Nous nous sommes séparées d' et nous sommes allées au parking, où Mère nous attendait. Elle m'avait contactée à l'avance, donc je sais déjà. De plus, beaucoup de gens de la sécurité sont en attente autour des lieux. Quel traitement VIP avons-nous donc ?
« Désolée de vous avoir fait attendre. » « Allons-y. Mieux vaut ne pas être pressées par le temps. » « Père a-t-il dit quelque chose ? » « Juste de faire preuve de prudence. Pas que cela nous concerne, dans notre état actuel. »
Je n'ai pas l'intention de causer le moindre problème, de toute façon. Je n'ai même pas l'intention de parler à qui que ce soit. Mère ne parlera probablement qu'à la mère de et à personne d'autre. En d'autres termes, essentiellement le même plan que le mien.
« J'ai entendu parler de l'after-party, vous avez réuni une sacrée brochette de gens. » « C'est Hadzuki qui l'a organisée, ceci dit. Avant que je m'en rende compte, on s'est juste retrouvées avec plus de monde. »
J'admets que je suis l'une des principales coupables. Mais même si je n'avais pas été là, Hazuki et Aya auraient probablement fait quelque chose pour inviter plus de gens de toute façon. Et j'imagine que si elles me le disent après coup, je ne répondrai probablement que par un sourire crispé.
« Je ne pensais pas que tu le ferais de ton propre chef, ceci dit. » « Je me suis juste laissée porter par le courant. Si j'avais été plus proactive, ça aurait probablement été encore pire. »
Je me crois quelqu'un qui a de l'initiative. Sans ça, je ne serais pas capable de gérer Isami et les autres. Et de l'adaptabilité, je suppose. Il est important d'agir vite face aux imprévus.
« Essaie de ne pas causer d'ennuis aux autres, d'accord. » « Honnêtement, les autres sont probablement ceux qui vont en causer. »
Les principaux suspects sont Hazuki et Aya, c'est certain. Je ne vois pas ces deux-là se contenter d'une discussion normale et tranquille pour le reste de l'after-party, pas une seconde. Elles ont demandé la permission d'apporter des trucs, donc elles ont définitivement des choses avec elles.
« Malgré tout, , je ne comprends pas trop tes relations interpersonnelles. » « Les gens de la sécurité m'ont dit la même chose. Cela dit, ça vient surtout des connections de Hadzuki plutôt que des miennes. Comme avec Nagatsuki, il n'y a aucune chance qu'il vienne si c'est moi qui l'invite. » « Bien, je suppose que c'est le cas. En y réfléchissant, peut-être que c'était une chance que tu fasses la connaissance de Hadzuki. »
Héé, il y a des avantages et des inconvénients, je suppose. C'est vrai que j'ai fait la connaissance de beaucoup de gens grâce à Hadzuki. Mais je me suis aussi fait embarquer dans pas mal de trucs pénibles. Donc je ne peux pas vraiment ressentir de la gratitude, honnêtement.
« J'ai aussi entendu dire que tu es facile à vivre. » « Eh bien, je suis généralement partante pour la plupart des trucs tant qu'ils ne me nuisent pas. »
Comme cette after-party, par exemple. Au début je pensais qu'on ne ferait la fête qu'à quatre, mais soudain il y a plus de monde. Pour Aya, je me dis que ça devrait aller tant que je la laisse à . Et il y a aussi sa petite sœur qui fait office de frein.
« Cependant, l'ancien conseil des élèves semble penser que Hadzuki, Aya et moi qui suis le courant ne devrions pas être laissées ensemble dans la même pièce. » « Dans cette combinaison, même Hadzuki toute seule est déjà difficile à arrêter. »
Mère a dit ça avec un sourire ironique. Le fait qu'on ne fasse plus partie du conseil des élèves semble n'avoir fait que donner plus d'élan à Hadzuki et à moi. Et il semble impossible de prévoir sur qui le chaos va s'abattre maintenant. Ne t'inquiète pas, tant que Nagatsuki est présent, la cible est fixée.
« Je me sens extrêmement coupable de causer autant d'ennuis aux gardes du corps cette fois-ci~. » « Je ne sais pas comment réagir avec ce ton monocorde. Et ne leur dis pas ça. Tu n'auras que leurs doléances en retour. »
J'ai déjà reçu des plaintes, donc c'est bon. Pour ce qui est d'Akira, elle ne me voit probablement plus comme une simple cliente. On est devenues si proches qu'on est praticamente amies. Pas que je n'aime pas ça.
« Je me demande si la superviseure va bien ? Cet incident a dû lui faire un coup à l'estomac. »
J'ai demandé confirmation à Akira, mais il semble que le chef prenne le relais de la superviseure pour la supervision sur le terrain. L'ampleur de la situation a trop grossi et il est devenu nécessaire de faire équipe avec d'autres entreprises de sécurité, donc il a été décidé que c'était une responsabilité trop lourde pour la superviseure seule. Le père d'Isami n'a pas pu y échapper, hein.
« Ça faisait longtemps que je n'avais pas embarqué les autres dans mes ennuis. » « Il s'est passé quelque chose de similaire avant ? »
Pas avec . En tant que Souji, combien de fois ai-je causé des ennuis à Isami et aux idiots ? J'ai perdu le compte. C'est ce caprice du mien qui a rechuté récemment après si longtemps.
« Bon, , revenons à notre sujet principal. Tu sais ce que tu ne dois pas faire pendant la fête ? » « Ne pas chercher la bagarre et ne pas me laisser provoquer. » « Ce n'est pas faux, mais il y a un truc qui ne va pas non plus. »
Chercher la bagarre, c'était quelque chose que l'ancienne faisait constamment. La plupart des gens ne riposteraient pas si quelqu'un des douze familles les provoque. Après tout, c'est clair qu'il n'y a aucun mérite à le faire.
« Qu'est-ce que je fais si quelqu'un essaie blatement de chercher des noises, par contre ? » « Je ne dis pas que tu ne dois rien faire quoi qu'il arrive. On nous prendra à la légère si tu fais ça. »
Ça arrivera sûrement. Je suppose que si quelqu'un me jette sa boisson à la figure, je peux prendre ça comme le signal de me lâcher. Pas que je pense qu'il y ait un idiot qui me harcelerait aussi ouvertement. Mais il y en aura probablement qui le feront en faisant semblant que c'est un accident.
« J'essaierai de régler les choses pacifiquement. Mais je le dis d'avance, s'il y a quelqu'un que je juge être un ennemi plus grand que père, je ne sais pas si je pourrai me contrôler. » « Encore plus que cet homme ? »
Je prie pour que ça n'arrive pas. Si cette vieille pourriture est là, je vais définitivement perdre la raison. Je suis confiante que, peu importe l'endroit, mes mains vont aller droit sur elle. Je n'ai aucune idée dans quelle famille elle s'est mariée, mais je suis sûre que c'est une riche.
« Je vois le lieu maintenant. » « C'est donc notre champ de bataille décisif ? » « J'ai l'impression que tu n'as pas tout à fait tort de l'appeler comme ça. »
C'est un hôtel connu, je crois. Il est couramment utilisé pour ce genre d'événements, donc je connais bien l'intérieur. Je n'aurais aucun problème même si on me menait dans un endroit bizarre. Je les écraserais probablement avant que ça n'arrive, ceci dit. Bon, il est temps de vider ma tête et d'y aller.