La scène n’était en réalité pas très calme. Après tout, c’était sombre ici, et chacun était venu uniquement pour un court instant.
Dans des circonstances normales, il était difficile de calmer son esprit dans un tel environnement.
Mais dès que Lu Cang ouvrit les pages du livre, il s’y plongea entièrement.
Son être tout entier entra dans un état de concentration intense…
Lu Cang étudia d’abord le *Langage secret ancien Ansu*.
L’*Exégèse de plusieurs langues anciennes* laissait entendre que la condition requise pour la *Transcodification Ono* résidait précisément dans la compréhension du Langage secret ancien Ansu.
Aux yeux des autres,
Lu Cang feuilletait ce livre chargé d’informations à une cadence de plus de dix secondes par page.
Par moments, quand sa main effleurait le papier à inscription au feu posé près de lui, elle y laissait quelques marques pour les archives.
Après une douzaine de pages lues, il levait parfois les yeux pour jeter un coup d’œil au contenu du papier à inscription au feu, comme pour vérifier quelque chose.
S’ils ne pouvaient véritablement partager son état d’esprit,
le simple fait de le regarder suffisait à faire naître une aura de focalisation qui diffusait une atmosphère paisible.
Il était entré si aisément dans cet état de pleine concentration.
Même Kumilony ne put s’empêcher d’en être quelque peu surprise.
Il y avait bien trop de connaissances dans ce monde à apprendre. Entrer dans un tel état de flux concentré augmenterait sans aucun doute l’efficacité de l’apprentissage de plusieurs fois, voire de dizaines de fois.
Apprendre se divisait aussi entre acquisition et compréhension.
Parfois, un seul instant de compréhension approfondie pouvait surpasser des décennies d’études acharnées.
Cependant, lorsqu’il s’agissait d’apprendre des langues, l’effet procuré par la seule compréhension était bien moindre.
Bien sûr, ils n’attendaient pas là, les bras croisés, pendant que Lu Cang démêlait l’énigme.
Chacun avait ses propres occupations à assumer.
Les gens venaient et partaient sans cesse, apportant certains objets et en repartant avec d’autres.
Iz pénétra dans cet espace caché accompagné de Chicheng.
Environ dix minutes plus tard, ils revinrent.
À leur retour, ils portaient deux êtres vivants. Il semblait que quelqu’un se cachait dans cet espace.
Puis, en moins d’une demi-heure, Lu Cang termina la lecture entière du manuel linguistique et avait déjà acquis une ébauche de maîtrise du *Langage secret ancien Ansu*.
Lu Cang referma le livre.
Le clerc affecté à cette zone resta un instant sidéré.
« Tu… tu as fini de l’apprendre ? »
« Mhm, c’est compris. »
Lu Cang leva les yeux vers le clerc à ses côtés et afficha un large sourire.
Ce clerc avait stationné ici depuis le début. Il avait observé Lu Cang s’asseoir pour étudier, voir l’aura de concentration s’amasser instantanément autour de lui…
Quand Lu Cang ferma le livre, il sentit également cette aura focalisée disparaître.
Voilà donc ce qu’était ce Lu Cang dont parlaient les ragots.
Même vu de loin, il suffisait de ressentir son port et son aura pour sentir qu’il s’agissait d’un génie hors norme.
« Sœur Kumilony, où en es-tu avec la Lettre secrète ? »
Lu Cang tendit sa perception vers la salle secrète située sur le côté.
Kumilony répondit dans l’esprit de Lu Cang : « Non, ces deux-là eux aussi sont incapables de comprendre la Lettre secrète. »
« Il semble que le niveau d’accès requis pour cette Lettre secrète soit très élevé. »
« Mhm… J’ai quelques pistes ici. Sœur Kumilony devra patienter encore un peu. »
Après avoir terminé le *Langage secret ancien Ansu*, il devait passer à la *Transcodification Ono*.
Lu Cang rouvrit un autre livre. À l’instant même où il en écartait les pages, il replongea dans un état de concentration absolue.
Une transition fluide, sans la moindre hésitation.
En percevant cette scène, tous ceux dont la perception demeurait accrochée à Lu Cang ne purent s’empêcher de soupirer intérieurement.
C’était tout l’écart qui les séparait d’un génie…
Le temps de concentration d’une autre personne, équivalent au débit d’une tasse de thé, égalait leurs propres mois entiers d’études acharnées.
Encore une demi-heure passa.
Durant cette période, même sans les rappels de Lu Cang, Iz dénichait pas mal de secrets.
Cependant, tous les secrets n’étaient pas nécessairement bénéfiques.
Par exemple, le secret lié au sceau de la Montagne aux Fourmis Armées était chose qu’eux-mêmes avaient dissimulée, mais si d’autres l’ouvraient, ils se retrouveraient nez à nez avec la « surprise » d’un Monstre Détruisant-Nations de quatrième palier surgissant brusquement devant eux.
*Épier les Secrets* ne faisait que révéler qu’une certaine chose était cachée.
Quant à savoir si ce qui était caché constituait un avantage… c’était une autre histoire.
Bang !
Boum !
Tintement…
Iz désamorçait un tas de mécanismes, mais déclenchait aussi nombre de pièges internes.
Heureusement, ils étaient assez puissants pour ne subir aucun dommage.
Lu Cang termina enfin d’apprendre la *Transcodification Ono*.
Il se mit au travail pour déchiffrer la Lettre secrète.
Sur plus d’une dizaine de feuilles de papier à inscription au feu, des lignes de symboles s’embrasaient, accompagnées de suites de formules… À partir de ces dernières, il convertissait caractère après caractère les signes de la Lettre secrète.
Grâce à la Technique du Déchiffreur, il évoluait comme un poisson dans l’eau face au code.
Il trouva très aisément la clé du déchiffrage.
Une fois les conditions nécessaires au déchiffrage identifiées, il ne restait plus qu’à suivre les formules et à casser le code ligne par ligne.
Cela épargnait un nombre incroyable de corvées.
Si un déchiffreur ordinaire s’y était trouvé, la première étape aurait consisté à découvrir comment aborder cette Lettre secrète…
Avec une difficulté de déchiffrage de quatrième palier, cela signifiait qu’un déchiffreur classique devrait probablement atteindre le niveau 4 pour tenter de le briser de force.
Pourtant, le déchiffrage se comparait à une serrure et sa clé.
La forcer était naturellement ardue, mais dès qu’on trouvait la bonne clé, il suffisait de tourner une fois et le verrou sautait.
Les principes des déchiffeurs prônaient le refus du cassé-par-brute.
« C’est déchiffré. »
Glissement—
Kumilony fit irruption au côté de Lu Cang.
« Vraiment ! »
Quelques instants plus tôt, un ancien du Temple de la Vie s’était rendu sur place. Cet homme était un Érudit du temple…
L’Église de la Vie ne se composait pas uniquement de soigneuses et de planteurs. Pour garantir le fonctionnement global de l’institution, elle recrutait en réalité toutes sortes de Changeurs de métier ; c’était simplement une question de proportion.
Il venait d’apprécier cette Lettre secrète et estimait qu’elle recourait à un système de chiffrement particulièrement singulier, nécessitant vraisemblablement un déchiffreur de niveau 4 pour être percée.
Or, le métier de déchiffreur reposait sur un Parchemin de classe rarissime.
S’il ne demandait que le niveau 4, il demeurait aussi rare que les classes ordinaires de niveau 6.
« Mhm, absolument. »
Lu Cang balaya du regard le contenu déchiffré de la Lettre secrète et lut à voix haute :
« Miles, le lieu du sacrifice final est fixé à la Vallée de la Profonde Chute, pour le premier jour du mois de décembre. »
« Veillez à envoyer des individus vivants dont la Spiritualité correspond aux exigences vers la Vallée de la Profonde Chute avant ladite date. »
« Cette affaire touche à la Descente Blanche. Il importe de détruire impérativement cette lettre après lecture. »
Une fois intégralement déchiffrée, la Lettre secrète ne comportait que trois brèves phrases.
Mais la masse d’informations qu’elle contenait était vertigineuse.
« Lieu, date, vivants, Descente Blanche. »
L’expression de Kumilony devint extrêmement grave.
« Si tes dires sont fondés… Lu Cang, tu viens effectivement de nous mettre entre les mains un renseignement capitale. »
La Descente Blanche pourrait concerner l’arrivée du Blanc de la Mort et de la Destruction.
Le jour du changement de phase lunaire coïncidait également avec le pic d’intensité de l’effet saisonnier…
Bien qu’ils ignorassent les chances de réussite de leur rituel,
quoi qu’il en fût, une telle éventualité ne devait surtout pas se produire.
« Amo. »
Frottement !
Une silhouette vêtue d’une robe verte fit irruption au côté de Kumilony.
Une feuille de papier or-vert apparut dans la paume de Kumilony. Des lignes de texte jaillirent instantanément dessus, et dans le coin inférieur droit, un sceau doré-vert fut estampillé.
« Remets cette missive à l’évêque. »
« Oui, dame Kumilony. »
L’intéressé saisit le papier et disparut aussitôt.
« Petit Lu Cang, l’Aide que tu as apportée, l’Église de la Vie n’oubliera jamais… »
Lu Cang secoua la tête. « Ça va. Je suis très heureux d’avoir pu aider la sœur Kumilony. »
« C’est ton Aide envers moi que j’ignore vraiment comment rémunérer. »
Ce que prononçaît Lu Cang venait du fond de son cœur.
Kumilony esquissa un rire léger. « Les Informations que tu as fournies pourraient toucher à la survie de tout Ruilun… »
« Non, peut-être même pas seulement Ruilun. »
« Si la Descente Blanche advient véritablement. »
Kumilony fixa l’horizon du regard…
Personne ne savait quelle calamité annoncerait l’entrée en scène du vrai dieu incarnant la Mort et la Destruction.
Bien que le taux de réussite d’un tel Rituel fût infime,
une fois abouti, il pourrait fort bien dégénérer en Crise capable de pulvériser le monde.
« Il ne s’agit nullement d’une bienveillance personnelle. Tu as déchiffré la Lettre secrète ; l’Église de la Vie s’en souviendra. »
…
Au cours des heures suivantes,
Chicheng et Iz s’étaient à nouveau éclipsés vers d’obscures directions. Lu Cang prit soin de multiplier les copies des ouvrages essentiels, de façon à ne point se retrouver bredouille si les membres de l’Église, arrivant et repartant, finissaient par les emporter.
Quant à ces manuscrits soumis à scellage, dès que chacun remarqua son besoin réel de les consulter,
ils préférèrent fermer les yeux.
Ils lui laissèrent le champ libre pour lire ou copier en priorité…
Couverts par la protection de Kumilony, tous firent preuve de discrétion.
Était-ce là le Sentiment du privilège ?
Jouir de privilèges était somme toute une expérience agréable.
**【Une Méthode de rituel sacrificiel permettant de fabriquer un Réceptacle spatial apte à renfermer des êtres vivants.】**
Il existait bel et bien une telle Méthode ?
Elle exigeait un sacrifice sanglant impliquant des humains ; c’était beaucoup trop macabre.
Elle nécessitait en outre le concours d’un enchanteur pour aboutir… Cela signifiait-il qu’Aïjin devrait apprendre cette technique ? La perspective lui déplaisait profondément.
Mais s’ils parvenaient à obtenir un Réceptacle spatial conservant des créatures vivantes, ils seraient peut-être capables de transporter la Montagne aux Fourmis Armées sur eux.
Il faudrait qu’il en discute avec Iz.
Quant aux volontaires pour les vivants… Les hérétiques capturés par l’Église de la Mort pourraient-ils servir ?
Il leur faudrait sans doute peser les implications morales. Selon ce qu’il connaissait, le royaume de Loren faisait partie des nations aux bonnes mœurs. Il ignorait s’ils auraient le droit de sacrifier des condamnés à mort à cette fin.
Soupir. Quel dommage qu’il ait débarqué dans cet Autre Monde depuis si longtemps sans avoir croisé le chemin d’ennemis mortels.
S’il avait compté quelques ennemis jurés, Lu Cang se serait servi d’eux pour le sacrifice sanglant sans scrupule.
Il paraîtrait donc que dépourvu d’Ennemis n’était pas si avantageux que ça.
En réalité, mis à part les connaissances occultes,
d’autres tomes consignaient également des Savoirs précieux.
Parmi lesquels figuraient diverses Incantations funéraires de deuxième et troisième palier.
Il pouvait tout à fait les étudier directement.
Même en l’absence de niveaux de Prêtre des Ténèbres, il pouvait les assimiler grâce à ses grades de Mage.
Ce périple aux côtés d’Iz et des autres
avait bel et bien rapporté une riche Moisson.
En attendant, pour chaque secret que sa Perception parvenait à apercevoir et à activer, Lu Cang avait tâché de les sonder individuellement.
Quant à ceux qu’il ne parvenait pas à faire émerger… Lu Cang les signalait simplement à Iz et aux autres.
Grâces aux aides de Lu Cang,
Kumilony et ses alliés ne découvrirent pas seulement les contours du sacrifice ultime, mais localisèrent aussi plusieurs camps retranchés de l’Église de la Mort. De surcroît, Lu Cang réussit à décoder un listing des membres du culte…
L’Église de la Mort survivait sous le coup d’interdictions sévères depuis des millénaires.
Les raisons de cette pérennité résidaient dans leur cachette suffisamment profonde et dans le caractère confidentiel de leurs méthodes d’échange.
Pourtant, les fidèles du culte de la Mort n’avaient sans doute jamais imaginé
que les Informations qu’ils avaient tant peiné à crypter seraient si facilement vaincues par un simple déchiffreur de niveau 1.
À vrai dire, ils auraient dû détruire ces Renseignements.
Mais l’assaut s’était produit trop subitement. Chicheng, de rang 6, s’était investi personnellement dans l’attaque, ne laissant aucune marge de réaction à leur adversaire.
À présent, l’Église de la Vie et la justice royale avaient ouvert les hostilités.
Aux instructions prodiguées à ces hommes par Kumilony, on percevait qu’un nouveau cycle d’épuration était enclenché.
Il n’aurait jamais cru provoquer un bain de sang d’une telle ampleur.
La nuit était déjà bien avancée.
La Moisson de cette soirée comprenait un Rituel amplifiant provisoirement la Spiritualité, un Procédé de fabrication de réceptacles spatiaux destinés à accueillir des vivants, ainsi que la recette des marionnettes funéraires…
« Presque toutes relèvent de Méthodes malignes… »
Outre ces rites maléfiques, procédés d’élaboration et connaissances occultes,
il avait su acquérir, suite à son ascension, une incantation funéraire de quatrième palier, deux de troisième palier et deux de deuxième palier.
Il ignorait réellement pourquoi ces individus enfouissaient autant d’Informations secrètes au cœur de parchemins.
Sans la faculté d’*Épier les Secrets*, tant d’héritages occultes seraient passés inaperçus.
Enfin, après avoir ratissé l’intégralité du camp retranché pour la seconde fois,
tous les ouvrages indispensables furent dépouillés, tous les mystères appelant investigation furent sondés. Il ne restait plus rien à tirer de cette place.
Le lendemain se tenait la compétition de la Coupe du Dieu de la Guerre.
Son absence aurait été sanctionnée par une défaite… et Lu Cang convoitait sincèrement le Parchemin de classe Profète.
Un Parchemin de classe unique promettait d’être infiniment plus puissant que les métiers standards.
De plus, le titre de Prophète sonnait comme la version supérieure à celle du Divinateur.
S’il obtenait la capacité liée à la classe de prophète, il ne dépendrait peut-être plus des services des devins par la suite.
Pali l’avait certes énormément soutenu, mais les pratiques divinatoires avaient aussi laissé chez Lu Cang une empreinte psychologique assez lourde.
« Chicheng, puis-je rentrer maintenant ? »
« Effectivement, l’heure avance. Je te raccompagne. »
Le trajet depuis la Cité Circulaire jusqu’ici s’étendait sur une distance considérable.
Sa vitesse actuelle demeurait solide, mais mise en regard de celle de Chicheng, elle restait un monde à l’autre.
Chicheng mettait une demi-heure à le couvrir ; s’il s’acquittait du voyage à pied seul, l’aube pointerait probablement son nez avant son arrivée.
Seulement, il regrettait de n’avoir pas échangé grand-chose sur le plan magique avec Iz aujourd’hui.
Toute son énergie mentale s’était consommée à percer ces énigmes.
Toutefois, Iz avait précisé qu’ils ne s’éloigneraient pas excessivement durant un certain temps, ce qui permettrait d’occasionner des discussions magiques ultérieures.
Et demain, Kumilony l’aiderait à opérer son changement de métier pour devenir un déchiffreur de niveau 2.
Quant au statut de mage de niveau 4…
Iz lui avait remis *le Manuscrit d’An Zheng* et *la Technique d’Amplification de la Puissance Magique*.
Concernant la technique d’amplification de la puissance magique, il avait reçu l’avertissement renouvelé de ne pas dépasser son palier actuel dans ses recherches, et idéalement de ne point anticiper…
Il lui fallait d’abord achever son étude, puis procéder à sa promotion.
…
Retour à l’hôtel.
Lu Cang s’allongea sur le lit, absorbé par l’étude de la technique d’amplification de puissance magique de quatrième palier.
« Que la puissance magique dompte les éléments infinis, analyse les mystères, tranche l’âme… »
Relire le recueil de la technique d’amplification de la puissance magique lui insufflait désormais un sentiment de profondeur encore plus vaste.
« Technique d’Amplification de la Puissance Magique, quatrième étape : Magie du Vide. »
Lu Cang comprit…
Dans l’instant précis de cette intuition, la puissance magique baignant son corps ne ressembla plus à un liquide ou un gaz circulants, mais adopta l’état d’une existence vide, faite de présence et d’absence.
La puissance magique émergeait du néant niché dans chaque recoin de son corps.
Dès son avènement, elle retournait immédiatement vers ce néant.
Si son ancienne magie possédait forme et consistance, susceptible d’être saisie et retenue,
sa nouvelle forme était désormais totalement informe et insaisissable.
En cas de besoin, par une simple pensée, elle se détachait de sa nature vacuiteuse pour basculer du potentiel vers le concret.
« Quelle révélation profonde… »
Feuilleter cet ouvrage revenait à plonger dans les pensées d’Iz.
L’idée était réellement stupéfiante.
« Et si mon corps devenait Loi… Comment se présenterait un état obtenu en appliquant cette transformation à ma propre chair ? »
« Non, il ne faut surtout pas foncer tête baissée. »
Lu Cang jugeait l’entreprise hasardeuse ; il risquait bel et bien de se dissoudre dans le néant.
Il maîtrisait désormais la quatrième phase de la technique d’amplification de la puissance magique.
Lu Cang reporta ensuite son attention sur le manuscrit d’An Zheng. Initialement livré avec l’étoile-arbre de l’esprit du vide, celui-ci était en réalité destiné à la fois à Iz et à lui-même.
On affirmait qu’An Zheng incarnait le mage le plus accompli que le monde ait jamais porté.
Un mage de huitième rang.
Ce manuscrit avait jusque-là fait l’objet des recherches d’Iz.
Lu Cang n’y voyait aucun obstacle, sachant qu’Iz devait préalablement vérifier que les savoirs qu’il contenait ne présentaient aucun risque.
Après tout, il s’agissait de l’héritage d’un mage de haut rang.
Dans l’éventualité la plus sombre, cela aurait effectivement les capacités de provoquer la ruine mentale d’un mage de niveau 2.