Aller au contenu principal

Zhan Long

Chapitre 78

Zhan LongZhan Long
Chapitre 78

Chapitre 78

Chapitre 78/20937%~11 min de lecture2 033 mots

Mon cœur fit un bond. Qu'est-ce que ce vieux voulait ? D'habitude, il me disait d'aller chasser, de trainer des crottes, de trouver des gens, mais aujourd'hui, aujourd'hui il voulait boire un coup avec moi ? Peut-être savait-il aussi que j'approchais du niveau 40 et que j'allais bientôt changer de classe, donc « Glaneur » n'était plus le métier approprié pour moi ?

Vwiiit !

« Expérience +7000 »

Juste après avoir posé les deux sangliers, un rayon de lumière apparut et j'emmagasinai une belle quantité d'expérience. Je sortis aussi les piments de mon sac, les lançais en l'air et dégainai mon épée. D'un éclair de lame, les piments furent pulvérisés, et l'odeur des piments forts envahit l'air tandis qu'ils retombaient avec d'autres épices sur le cochon grillé de Dalin. La saveur s'imprégna, et sans aucun doute, le cochon devait être délicieux.

Vwiiit !

« Expérience +5000 »

Un autre rayon de lumière et mon expérience grimpa encore d'un bon morceau. Héhé, monter de niveau comme ça, c'était vraiment une méthode qu'on aimait bien !

Je donnai un sanglier à l'officier de l'armée et récupérai mille points d'expérience en échange. Je trainai l'autre jusqu'à une rivière proche pour le dépecer et jeter sa fourrure qui se dissolvait. Ensuite, je trouvai des oignons verts, les enfichai dans le sanglier et revins au camp. J'allumai un autre feu de camp et peu de temps après, le jus du sanglier commença à suinter. Il crépitait en tombant dans les flammes et une agréable odeur se mit à se répandre.

Je m'assis face à Dalin, et saisis respectueusement mon épée.

« Viens, petit… »

Dalin me lança quelque chose et une outre faite d'estomac de chèvre sauvage m'atterrit dessus. Elle contenait du bon vin, mais dans le jeu, boire du vin n'ajoutait aucune statistique, c'était juste pour le goût. Rien que du virtuel.

J'ouvris le bouchon, levai la tête et bus une gorgée. Le goût sucré du vin se répandit dans ma bouche. C'était vraiment bon.

« Quel goût ? » rit Dalin.

« Mm, goût très fort, bon vin… » acquiesçai-je.

Dalin caressa sa barbe et sourit : « C'est normal, c'est du vin fin brassé par les maîtres vignerons du palais, et pas beaucoup de gens au monde peuvent en boire. Hmph, si je n'avais pas dû me presser la dernière fois, j'en aurais volé davantage au palais de la Cité des Nuages Ardents ! »

« Tu as volé ça ? » fusai-je, choqué.

« Tousse, tousse, juste un emprunt ! »

« D'accord… » Je levai la tête pour boire encore un coup, puis me levai l'épée en main et dis : « Instructeur, donnez-moi d'autres missions, je veux faire d'autres choses pour vous ! »

Dalin se pencha, s'étira, attrapa une patte de cochon et en arracha un énorme morceau. En buvant son vin, il rit : « Petit, mes [Chaînes d'Entrave] sont une compétence originale ; j'espère que tu ne la gaspilleras pas. J'ai sillonné le continent toute ma vie, mais je n'ai pas appris des masses de choses. Je suis le plus compétent en [Chaînes d'Entrave], donc je ne peux t'enseigner que ça… »

« Je comprends. Instructeur, donnez-moi la mission… »

« D'accord ! »

Dalin se leva, me regarda et dit : « Première mission, un énorme oiseau préhistorique a chié à cinq milles au sud-ouest de la Cité du Dragon. Les crottes ont un rayon de sept mètres, rapporte-les. Deuxième mission, il y a un petit village appelé "Bysickle" tout au sud de la Cité du Dragon. Dans ce village, une femme nommée Heisha vend du tofu. Elle a perdu son chat blanc de compagnie, alors aide-la à le retrouver. Troisième mission, au pied de la Cité du Dragon, il y a un vieux soldat aveugle qui a la jambe cassée et va bientôt mourir de maladie. Il a toujours été célibataire et son dernier vœu est de toucher le sein d'une femme. Tu dois l'aider à en trouver une. Quatrième mission… »

Je tendis vite la main : « Attendez, attendez, Instructeur. Trois missions suffisent, laissez-moi les finir d'abord… »

« D'accord, petit, j'attends de bonnes choses… »

« C'est noté… »

Au bout de dix minutes, j'arrivai au sud-ouest de la Cité du Dragon. On aurait dit qu'une catastrophe s'était produite ici. Les petits arbres brûlaient et le foyer d'incendie était un énorme tas de fiente d'oiseau. Il était vraiment énorme, avec un diamètre d'une quinzaine de mètres. On aurait dit une météorite… Cette fiente d'oiseau regorgeait d'attributs de feu. L'oiseau semblait avoir mangé quelque chose de travers, j'aperçus un énorme pois de plus de 50 kg dans la fiente, manifestement l'oiseau n'avait pas pu le digérer.

Je m'approchai et une vague de puanteur intense m'agressa le nez. Ça puait à en crever ! Je fis virevolter mon épée et taillai dans les excréments. Ma détermination ne faiblit pas et, découpant ça comme une pizza, je le coupai en une dizaine de morceaux que je ramenai un par un. Cette fois, le tas était un peu gros et essayer de tout ramener d'un coup n'aurait pas été une idée très maligne.

Je trainai un morceau de fiente d'oiseau, revins joyeusement au camp et remis les excréments à l'officier de l'armée. J'empochai pas mal d'expérience et repartis en courant, joyeux, pour ramasser le reste de la fiente.

Une heure plus tard, j'en étais enfin au dernier morceau. Celui-ci était particulièrement lourd ; c'était la section qui contenait le pois !

Après l'avoir traîné un moment, je me retournai et dégainai mon épée. Tant pis, j'allais juste couper le pois. C'était trop chiant et trop fatigant !

Clang !

Quand mon épée toucha le pois, des étincelles jaillirent et mon bras s'engourdit. Soupir, qu'est-ce que c'était que ça ? Quel genre d'objet si dur que mon épée ne pouvait pas le couper ?

Je m'en approchai et essuyai la fiente sur le « pois ». Mais ce n'était pas un pois ! Je grattai les excréments autour, et grattai avec mon épée un peu, et découvris que c'était une tablette de pierre d'un mètre de long ! Il y avait même de petits caractères gravés dessus, mais hélas c'était de l'écriture ancienne et je ne pouvais pas les lire !

Hup !

Je soulevai la tablette, elle faisait au moins 50 kg. Heureusement, j'étais un guerrier de force pure, et la porter ne me posait pas trop de problèmes. D'ailleurs, dans la vraie vie, je pouvais facilement porter 50 kg dans des conditions normales. Je fis un geste de la main pour essayer d'obtenir des informations sur cette tablette de pierre, mais je n'obtins qu'une description vague——

[Tablette Ancienne] : Cette tablette a enregistré d'anciens secrets martiaux et accumulera de l'expérience avec le joueur.

[Description : Lorsqu'elle aura accumulé assez d'expérience, elle fusionnera avec le joueur et deviendra une compétence. Vous devez signer le contrat pour l'emporter.]

En lisant ces mots, je ne savais même plus quoi penser. Cette chance. Même en ramassant des crottes, je trouvais un trésor. C'était quoi cette folie… ?

Peu importe, je signerais le contrat d'abord !

Vwiiit !

Je fis glisser mon doigt sur le tranchant de l'épée et laissai couler mon sang de mon doigt sur la tablette. Instantanément, l'espace autour de moi scintilla et la tablette brilla soudain de mille feux. D'innombrables mots m'entourèrent, et peu après, un rayon de lumière me transperça le corps et une notification de système apparut, indiquant que j'avais signé un contrat avec la tablette et qu'il était impossible de la lâcher ou de l'abandonner.

Avec un clang, une lourde pierre sombre apparut sur mon dos et, si on la regardait, elle ressemblait à une sculpture de piano chinois en pierre. Ça me donnait en fait un air raffiné et distingué. À côté de la pierre se trouvait le fourreau de mon épée, donc ça n'affecterait pas mes mouvements au combat. Bien que je puisse en sentir le poids, ma vitesse de déplacement ne changerait pas de beaucoup.

Je continuai et trainai le dernier morceau de fiente d'oiseau à l'officier de l'armée pour rendre la mission. Instantanément, les points d'expérience arrivèrent avec une lueur de lumière——

« Expérience +5000 ! »

« [Tablette Ancienne] expérience +5000 »

Effectivement, la tablette gagnait autant d'expérience que moi. Dommage que je ne puisse pas voir combien de points d'expérience la tablette nécessitait pour se compléter, mais il n'y avait pas d'urgence, je pouvais prendre mon temps.

J'achevai la première mission et ma barre d'expérience s'arrêta à 49 % au niveau 39. Ensuite vint la deuxième mission : aider cette vendeuse de tofu à retrouver son chat.

Deux heures plus tard, à l'ouest du petit village, je trouvai un barde qui se baladait avec le petit chat. Je récupérai le chat et donnai au passage deux coups sur la tête au barde. Il sut qu'il avait tort et réfléchit, alors je le laissai partir. Je ramenai le chat blanc pour boucler ma mission et récupérai joyeusement les points d'expérience.

La troisième mission était un peu difficile. Le vieux soldat infirme au pied de la Cité du Dragon voulait toucher la poitrine d'une femme et une requête aussi effrontée devint ma mission.

Je m'assis dans la forêt et j'ai failli m'arracher les cheveux.

Devais-je demander de l'aide ? Ce n'était pas terrible. Bien que je connaisse pas mal de femmes bien dans le jeu, Wan Er, Cheng Yue, etc., si je leur demandais de laisser le vieux soldat les toucher, je me ferais probablement tuer sur le coup… Quant à Qing Qian et Wei Liang, ces deux-là, je ne savais même pas si elles étaient majeures, comment aurais-je pu leur faire ça…

Finalement, je pris une décision douloureuse : je me ferais une femme moi-même !

J'entrai dans la forêt et tuai quelques lapins sauvages à peau tendre. Je leur retirai leur fourrure et elle était très douce. Ensuite, je cousis ensemble une chose en forme d'humain, et j'utilisai de l'herbe et tout pour la bourrer. Après ça, je pris de la boue au bord de la rivière et dessinai un visage. En fait, je voulais dessiner le visage de Lin Chi-ling, mais hélas je ne dessinais pas assez bien. Tant pis, je l'utiliserais comme ça.

Finalement, dans les boutiques de la cité de Ba Huang, j'achetai deux baozi bien chauds et les fourrai au niveau de la poitrine. Après ça, je ramenai cette « femme » dehors. Ah… j'étais vraiment trop doué… Sur la route, d'innombrables joueurs me dévisagèrent, stupéfaits——

« Frère, ta copine fuit l'air, cours moins vite ! »

Au pied de la Cité du Dragon, le vieux soldat pouvait à peine ouvrir les yeux. Couché dans la petite maison en bois et regardant la femme faite par Li Xiao Yao, de vieilles larmes se mirent à couler. Il tendit la main et toucha ces deux baozi, et me dit avec émotion : « Oh, juste jeune guerrier. Tu es la fierté de la Cité du Dragon, me laissant combler l'un des regrets de ma vie. Cette femme, elle est vraiment aussi belle que tu le dis ?! »

« Ça, je ne sais pas, qui est la plus belle femme que tu aies jamais vue ? » acquiesçai-je.

Le vieux soldat dit en pleurant : « Quand mes yeux étaient encore clairs, la plus belle femme que j'ai vue est la Commandante des Chevaliers de la Cité du Dragon —— la capitaine Frost. Sa beauté est juste comme le clair de lune, brillante à jamais dans mon cœur… »

Je dis : « Mm, cette femme, elle est exactement la même que Frost, crois-moi… »

« D'accord. Merci ! »

Vwiiit !

La lueur d'expérience tomba sur moi, et en même temps, une lumière dorée m'enveloppa, et je montai enfin au niveau 40 !

Enfin ! Alors que je portais ma « copine » en préparant mon départ, je découvris Frost derrière moi ; ses deux yeux étaient pleins d'intention meurtrière tandis qu'elle me dévisageait, semblant capable de tout voir au travers. Elle savait !

J'étais cuit, maintenant je ne pouvais même plus rester dans la Cité du Dragon……

Traduit par Nébuleuse Trad — soutenez leur travail en les suivant.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.