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There is a Cultivation Sect in the Village

Chapitre 93

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Chapitre 93

Chapitre 93

Chapitre 93/24937%~8 min de lecture1 471 mots

Ces disciples avaient pour la plupart rejoint la secte avant l'âge de douze ans, voire plus jeunes. Endoctrinés jour après jour, année après année dans la secte, quelle que fût l'éducation à l'honneur familial qu'ils avaient reçue étant enfants, ils étaient au bout de vingt ou trente ans presque tous formatés par la secte, ne conservant guère d'attache pour leurs familles mortelles.

Au fil des ans, les aristocrates mortels avaient fini par comprendre qu'un disciple au talent exceptionnel ne pouvait au mieux leur servir d'appui que pendant vingt ou trente ans.

Aussi, dans les cercles aristocratiques de la capitale, l'essor ou le déclin d'une famille sur le long terme se jugeait grossièrement à l'apparition, tous les vingt ou trente ans, d'un disciple possédant au minimum une double racine spirituelle.

Faute de quoi, il était prévisible que cette famille s'enfoncerait rapidement dans les cercles aristocratiques jusqu'au jour où réapparaîtrait un disciple à double racine spirituelle ou mieux.

On imagine aisément l'immense pression qui pesait sur Mo Yuanjiao, qui disposait manifestement du talent supérieur d'une racine spirituelle unique mais refusait d'entrer dans une secte.

Ce n'était que parce que la branche principale de la famille Mo chérissait sincèrement Mo Yuanjiao qu'il avait pu imposer sa volonté, pour un temps.

Cependant, la période de recrutement des disciples ne s'était achevée que récemment, et l'on n'en était qu'au début du premier cycle de trente ans.

Après tout, la famille Mo avait produit Mo Yuanjiao, un disciple à racine spirituelle unique de Feu. Qui pouvait garantir que Mo Yuanjiao ne finirait pas par comprendre les choses et ne ferait pas jouer ses relations familiales pour entrer dans une secte ?

De par cette inquiétude, les cercles huppés n'avaient pas encore achevé la famille Mo alors qu'elle était à terre.

Mais à mesure que le temps passait et que Mo Yuanjiao vieillissait, sa valeur de culture pour les sectes diminuerait. Ce qui adviendrait alors de la famille Mo était difficile à dire.

C'est pourquoi Mo Yuanjiao brûlait de découvrir exactement en quoi consistait la providence de son rêve.

Ce n'était pas qu'il se souciât peu des intérêts supérieurs de sa famille, mais depuis qu'il avait fait ce rêve à la veille du recrutement des disciples par les trois grandes sectes, chaque fois que la pensée « je ferais aussi bien d'entrer dans l'une de ces trois sectes » lui traversait l'esprit, un immense sentiment de perte et de regret lui gonflait le cœur.

Ayant lu force romans depuis l'enfance, il croyait être l'enfant élu du destin, et que cela devait être la guidance des cieux !

S'il la manquait, peut-être raterait-il une véritable voie vers l'immortalité !

Il savait fort bien que parmi les trois grandes sectes actuelles, l'ancien au plus haut niveau de culture n'était qu'au stade final du Noyau d'Or.

Et maint roman indiquait clairement qu'au-dessus du Noyau d'Or se trouvait l'Âme Naissante, et au-dessus de l'Âme Naissante d'encore plus puissantes existences !

Il était convaincu que cette providence guidée par les cieux était forcément une occasion de devenir l'une de ces existences supérieures !

Voyant M. le Devin froncer les sourcils et pincer les doigts pour calculer longuement sans en finir, il devint un peu anxieux.

Mais il n'osa pas faire de bruit, de peur de troubler cet expert profond.

Au bout d'un long moment, Song Jusheng ouvrit enfin les yeux. Il regarda l'air anxieux de Mo Yuanjiao et songea : Gamin, tu crois que je ne peux pas te manier ?

Il but une gorgée du thé devant lui avant de dire indifféremment à Mo Yuanjiao :

« Je viens de faire un calcul. Cette providence à toi n'est pas tout à fait simple... »

« Je vous en prie, éclairez-moi, Monsieur ! » Mo Yuanjiao s'inclina profondément sur-le-champ.

Song Jusheng caressa sa barbe, ressentant une certaine joie intérieure, mais son expression ne changea pas. Il feignit de réfléchir un instant avant de parler :

« Bien que ta providence soit actuellement en déclin et montre des signes de latence, avec le temps, des nuages pourpres viendront assurément de l'est, et tu regarderas fièrement les héros de haut. C'est une providence extraordinairement excellente. »

Entendant cela, Mo Yuanjiao fut extrêmement excité :

« Dites-moi, Monsieur, comment puis-je obtenir cette providence ? »

Voyant son air désespérément anxieux, Song Jusheng secoua la tête d'une expression insondable :

« Je n'ai calculé que la providence est loin à l'est... Quant au reste, les secrets du ciel ne doivent pas être révélés. »

De telles choses ne pouvaient être trop clairement expliquées ; si on les expliquait trop clairement, il serait facile de se faire démasquer.

Même ainsi, leur secte Shangyang se trouvait bien à l'est exact de la capitale du royaume de Pusi.

C'est juste qu'autrefois, les sectes venaient elles-mêmes au royaume de Pusi recruter des disciples, et les antennes de la capitale étaient également tenues par des gens envoyés par les sectes, si bien que les mortels ne connaissaient prácticamente pas les emplacements précis des trois grandes sectes.

Leurs directions approximatives étaient elles aussi très vagues et ne pouvaient être tenues pour acquises.

Il n'avait donc pas peur que Mo Yuanjiao découvre qu'il le trompait.

Il tablait sur le fait que, le moment venu, le gamin continuerait à marcher vers l'est jusqu'à atteindre la secte Shangyang, et penserait alors que leur secte Shangyang était sa providence, et s'y joindrait volontiers.

Ainsi, il ne serait pas considéré comme ayant enfreint les règles fixées par les trois sectes.

Song Jusheng était très satisfait de sa méthode. Après avoir ramassé les cinq pièces de cuivre sur la table, il quitta le salon de thé sans se retourner.

Regardant son dos partir avec tant de décision, Mo Yuanjiao au cœur pur crut immédiatement fermement à la réponse qu'il avait donnée.

Après tout, quel escroc perdrait tant de temps juste pour lui extorquer cinq pièces de cuivre ?

Qui plus est, en cette terre de la capitale, n'importe qui voyait d'un coup d'œil que leur groupe appartenait à une puissante famille aristocratique. Qui aurait l'audace de le tromper pour cinq pièces de cuivre ?

Aussi Mo Yuanjiao prit-il immédiatement congé de ses amis et quitta-t-il le salon de thé.

Dès son retour à la maison, il trouva aussitôt son père, lui dit que sa providence était loin à l'est, puis exprima son désir d'aller à l'est la chercher.

Après l'avoir entendu détailler le processus, le Général Mo n'y crut pas tout à fait.

Mais incapable de résister aux instances insistantes de Mo Yuanjiao, et songeant que ce fils cadet avait de toute façon refusé d'entrer dans les trois grandes sectes, il pensa qu'il pourrait être bon de le laisser sortir voyager un peu.

« Et si cette providence était réelle ? »

De toute façon, ce n'était qu'une tentative désespérée. S'il partait en voyage et ne trouvait pas sa prétendue providence, peut-être serait-il disposé à rejoindre les trois grandes sectes à son retour.

Ainsi, le Général Mo acquiesça à la demande de voyage de Mo Yuanjiao.

Il dépêcha également sa propre garde personnelle pour l'accompagner et donna à Mo Yuanjiao une bourse de stockage de sa collection privée pour y mettre ses bagages.

L'impatient Mo Yuanjiao, dès le lendemain matin, glissa la bourse de stockage que son père lui avait donnée dans ses vêtements, enfourcha sa monture chérie, et fit ses adieux à la capitale.

Derrière lui suivait sa garde personnelle, à cheval et portant un énorme ballot sur le dos.

Il n'y avait pas moyen ; la famille avait préparé trop de bagages pour Mo Yuanjiao, mais la famille Mo ne possédait qu'une seule bourse de stockage.

Elle ne pouvait pas contenir tant de choses.

On ne pouvait que léser la garde personnelle du Général Mo.

Ils voyagèrent tout vers l'est, traversant trois provinces et seize préfectures. Plus d'un mois plus tard, ils entrèrent enfin sur le territoire de la province de Hufang.

Pendant ce temps, de retour au village de Xiushui.

Pendant trois jours consécutifs, fut tiré du lit à l'aube par , qui l'obligea à aller s'agenouiller devant la tombe de sa mère.

Ainsi s'agenouilla-t-il chaque jour devant la tombe de sa mère, en sortit un Réseau de Rassemblement Spirituel des Fleurs de Pêcher pour le placer sous ses genoux, cultivant tout en restant agenouillé.

Bien que l'énergie spirituelle ici ne pût certainement comparer à la densité riche des salles de cultivation de la secte, comme il répugnait à activer la cultivation passive pour l'instant, il devait saisir le temps pour cultiver par lui-même.

Une fois les trois jours écoulés, se leva tôt immédiatement et monta à la montagne. Pendant ces trois jours, le corps de s'était lui aussi complètement rétabli, et il put à nouveau monter à la montagne cultiver avec tout le monde chaque jour.

Traduit par Wuxia France — soutenez leur travail en les suivant.

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