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Ace of the Dragon Division

Chapitre 880

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Chapitre 880

Chapitre 880

Chapitre 880/97191%~4 min de lecture744 mots

Il se précipita devant .

Haber voulut l'en empêcher, mais il l'écarta sans ménagement d'un geste brutal. Arrivé devant , l'homme costaud braqua son arme sur sa tempe et hurla : « N'essaie pas de jouer les sorciers avec moi ! Tu veux crever ? C'est pas compliqué ! Je vais t'exaucer ! »

Personne ne le vit, mais la paume de était déjà tendue pour masquer le front de .

Quand l'homme appuya sur la détente, la balle jaillit du canon avec un fracas sec. ferma instinctivement les yeux et fronça les sourcils. Une lueur de détermination traversa son visage terrifié. Elle ne fit aucun bruit. Elle refusait de montrer sa peur face à la mort, mais elle seule savait à quel point elle était tétanisée, un canon glacé pointé sur sa tempe.

Au moment où elle ferma les yeux et que tout le monde hurla de frayeur, l'arme n'était qu'à un mètre de sa tête. La balle sortit du canon et allait lui percer le front quand, dans cet éclair de seconde, tous crurent que sa tête allait être projetée en arrière par l'impact.

Mais cette balle s'immobilisa à deux centimètres de son front !

Elle resta suspendue en plein air, sans bouger !

Tous sur place furent sidérés ! Ils voyaient distinctement cette balle flotter là, immobile !

Les otages poussèrent tous un cri, et ce cri fit tressaillir . Elle rouvrit les yeux, épouvantée, tout aussi hébétée de constater que la balle n'arrivait pas comme prévu. Elle tâta son front : aucune blessure ! Puis, levant les yeux, elle aperçut la balle qui stationnait dans l'air à quelques centimètres au-dessus de son regard.

desserra les doigts, et la balle tomba au sol avec un claquement métallique.

Le capitaine costaud restait tout aussi incrédule, les yeux écarquillés face à l'invraisemblable.

Ses lèvres tremblaient, sa voix se mit à bégayer. « Co-comment… c'est possible ? »

Alors qu'il encaissait le choc mental, son corps fut soudain saisi par avec une force brutale. L'homme sentit son bras et ses doigts emprisonnés dans une poigne dominale contre laquelle il ne put rien opposer, et avant même qu'il réalise ce qui arrivait, son bras était déjà relevé, son arme braquée sur ses treize subordonnés restants. Ensuite…

*Bang bang bang bang…*

Les six balles restantes de son pistolet abattirent six de ses hommes sur le coup.

Les sept autres, horrifiés, n'eurent d'autre choix que de pointer leurs armes sur leur chef.

« Non ! » hurla le capitaine par réflexe, le visage livide.

Mais c'était trop tard. Les sept soldats, terrifiés à l'idée que leur chef les tue aussi, ne pensèrent qu'à leur survie : ils ouvrirent le feu sur lui. Dans la panique, ils tirèrent sans s'arrêter.

Après une rafale nourrie, le corps du costaud était criblé de balles. Quelques-unes lui avaient même pulvérisé le visage, et d'un râle — « eugh » — le sang lui coulait sans discontinuer de la bouche.

L'expression vide, il s'effondra au sol.

Les otages étaient tout aussi terrorisés : que faisaient ces pirates ? Pourquoi s'entre-tuaient-ils ? Les sept survivants étaient eux aussi au bord de la rupture nerveuse. Ils ne comprenaient pas ce qui était arrivé à leurs camarades plus tôt pour qu'ils se mettent à tirer sur les leurs, et à la fin, même leur chef avait tiré sur eux.

S'il n'avait pas vidé son chargeur après six coups, les autres y seraient probablement passés aussi. Ils n'eurent d'autre choix que de riposter pour se défendre.

Les sept rescapés trouvaient que tout ce qui s'était passé cette nuit était d'une étrangeté glauque, et voilà qu'en plus ils avaient tué leur chef. Ils étaient dans de beaux draps.

« Dépêchez-vous ! » Quelques mercenaires qui reprenaient leurs esprits braquèrent aussitôt leurs armes sur les otages et hurlèrent : « Sortez tout votre fric ! »

Les autres mercenaires reprirent aussi leurs esprits. C'était ça, ils ne pouvaient plus que fuir.

« Ouais, balancez votre fric illico, ou j'appuie sur la détente ! » Certains avaient les yeux injectés de sang, sentant que la situation leur échappait. En fait, tuer des otages ou quoi que ce soit ne les aurait pas fait paniquer, mais là, ils avaient tué leur supérieur ! Ils ne pourraient jamais retourner dans leur organisation mercenaire après ça, parce que selon les règles, ça les mettait au même niveau que des traîtres.

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