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Ace of the Dragon Division

Chapitre 735

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Chapitre 735

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Chapitre 735/97176%~4 min de lecture752 mots

En réalité, les casinos et le FBI ne pouvaient strictement rien contre les quatre triades qui empochaient leurs gains et prenaient la fuite. N'ayant absolument aucune preuve sur lesquelles s'appuyer, ils n'avaient d'autre choix que de laisser partir les hommes avec l'argent décroché.

Ils avaient donc dépensé une petite fortune pour corrompre le capitaine Henry, chargé de reprendre ce dossier. Il lui revenait désormais de surveiller les quatre chefs de triade, puis de mettre la main sur le vrai commanditaire en bout de chaîne. Au besoin, il aurait pu carrément l'éliminer pour régler le problème à la racine. Cela relevait plus du règlement de comptes que du domaine légal, alors ils comptaient s'y prendre à l'ancienne.

Une fois le capitaine officiellement « mis à pied », il ramassa son affaire au bureau du FBI et fonça direct au plus gros casino de Las Vegas pour tomber sur le boss Peel.

Il savait que, privé du soutien du FBI et une fois mêlé à cette histoire, son avenir dans la Nation M était scellé. Il décida donc de jouer sa dernière carte : troquer ses infos contre une somme rondelette pour préparer son exil vers un pays étranger.

Peel et le capitaine Henry se donnèrent rendez-vous dans le club de nuit intégré au casino.

S'il avait voulu mentionner dans son rapport initial, il y avait renoncé dès son renvoi.

Il préféra donc utiliser cette information pour négocier un pactole auprès de Peel.

« Comment ça va ? » demanda le vieillard en tournant son cigare.

Henry esquissa un sourire amer. « À quoi tu t'attends ? Je suis viré. T'es censé en assumer toute la responsabilité, non ? »

Peel hocha la tête. « Et alors ? Tu as réussi à identifier le type ? »

Henry hocha la tête en retour. « Dix millions de dollars ! »

Les sourcils de Peel se froncèrent. « Tu es vraiment abusif sur le prix. »

« Écoute, patron, me balancer dix millions quand il s'agit de couvrir les trois cents millions que vous crachez par jour, tu trouves ça excessif ? Chaque mois, ça frôle les sept ou huit milliards ! Même avec votre blinde noire pour assurer la trésorerie, la machine est sûrement en sous-effectif, non ? Sur les deux derniers mois, vous en avez pris sacrément pour votre rhume, avouez-le. On a vos dossiers au FBI, crois-moi. Dix millions, ou je dégage. Tu connais bien les quatre triades, elles vont me coller dessus jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais si je te donne le nom du mec, tu n'as plus qu'à passer cinq millions à l'Alliance des Assassins pour acheter sa peau. Le problème sera définitivement réglé, tu vois le truc. »

La logique était implacable. Les sourcils de Peel se resserrèrent, et il dut admettre que l'homme avait raison.

Hors revenus clandestins, l'ensemble des casinos de Las Vegas n'engrangent pas plus de cinquante milliards de bénéfices. Or, les triades pompaient près de dix milliards par mois. En deux mois, c'était la moitié de leur chiffre d'affaires légal, et les filières de blanchiment n'avaient pas la matière pour colmater un trou pareil.

Dans six mois au maximum, au moins cinq établissements de la ville auraient fait banqueroute.

Les gestionnaires avaient tenté toutes les solutions imaginables : limoger des dizaines de croupiers, recruter du nouveau monde... Rien n'y faisait, et certaines mesures avaient même aggravé la situation.

Ils avaient envisagé d'inviter les quatre triades sur le divan des négociations, mais face à leur refus catégorique, Peel et ses partenaires avaient tranché : il fallait passer aux mesures radicales contre l'instigateur réel.

Et cela signifiait une seule chose : passer directement à l'exécution.

Qui était exactement ce maître chanteur ? Henry détenait la réponse.

L'occasion de couper le fléau à sa racine sembla enfin se présenter.

« Donne-moi ton IBAN. » Peel se tourna vers lui.

Henry esquissa un vague sourire. Après avoir communiqué son recto-verso bancaire à Peel, encaissé les fonds et lui avoir glissé un épais dossier dans les mains, il enfila son chapeau, ajusta son coupe-vent et sortit du casino. Dehors, la pénombre régnait dans le parking. Il prit place au volant d'une voiture, et à travers le rétroviseur, il aperçut une silhouette noire installée sur la banquette arrière.

Il n'eut pas le temps d'émettre un son. Un coup de feu étouffé, propulsé par une arme munie d'un silencieux, traversa sa tempe. Son crâne explosa et projeta du sang jusque sur le volant.

L'assassin noir sortit alors du véhicule.

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