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Adorable Food Goddess

Chapitre 9

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Chapitre 9

Chapitre 9

Chapitre 9/1317%~11 min de lecture2 184 mots

Xia Chunyu se précipita vers l'aile est, réveilla ses deux hommes de main à coups de pied et ordonna à Peng Wu d'aller chercher le médecin boiteux de la montagne, Monsieur Liu.

Peng Wu courut droit à la chambre de Monsieur Liu, le secoua pour le réveiller et l'arracha à sa couverture. Peng Wu le traîna jusqu'à la cour avant que le médecin n'ait même fini de s'habiller correctement.

Xia Chunyu fulmina Peng Wu du regard en voyant l'état lamentable du médecin. « Monsieur Liu, veuillez l'examiner. Elle semble avoir de la fièvre. »

Monsieur Liu toucha le front de Ye Jiayao, lui prit le pouls avant de demander : « A-t-elle attrapé un rhume ? »

Xia Chunyu secoua la tête.

« Blessée ? »

Xia Chunyu hésita un moment avant de secouer la tête fermement. *Cet endroit* a peut-être été un peu meurtri, mais pas au point de provoquer de la fièvre ! Toutes les femmes passent par là. Il n'en a jamais vu aucune tomber malade juste pour ça.

Monsieur Liu fronça les sourcils. Ce n'était pas un professionnel et, s'il savait soigner les blessures superficielles, appliquer des huiles médicinales et faire des bandages, diagnostiquer des maladies dépassait ses compétences.

« Peut-être est-ce dû à une frayeur ? Un serpent s'est glissé ici la nuit dernière, mais je suis certain qu'elle n'a pas été mordue », dit Xia Chunyu, voulant que les deux idiots l'entendent au cas où ils se mettraient à inventer des histoires.

« Alors le troisième chef a défoncé la porte pour sauver la belle-sœur », réalisa Song Qi, échangeant un sourire complice avec Peng Wu.

Xia Chunyu ignora les regards moqueurs des deux désespérés dans le coin. Il n'avait vraiment pas envie de s'occuper d'eux pour l'instant. « Peut-on la soigner ? » demanda-t-il à Monsieur Liu.

Monsieur Liu lissa sa barbichette et répondit : « Je vais lui écrire une ordonnance pour calmer les nerfs et faire baisser la fièvre. Si cela ne fonctionne toujours pas, il faudra rappeler l'âme. »

Xia Chunyu resta coi. *Rappeler l'âme ?* Comment ?

Peng Wu suivit Monsieur Liu pour aller chercher les médicaments pendant que Song Qi allait à la cuisine chercher à manger pour leur belle-sœur malade.

Song Qi fit grise mine en avouant : « Troisième chef, je ne sais pas cuisiner ! »

Xia Chunyu répondit sèchement : « Qui t'a dit de cuisiner ? Moi non plus je n'oserais pas manger ce que tu prépares ! Va chercher le Vieux Yu pour qu'il le fasse. »

« Je ne peux pas y aller. Hier, j'ai volé un tas de trucs au Vieux Yu et il me chassera à coups de couteau s'il me revoit », répondit faiblement Song Qi.

Xia Chunyu lui donna un violent coup de pied. « Dégage ! Fais bouillir de l'eau pour ta belle-sœur, tu sais au moins faire ça, non ? »

Song Qi se frotta le genou, embarrassé. « Oui, oui, ça je sais faire. »

Xia Chunyu fit le tour de la maison, ferma les fenêtres avant de partir chercher de la nourriture. *À quoi bon avoir des hommes de main si on ne peut même pas les envoyer à la cuisine ?*

Une fois tout le monde parti, Ye Jiayao put enfin ouvrir les yeux. Elle repensa à ce qu'avait dit le médecin et se demanda s'il était vraiment compétent. *Il a vraiment osé dire de rappeler l'âme !* Elle ne pouvait qu'espérer que le type n'était pas un charlatan parce que ces *trois hommes étaient tous complètement inutiles pour s'occuper d'un malade*. Ils laissaient purement et simplement sa fièvre monter, bon sang ! Ils ne lui avaient même pas fait de compresse froide ou quoi que ce soit pour faire baisser sa température.

Ye Jiayao lutta pour se relever, voulant demander à Song Qi d'aller chercher de l'eau, mais renonça et se rallongea. Si cet homme immonde, dépourvu de compassion et de morale basique, la voyait debout, il croirait qu'elle allait bien et recommencerait probablement à lui donner des ordres. Elle laisserait sa fièvre monter encore un peu et en rejetterait la faute sur lui pour le torturer un moment.

Xia Chunyu revint dans la cour avec un plateau de petit-déjeuner en main, attirant bien des regards étranges de la part des bandits.

« Eh bien, quoi qu'on en dise, le mariage change un homme », marmonna quelqu'un.

« Je sais ! Depuis quand le troisième chef va chercher la nourriture lui-même ? »

« Il doit aimer la belle-sœur à en mourir. »

« Bien sûr ! La belle-sœur est si jolie, si j'avais une femme aussi attirante, moi aussi je la nourrirais... »

*Ce n'est pas ce que vous croyez ! Cette fichue femme est malade !* Xia Chunyu grognait intérieurement de frustration.

Xia Chunyu rentra chez eux d'un air morose, ignorant tous les regards envieux et compatissants qu'on lui lançait.

Ye Jiayao gémit faiblement en entendant la porte s'ouvrir.

« Tu te sens mieux ? » demanda Xia Chunyu, posant la nourriture sur la table avant d'aller vers elle.

« De l'eau... je veux boire de l'eau », croassa Ye Jiayao, avec l'air d'une mourante en laissant échapper un gémissement.

Xia Chunyu lui versa de l'eau sur-le-champ, la redressa pour l'aider à boire.

« Je me sens affreuse, je vais mourir ? »

« Quelles bêtises dis-tu ? Ce n'est qu'une petite frayeur », réfuta Xia Chunyu.

« Tu en es sûr ? Ça me fait si mal *là-bas*, » chuchota Ye Jiayao.

Xia Chunyu la fixa un long moment, sans voix. Soudain, il la lâcha et alla vers l'armoire, en sortant un petit flacon en céramique. « Et si je t'appliquais un peu de médicament ? »

Ye Jiayao hésita, regardant le flacon dans sa main avec suspicion. « Quel médicament ? »

Xia Chunyu en énuméra les effets de façon robotique, comme s'il lisait un script : « Huile médicinale de qualité supérieure, efficace pour cicatriser les blessures et arrêter le saignement. »

Ye Jiayau faillit s'étouffer de détresse. *Tu es sérieux ? De l'huile médicinale pour *ça* !*

« Ne faisons rien de précipité et demandons plutôt l'avis de Monsieur Liu », dit Ye Jiayao avec appréhension, craignant qu'il n'applique vraiment le médicament sur elle.

Xia Chunyu regarda le médicament dans sa main. *Demander l'avis de Monsieur Liu pour *ce genre de choses* ? Ce serait un peu trop gênant !* Cependant, il n'osa pas appliquer le médicament si précipitamment de peur d'aggraver la situation. C'est lui qui en subirait les conséquences si cela arrivait.

« J'ai faim », se plaignit Ye Jiayao, touchant son ventre avec précaution.

Xia Chunyu répondit en désignant le repas sur la table : « Il y a de la bouillie et des brioches si tu en veux. »

Ye Jiayao feignit de lutter pour se relever, l'air de souffrir au moindre mouvement. Xia Chunyu vit à quel point c'était difficile pour elle alors il apporta la nourriture, l'aida à s'asseoir et la laissa s'appuyer sur lui pendant qu'il la nourrissait.

Il était évident, à la maladresse de Xia Chunyu, que c'était la première fois qu'il devait s'occuper de quelqu'un. Il aurait dû faire preuve de plus de maîtrise la nuit dernière et il aurait pu éviter tous ces tracas. Il trouvait ça bizarre, pourtant : la plupart des femmes souhaitent qu'il soit brutal, alors que cette femme est tombée malade à peine effleurée.

Ye Jiayao riait intérieurement en voyant comme il était maladroit et mal à l'aise. *Allez, ose être déraisonnable à nouveau !*

« C'est trop chaud. »

Xia Chunyu souffla sur la bouillie jusqu'à ce qu'elle refroidisse et lui en redonna.

« La brioche a trop de gras, je ne peux pas. »

Il retira patiemment le gras de la brioche avant de lui en redonner.

Après quelques bouchées, Ye Jiayao repoussa sa main, secouant la tête. « Ce n'est pas bon. Je ne peux plus manger. »

Xia Chunyu répondit calmement : « Même si tu n'en as pas envie, tu dois quand même manger. »

« C'est déjà de ta faute si je suis malade, et maintenant tu me forces à manger quelque chose que je n'aime pas. » Elle boudait, en rajoutant une couche.

« Alors qu'est-ce que tu veux manger ? » demanda Xia Chunyu, désemparé.

« Je veux manger des fraises des bois. »

Xia Chunyu sortit appeler Song Qi. « Va cueillir des fraises des bois et apporte-les dans la chambre. »

« Je suis en train de faire bouillir l'eau ! » protesta Song Qi, désignant la cuisine.

Xia Chunyu grogna, impatient : « Y VA MAINTENANT. »

Pas question que Xia Chunyu aille cueillir des fraises lui-même. Si les frères du repaire le voyaient courbé, le cul en l'air à cueillir des fraises des bois, sa réputation en prendrait un coup massif.

Song Qi, *craignant de se faire encore botter les fesses, s'enfuit en courant*, lançant en partant : « Troisième chef, surveille le feu ! Ça m'a pris du temps de l'allumer alors ne le laisse pas s'éteindre. »

Xia Chunyu était extrêmement agacé par la tournure des événements. L'arrivée de cette femme avait bouleversé sa vie.

Dans le même temps, Ye Jiayao se réjouissait de son malheur en finissant le reste de la bouillie. Elle s'allongea paresseusement dans le lit, attendant ces fraises des bois rouges.

Tout l'entraînement de la journée avait été annulé parce que le troisième chef devait s'occuper de sa femme malade. Les frères du repaire étaient ravis, louant la maladie opportune de leur belle-sœur tout en ragotant sur les changements de comportement du troisième chef.

« Le troisième chef a dû être trop féroce et ne pas savoir se contrôler, ce qui a rendu la belle-sœur malade à force de la tourmenter. »

« Ah, je ne savais pas que le troisième chef est un pervers si impatient. »

Entendant ces discussions, Song Qi déplora la mort de la réputation immaculée du troisième chef. Il redoutait déjà ce que ce dernier ferait quand il apprendrait ce que les gens disaient.

Pendant ce temps, dans la cuisine, Xia Chunyu était accroupi devant le fourneau, surveillant le feu avec application. Qui aurait cru qu'entretenir un feu serait une tâche si difficile ? Il était le grand héritier de la famille du marquis de Jingan, un chef bandit de haut rang, et pourtant il devait encore faire ce genre de travail manuel et attendre sur une femme. Il se sentait vraiment exceptionnellement malchanceux.

*CRAC BOUM*

Le bruit de verre brisé vint de l'intérieur de la maison et Xia Chunyu revint en courant. Il trouva Ye Jiayao allongée sur le lit, le bol qui contenait la bouillie brisé en morceaux par terre.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Xia Chunyu, furieux.

Ye Jiayao vit son visage couvert de cendres et faillit se tordre de rire. « Je t'ai appelé plusieurs fois mais tu ne m'entendais pas, alors j'ai cassé le bol. »

Xia Chunyu donna un coup de pied dans les débris de céramique, frustré. « Qu'est-ce que tu veux ? »

« J'ai soif. »

Xia Chunyu lui apporta la théière entière, impatient.

« Une petite tasse suffit », dit doucement Ye Jiayao.

La colère de Xia Chunyu monta. « Hé, n'en demande pas trop ! Ma patience a des limites. »

*Eh bien, elle avait bien hâte de tester cette limite.*

Ye Jiayao fit semblant de flancher sous sa colère. Elle *essaia* de soulever la théière mais après avoir échoué une deuxième fois, elle la repoussa et bredouilla : « Laisse tomber. Je ne bois plus. » Elle se tourna, relevant et baissant les épaules pour faire semblant de pleurer en silence.

Xia Chunyu ne put supporter de la voir ainsi. Il se sentit comme la plus grande ordure du monde de s'être mis en colère contre elle alors qu'elle ne voulait qu'une gorgée d'eau.

Il lui versa une tasse d'eau et la pousser du coude. « Tiens, bois. »

« Pas la peine, je vais bien. » Ye Jiayao renifla et continua : « Si je meurs, brûle-moi ! Je n'ai plus personne dans ce monde puisque ma famille ne me reconnaît pas. Ne t'embête pas à me faire une tombe, disperse juste mes cendres quelque part. J'étais déjà seule vivante, je ne veux pas l'être morte non plus. »

Le coin de la bouche de Xia Chunyu tressaillit, entre amusement et agacement. « Tu dis n'importe quoi. Ce n'est qu'une petite maladie. »

Les épaules de Ye Jiayao tremblèrent encore plus.

Xia Chunyu, perdu et coupable, alla l'aider à se relever. « Allez, bois juste et tu te sentiras mieux après. »

« Je sais que je t'ai causé beaucoup d'ennuis, mais je ne voulais pas que ça arrive non plus », dit-elle faiblement.

« D'accord, d'accord, je n'ai pas dit que c'était ta faute. Dépêche-toi juste de te remettre sur pied. » Xia Chunyu avait le ventre plein d'angoisse mais refusait de la lui faire payer de peur de l'attrister encore plus.

*Quelle plaie !*

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