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Wise Man's Grandchild

Chapitre 206

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Chapitre 206

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Chapitre 206/31166%~6 min de lecture1 064 mots

« C'est ça, au final, l'espoir de renversement de Hao a été étouffé par le Roi Démon, hein. »

Pour l'instant, laissons de côté l'arme de la civilisation antérieure, il faut d'abord faire face à la situation présente.

C'est pourquoi, après avoir rapporté à Naval-san les échanges au Yūkōden, j'ai reçu cette réponse.

« Enfin, c'est juste le résultat final. Je n'étais pas au courant des machinations de Hao. »

« C'est ça. Cela dit, une arme capable de viser un renversement en un coup... Roi Démon, tu peux reproduire cette arme ou quelque chose comme ça ? »

« Impossible. D'après ce qu'on dit, c'est une arme excavée d'anciennes ruines. C'est une arme qui dépasse nos connaissances. »

« C'est ça... »

Pourquoi a-t-il l'air déçu ?

« Alors comme ça, diplomate Naval, que comptes-tu faire en te procurant une arme aussi puissante ? »

Face à Naval-san qui semblait dire qu'il voulait se procurer une arme puissante, Auguste l'a mis en garde.

« N-non ! C'était juste par simple curiosité ! Je n'ai pas l'intention de me procurer une arme ou quoi que ce soit... »

« Pour quelqu'un qui dit ça, tu demandais si on pouvait la reproduire ? »

C'est vrai. Dire ça, c'est comme avouer qu'on la veut soi-même.

Sur ce point, Naval-san s'est gratté la tête, l'air penaud.

« Ha ha... Quand je vois ou j'entends quelque chose de rare, je me demande tout de suite si ça pourrait se vendre... C'est un mauvais travers. »

C'est effectivement un mauvais travers.

Surtout en ce qui concerne les armes.

« Haa... Montre un peu de retenue. Les majins ont disparu, l'Empire qui faisait la guerre un peu partout n'existe plus. On a enfin obtenu la paix, alors pourquoi apporter un nouveau germe de conflit ? »

« Ah ah, je me repens. »

Un nouveau germe de conflit.

Cette arme est d'une puissance à ce point.

Au point que sa possession décide de la victoire ou de la défaite.

Impossible d'envisager d'introduire une telle arme dans le monde occidental.

Le mieux, c'est qu'elle reste là, dans la cour du Yūkōden ou dans l'arsenal, oubliée à jamais.

D'autant plus qu'il ne faut surtout pas en parler en détail.

« Et, plus que ça, d'abord l'histoire de la rencontre. Vous n'avez pas entendu dire quand ça serait ? »

« Du côté de Quanlong aussi, ils doivent choisir un remplaçant à Hao, abroger cette loi dont on a parlé, et tout le reste. J'ai seulement entendu qu'ils nous contacteraient quand la date serait fixée. »

« Dans ce cas, ça veut dire qu'on a du temps libre pour un moment ? »

« C'est ça. »

C'est ainsi que notre emploi du temps s'est soudain retrouvé complètement vide.

C'était censé être le cas... mais...

« Euh... »

Suiran-san, qui écoutait la conversation de Naval-san et Auguste, s'est immiscée dans le dialogue.

« Qu'y a-t-il ? Suiran-dono. »

Quand Auguste a demandé ça, Suiran-san s'est inclinée profondément vers nous.

« Puisque cette loi dont on a parlé va être abrogée, je ne sais pas comment vous remercier... Vraiment, merci infiniment. »

Quand Suiran-san a dit ça, Shaolin-san, Reefan-san, et même les autres personnes ont baissé la tête.

À l'origine, elle comptait faire pression pour faire abroger la loi une fois son corps guéri, paraît-il.

Du coup, puisqu'elle allait être abrogée sans qu'elle ait à bouger le petit doigt, elle a envie d'exprimer sa gratitude.

Mais bon...

« Relevez la tête, Suiran-dono. À la base, c'était une loi aberrante qui n'aurait jamais dû exister. Qu'elle aboutisse à ce résultat est tout à fait normal. Ce n'est pas quelque chose qui mérite qu'on vous remercie exprès. »

Ce qu'Auguste disait était juste, mais Suiran-san a légèrement secoué la tête.

« Non. J'ai entendu dire que Hao avait un moyen de s'en sortir. Si ça n'a pas fonctionné, c'est parce que vous étiez là, Altesses. Pour Hao, c'était une situation imprévue. En ce sens aussi, je veux vous exprimer ma gratitude. »

Aux mots de Suiran-san, tous les membres de la famille Min ont hoché la tête.

De ce côté-là, c'est complètement le hasard, ceci dit.

On n'a pas agi dans le but d'écraser les machinations de Hao non plus.

Être remercié pour ça...

Tout le monde semblait ressentir la même chose, on était embarrassés par les mots de remerciement de Suiran-san et des siens.

Voyant ça, Suiran-san a esquissé un petit sourire.

« Alors, recevez-le comme notre gratitude pour avoir contenu les dégâts des dragons au minimum. Dans les villages que vous avez sauvés, Altesses, beaucoup de nos gens de la compagnie étaient en poste. Vraiment, merci infiniment. »

C'était ça, hein.

D'ailleurs, ce sont des villages près de l'habitat des dragons.

Pas étonnant qu'il y ait des gens de la compagnie pour s'approvisionner en cuir de dragon.

Bon, je ne sais pas s'ils sont là pour abattre les dragons ou juste pour acheter le cuir des dragons abattus.

Quoi qu'il en soit, si c'est comme ça, c'est nous qui avons sauvé les villages de la crise.

« Dans ce cas, acceptons leur gratitude. »

Auguste aussi, reconnaissant que dans ce cas c'était effectivement normal d'être remercié, a accepté leur gratitude.

« Puisque c'est décidé, il faut tout de suite exprimer notre gratitude. Organisons un banquet pour fêter le sauvetage des villages, la chute de Hao et l'abrogation de la loi ! »

Sur ces mots, Suiran-san a commencé à donner toutes sortes d'instructions aux domestiques et est sortie du salon.

D'ailleurs, y'avait aussi un banquet le premier jour où on est arrivés.

Elle aime les banquets, peut-être ?

« Ma foi. Elle avait l'air contente, Suiran-san. »

« Ses soucis se résolvent d'un coup, c'est compréhensible qu'elle veuille s'égayer. »

Pendant que Naval-san et Auguste disaient ça en regardant la porte du salon par où Suiran-san était sortie, la porte s'est ouverte et Suiran-san a montré son visage.

« Ah, pour la discussion sur le commerce de pierres magiques, faisons ça demain ! »

Et elle a disparu à nouveau.

Face à ce comportement de Suiran-san, on a tous fini par laisser échapper un sourire amer.

Shaolin-san a l'air embarrassée.

« Bon, bon. Même quand elle s'emballe, elle n'oublie pas sa position de présidente compétente de la compagnie, c'est ça ? »

Aux mots de Naval-san, tout le monde a hoché la tête.

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