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Chapitre 194

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Chapitre 194

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Chapitre 194/34756%~6 min de lecture1 065 mots

Song Shiyu assista à un banquet de mariage avec ses parents, le marié étant le fils d'amis de ces derniers.

Que ce soit sur le plan professionnel ou de l'apparence, Song Shiyu avait coutume d'être désigné comme « l'enfant des autres », mais il se fit dépasser sur un unique point lors de cette réunion.

Il était encore célibataire, sans petite amie.

Les banquets de mariage servaient aussi de séances de réseautage. Après quelques verres, les convives se mirent à circuler dans la salle pour discuter. Song Shiyu salua quelques aînés et trinqua avec eux. Il ne mit pas longtemps à être éméché.

Il ne tenait pas l'alcool. Son père s'en abstenait et sa mère ne buvait que du vin rouge. Avec de tels gènes, il ne pouvait atteindre que le niveau d'une personne lambda, quel que soit son entraînement.

Pour couronner le tout, l'alcool servi lors de ce banquet était le puissant vin blanc des Cinq Lacs.

Quelques coupes suffirent pour que son visage rougisse et que sa tête tourne.

Mme Song le poussa avec excitation en demandant : « Pourquoi ton visage rougit ? Tu t'intéresses à cette dame tout à l'heure ? »

Song Shiyu agita la main, feignant de succomber à l'alcool et de ne pas l'entendre correctement.

Mme Song saisit l'occasion pour appeler quelques camarades de Song Shiyu. Elle leur ordonna de l'entraîner vers la table où se réunissait la jeune génération.

Song Shiyu jugea que les deux côtés étaient également terribles, mais il choisit celui où il n'aurait pas à subir une pression constante pour le mariage. Il commandait un certain respect parmi ses pairs, il y serait donc moins harcelé.

Ses cousins le hissèrent donc et l'entraînèrent loin du côté des aînés. À peine quelques tables plus loin, l'un d'eux chuchota en cachette : « Song Shiyu est vraiment saoul ? Je veux lui faire une blague… »

Song Shiyu retira sa main de l'épaule de cette personne et lui adressa un sourire gracieux.

Les cousins se regardèrent avant d'éclater de rire franc. Sous l'effet de l'alcool, ils poussèrent hardiment Song Shiyu vers la table où se trouvait leur groupe d'âge.

Cette bande de gens s'ennuyait à mourir, mais ils ne pouvaient quitter le banquet sans l'aval de leurs parents. Ils décidèrent donc de se divertir avec un jeu d'« Action ou Vérité ».

Le Song Shiyu légèrement ivre fut poussé sur l'un des sièges.

Quelqu'un cria : « J'ai amené Song Shiyu ! On commence un nouveau tour ! »

Song Shiyu : « … »

Un gars à côté de lui s'empressa d'expliquer les règles : « Il y a quarante dés dans le cendrier. Tu choisis un chiffre, tu secoues le cendrier, et tu retires tous les dés qui affichent ton chiffre avant de le passer au suivant. S'il n'y en a aucun qui correspond à ton choix, tu devras choisir entre "Vérité" ou "Action". »

Après avoir vite fait le tour des règles, le gars tenta sournoisement de passer le cendrier à la personne à gauche de Song Shiyu, mais ce dernier l'intercepta.

Seize personnes étaient assises à table, et ceux qui jouaient plus tard avaient plus de chances d'être punis. Il était évident que le gars essayait de le faire jouer en dernier pour augmenter ses chances d'écoper de la pénalité.

Song Shiyu desserra sa cravate et parla avec un sourire doux : « Laissez-moi commencer. C'est ma première fois. Si je me trompe dans les règles, vous pourrez me corriger tout de suite. »

Il annonça son chiffre : « 3 », avant de secouer le cendrier de forme irrégulière. Sur les quarante dés, huit affichaient « 3 ». Il retira ces huit dés avant de passer le cendrier au suivant.

« C'est comme ça qu'on joue ? » demanda-t-il.

Les autres acquiescèrent à contrecœur avant de continuer la partie.

Parfois, même les esprits les plus vifs ne peuvent triompher de la pure malchance. Les quinze autres joueurs surmontèrent sans encombre l'épreuve de la Déesse des Dés, y compris le gars qui avait expliqué les règles à Song Shiyu.

« La Déesse de la Chance me sourit ! » hurla le gars, soulagé.

Il retira l'un des deux dés restants qui montrait un « 6 » avant de passer gaiement le cendrier à Song Shiyu.

Song Shiyu regarda le dé unique posé sur le cendrier.

Une chance sur six, hein ?

« 1 », déclara Song Shiyu. Il secoua le cendrier d'un élégant mouvement de poignet avant de le poser sur la table.

Un spectateur curieux tendit le cou et annonça le résultat à haute voix : « C'est un 2 ! »

Une vague d'excitation parcourut la table.

« Vérité ou Action ! »

« Ça doit être une action ! On ne saurait jamais s'il ment s'il choisit Vérité ! »

Quelqu'un fourra une pile de cartes de pénalité vers Song Shiyu en disant : « Pioche-en une ! »

« Pioche ! Pioche ! » se mit à scander la foule.

Song Shiyu n'avait aucune intention de faire mauvaise figure devant tant de monde. C'était juste que sa tête s'alourdissait à chaque instant. Il posa sa tête lourde sur son bras et piocha distraitement une carte dans la pile. Il en examina le contenu en plissant les yeux.

« Oooh, il doit avouer ses sentiments à la personne qu'il aime par téléphone ! … Beurk, c'est pas drôle du tout. On sait tous qui c'est, non ? »

« Ça ne change rien. Il doit quand même appeler. C'est la règle ! »

« Appelle-la, appelle-la ! T'es pas un homme si tu n'appelles pas ! »

La foule contraignit Song Shiyu à sortir son téléphone. Il fit défiler sa liste de contacts jusqu'à la section « J ». Sans la moindre hésitation, il appuya sur un nom et lança l'appel.

Une personne à côté de lui cria immédiatement : « Tu as appelé la mauvaise personne ! Le nom de Ji Xinxin est le suivant ! »

Ces mots tirèrent Song Shiyu de son état d'ébriété légère. Il tenta vivement de raccrocher, pour réaliser que la personne à l'autre bout avait déjà rejeté l'appel.

« Ça compte pas, on recommence ! Frère Shiyu a appuyé sur le mauvais nom, non ? »

Song Shiyu baissa le regard un moment avant d'appuyer enfin sur le nom de Ji Xinxin.

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