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A rare magical miracle in the world

Chapitre 9 : L'artefact agricole

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Chapitre 9

Chapitre 9 : L'artefact agricole

Chapitre 9/9100%~6 min de lecture1 199 mots

« Bourse Sainte Primordiale... c'est donc le nom de ce trésor ? »

Bailuo poursuivit : « Rang Infime. Les miracles ont donc des niveaux ? À ce compte-là, il doit aussi exister un Rang Inférieur, un Rang Moyen, un Rang Supérieur, et ainsi de suite. »

« Sauf que le Rang Infime, c'est le plus bas de tous... »

Bailuo avait d'abord cru que le « j'ai faim » était une formule indispensable.

Il comprenait maintenant qu'il s'agissait d'une condition du lien : une fois celui-ci scellé, les choses n'étaient plus si compliquées.

« Un miracle qui déverse des graines et de petits fruits. Comme pouvoir, c'est pour le moins curieux, mais quelle utilité... »

« Attends une seconde ! »

Une évidence venait de le frapper.

« Non, ce n'est pas ça du tout ! »

Il s'accroupit en hâte et ramassa une poignée de riz paddy.

« Ça, ça ressemble à... »

Bailuo examina les grains de tout près, et la véritable fonction de la bourse lui apparut d'un coup : « Un Artefact Divin. Cette chose, cette chose est un Artefact Divin ! »

Bailuo ne pouvait pas se tromper sur ces grains : ils étaient de la même variété que le riz qu'il mangeait dans sa vie antérieure.

« Du riz hybride ! Et plusieurs des riz ordinaires que je mangeais autrefois ! »

S'il était resté l'homme banal de sa vie d'avant, qui n'avait jamais cultivé la terre, Bailuo aurait été bien incapable de distinguer un grain de riz d'un autre.

Mais il vivait dans ce monde depuis vingt ans ; il en connaissait les cultures par coeur et avait travaillé aux champs, si bien qu'il reconnut au premier regard le caractère extraordinaire de ces grains.

Le riz hybride ne se conserve pas en semence et exige des graines spécialement sélectionnées pour être replanté ; mais avec les variétés de base sous la main, on finirait bien par trouver un moyen.

Et puis il y avait les riz ordinaires. Ils rendaient moins que l'hybride, mais leur goût lui était très supérieur. Du moment qu'on mangeait à sa faim, Bailuo conseillerait au peuple de Yatun de planter du riz ordinaire.

Le peuple de Yatun, comme les sujets du royaume de l'Aigle de Fer, cultivait une céréale appelée « blé Jinzhui ».

Elle rappelait vaguement le blé et devait son nom à sa teinte dorée.

Mais elle n'avait aucun goût : il fallait la réduire en farine avant de pouvoir l'employer, et l'on obtenait une sorte de bouillie à la texture désolante.

Quant au rendement, il tournait autour de cent cinquante jin par mu.

Cent cinquante jin pour un mu de terre, deux récoltes par an, cela ne faisait que trois cents jin. Or le sol du village de Yatun était pauvre : chaque année, on en tirait à peine deux cents jin de blé Jinzhui.

Avec un rendement pareil, et les lourdes taxes à verser par-dessus, de quoi ne pas même nourrir une seule bouche.

Bailuo n'avait pas d'engrais modernes, mais la qualité des variétés modernes de riz ne pouvait que peser lourd.

Même sans engrais, elles ne feraient pas pire que le blé Jinzhui.

Évidemment, tant que la récolte n'était pas rentrée, Bailuo ignorait combien ces grains de paddy donneraient une fois semés.

« Et il n'y a pas que le riz. »

« Il y a aussi les tomates, les patates douces, les pommes de terre... »

La pomme de terre se reproduit par ses tubercules, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des graines.

Si la bourse pouvait livrer la semence de n'importe quelle plante que Bailuo avait mangée, alors il l'imaginait déjà : « Un miracle capable de nourrir un peuple, cette chose... »

Un Artefact Divin !

Cette bourse était, à proprement parler, un Artefact Agricole !

Avec le temps, Bailuo pourrait même faire venir dans ce monde la plupart des cultures de sa vie antérieure.

« Avec les graines, on sème une première fournée, puis on la multiplie. »

« Euh... »

Bailuo s'interrompit soudain : « Mais alors, est-ce qu'on ne risque pas de nous voler les semences ? »

Si Bailuo déversait des graines et faisait pousser des cultures, il suffisait à des étrangers de dérober un peu de récolte pour élever leur propre niveau agricole, non ?

« Hmm ? »

La Bourse Sainte Primordiale parut percevoir son inquiétude et lui souffla un renseignement. « Je peux ordonner que les graines que je déverse ne poussent qu'à l'endroit que je désigne ? »

Les miracles appartiennent à leur maître et n'obéissent qu'à leur maître.

Aussi, pour peu que Bailuo le précise, les graines sorties de la bourse et les générations de cultures à venir ne pourraient pousser que dans les limites du village de Yatun.

Même vendues, une fois entre d'autres mains, elles ne donneraient rien.

« Les miracles font décidément les choses à fond. »

Bailuo n'avait pas prêté une telle faculté à la Bourse Sainte Primordiale : « Une puissance qui n'appartient qu'à un seul. Pas étonnant qu'on appelle Maîtres des Miracles ceux qui en possèdent un. Je comprends mieux. »

La subsistance du peuple de Yatun n'avait jamais cessé de préoccuper Bailuo.

Avec cette bourse, la nourriture déversée chaque jour suffisait déjà à parer à l'urgence.

Et une fois les semis réussis et les récoltes élargies, il aurait assez de grain en réserve.

Dans le royaume de l'Aigle de Fer, trop de gens souffraient de la faim et du froid à cause des exigences féroces de ceux qui occupaient les hautes charges. Bailuo pourrait aisément les rallier par la nourriture, puis étendre son influence pas à pas.

« Rentrons en parler avec mon oncle. »

Bailuo avait choisi de taire l'existence du Livre de Cuir Noir, mais il n'avait aucune raison de cacher cette bourse, et il n'aurait pas pu le faire.

Son oncle et Inya étaient les personnes en qui il avait le plus confiance.

Quand bien même le monde entier le trahirait, eux le protégeraient sans faillir.

Passé le premier malaise d'avoir une « triche » entre les mains, Bailuo se sentait à présent heureux, et un peu fébrile.

Car il tenait ce miracle si rare dont son oncle lui avait parlé : d'homme ordinaire, il était devenu un Maître des Miracles doté d'un Artefact Divin.

Et depuis qu'il en connaissait les capacités, la bourse lui semblait taillée sur mesure pour le voyageur d'un autre monde qu'il était.

Qu'on y songe : si un autre avait mis la main sur la Bourse Sainte Primordiale, qu'aurait-il pu en tirer ?

Elle n'améliorait pas les cultures ; ce travail-là restait à la charge de son propriétaire.

Or les plantes que Bailuo avait mangées dans sa vie antérieure avaient été patiemment sélectionnées par d'innombrables agronomes modernes.

« Et ce n'est pas tout. »

Bailuo regarda le Livre de Cuir Noir, les pages blanches de la deuxième à la dixième : « Avec autant de pages, est-ce que ça veut dire qu'il peut m'aider à trouver d'autres miracles ? »

Devant cette perspective, un sourire lui échappa. « Ne nous emballons pas. Après tout, rien ne dit que ça se passe comme je l'imagine. »

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