng Liang connaissait les porteurs d'armes d'argent, y compris de l'autre côté de la ville.

Il en avait donc déduit que cet homme venait de l'extérieur, et qu'il avait employé une méthode qu'aucun d'eux n'avait percée.

Les imbéciles ne courent pas les rues dans l'apocalypse. De surcroît, Peng Liang était le patron d'une escouade de combat. Il avait pesé bien des choses et deviné d'où venait .

Quoi de plus indiqué, comme bouc émissaire, qu'un homme porteur d'une arme d'argent, venu du dehors, et qui savait peut-être comment s'échapper de cette ville ?

C'était comme s'il avait été préparé exprès pour lui.

Surtout qu'en voyant , il fut certain d'une chose : ce survivant était fort, mais moins fort que lui !

Peng Liang se leva et s'étira. Il marcha lentement jusque devant le groupe.

Il regarda les 80 subordonnés qui restaient et leurs regards soupçonneux. Son coeur s'affermit.

« Vous savez tous que nous avons subi une perte. Une perte énorme. »

Sa voix était basse ; sa comédie commençait.

« Je reconnais mes torts. J'ai manqué de prudence, et notre escouade a subi la plus lourde perte de son histoire. Beaucoup de nos frères ne sont pas revenus. »

croisa les bras et regarda Peng Liang, dont les yeux devenaient rouges.

« Nous nous vengerons ! Un jour, nous tuerons Du Song et son escouade ! »

Il passa du grave à l'exalté. Force est de reconnaître que certains sont des acteurs-nés, sans jamais l'avoir appris à l'école.

« Mais ! »

Il en venait enfin à l'essentiel. Il balaya l'assistance du regard et rugit : « Vous êtes-vous demandé pourquoi Du Song nous attendait là-bas ? Pourquoi il a tiré les fusées à l'instant précis où je lançais la roue ? Il n'était pas de notre escouade : comment aurait-il pu connaître l'opération ? »

Les subordonnés hochèrent la tête. De fait, un seul jour s'était écoulé depuis qu'ils avaient fixé l'opération. Du Song n'était pas des leurs ; s'il avait pu en connaître l'heure, alors... il y avait forcément un traître.

« Exactement, il y a un traître parmi nous ! »

Beaucoup se dévisagèrent avec méfiance.

Les traîtres sont ce que les gens détestent le plus.

« Vous me suivez tous depuis longtemps, et nous en avons traversé, des épreuves. Nous n'étions qu'une poignée, et nous voilà à cette échelle. Nous sommes des frères, des proches. »

« Je ne croirai jamais que l'un de vous nous ait trahis. »

Peng Liang s'était avancé devant et le fixait. « Mais il y a un homme qui est nouveau. Et qui, de surcroît, connaissait notre opération d'hier. Puisque mes frères ne peuvent pas m'avoir trahi, alors ce traître, qui est-ce... Faut-il vraiment que je l'épelle ? »

Beaucoup s'écartèrent d'instinct de , et leur hostilité monta.

Certains dégainèrent même leur arme, attendant l'ordre de le découper en morceaux.

« Patron, n'est pas le traître, il est arrivé ici par hasard ! » expliqua Yang Yixi, inquiet. Il ne croyait pas un mot de ce que disait Peng Liang. Et puis il y allait de sa propre sortie de Linhai. Il ne voulait pas que porte le chapeau de cette façon.

Ceux qui avaient fui avec lui n'y croyaient pas davantage. Quel traître couvre la retraite des autres ? Il faudrait un traître bien désintéressé. Tous prirent la parole pour exposer la situation à Peng Liang.

Ils étaient une vingtaine et formaient la majorité. Ils firent taire les autres, les soupçonneux.

« Silence ! » cria Peng Liang pour les arrêter. Ses yeux étaient rouges. « Est-ce que j'accuserais quelqu'un sans raison ? Qu'est-ce que j'y gagnerais ? Vous prenez la défense d'un étranger ? Pensez à nos frères morts : pourrez-vous les regarder en face ? »

« Si l'on démasquait un traître aussi facilement, ce qui est arrivé aujourd'hui ne serait jamais arrivé ! »

Peng Liang criait en regardant ceux de ses hommes qui voulaient encore parler. Il savait qu'il devait régler cela vite.

« Vous autres, capturez ce traître. Brisez-lui les jambes, et il nous dira la vérité ! »

éclata soudain de rire. Il regarda Peng Liang, dont la comédie était vraiment bonne, et demanda : « Tu as fini ? »

Traduit par Le Grimoire d'Argent — soutenez leur travail en les suivant.

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