Haber sentit qu'ils commençaient à perdre patience et sang-froid, il lança donc immédiatement son sac. Il savait que ces types n'hésiteraient pas à appuyer sur la détente là, tout de suite, et que tout ce qu'ils voulaient vraiment, c'était un peu d'argent pour prendre la fuite.
Trois d'entre eux s'approchèrent pour ramasser le fric et le fourrer dans un sac. alla vers l'un des mercenaires posté vers l'arrière, lui prit son arme et tira directement !
Bang bang bang…
Les trois soldats qui se tenaient sur ses côtés, devant, furent abattus, et quand les trois qui ramassaient l'argent se retournèrent, ils prirent aussitôt une balle dans la tête.
Ce soldat resta coi !
Ce n'était pas lui qui avait appuyé sur la détente ! Il ne voulait pas le faire !
Mais ses mains ne semblaient plus lui obéillir du tout !
Ce qui le terrifia encore plus et plongea les otages dans la confusion, ce fut le dernier mercenaire qui leva lentement son arme pour la pointer contre sa propre mâchoire.
Tous furent sidérés, sans comprendre ce qu'il tramait.
Suicide ?
Mais ce qui rendit la scène encore plus glaçante, ce fut l'expression du mercenaire, remplie de peur et de refus. À en juger par les veines qui saillaient sur son cou et son crâne, il luttait contre quelque chose. Il tenta désespérément de contrer de la main gauche, essayant d'arracher la droite qui maintenait l'arme, mais sa gauche ne parvint même pas à en ralentir le mouvement.
« Non ! » Il sentit son doigt forcé d'appuyer sur la détente, et le désespoir jaillit de ses yeux.
« NON ! » hurla-t-il hystériquement !
Bang !
À la seconde suivante, la balle lui traversa la tête depuis le bas de la mâchoire.
Le cœur de tous fit un nouveau bond. Tout ce qui s'était passé cette nuit leur faisait éprouver la peur de l'inconnu. Beaucoup se mirent même à s'étreindre par terre en pleurant.
Après tout, cinquante mercenaires venaient de mourir sous leurs yeux.
contempla tout cela, hébétée. Pour être honnête, elle se sentait profondément abattue, n'ayant jamais eu de morts devant les yeux, et encore moins en si grand nombre. Le type qui venait de lui braquer son arme dessus fut criblé de balles, et à cet instant, en oublia même de bouger.
À ce moment, tous les regards se portèrent sur elle. Plus personne n'osa l'approcher.
Peu de temps après, se changea, poussa la porte et entra dans le casino.
Les jambes de la lâchèrent et elle allait s'effondrer au sol. accourut subito et la souleva en princesse. avait vraiment trop vécu cette nuit pour que son esprit puisse tout digérer, et l'atmosphère étouffante la fit s'évanouir temporairement.
Avant de l'emporter hors du casino, dit à Haber : « J'ai fini mon boulot, tes hommes peuvent gérer le reste. »
Haber acquiesça, l'air hébété. Comme perdu dans ses pensées, il murmura : « Le chef du groupe Shanling qui fait massacrer sa famille, c'est le même scénario que ce soir, non ? »
nia : « J'en sais rien. Peut-être que ce bateau est hanté. »