« M. Samuel, vous pouvez protéger Sijo, et Sijo me transmettra ses observations. »
« …… D'accord. »
Comme le dit le proverbe, on ne crache pas sur un visage souriant.
Samuel arborait une mine sombre, mais il claqua la langue et acquiesça.
― Piou !
Piou, piou.
« Argh ! »
Bref.
Il ne restait plus qu'à attribuer le rôle de Fron.
Les autres étudiants seraient de toute façon chargés de s'occuper des étudiants humains dans le Domaine Secret.
Fron devrait commander les étudiants pendant mon absence.
Je ne lui faisais pas assez confiance pour lui confier la Classe A, mais elle pourrait au moins me gagner du temps pendant que je serais parti.
« Mademoiselle Fron, je voudrais que vous commandiez les étudiants pendant mon absence. Votre capacité est le "Charme", c'est bien ça ? »
« C'est exact. »
Fron acquiesça docilement.
Il semblait qu'elle n'avait jamais eu l'intention de le cacher.
Fron avait essayé de me lancer Charme depuis le début du semestre, mais pour une raison quelconque, elle n'avait jamais réussi.
Je ne le savais pas à l'époque, mais j'en suis venu à le comprendre naturellement avec le temps.
C'était parce que plusieurs étudiants étaient fanatiquement dévoués à Fron.
Et s'il s'agissait de la famille « Luxure », rien d'autre ne venait à l'esprit.
« Je peux rendre mes alliés plus forts pendant un moment en les charmant, mais pour une raison quelconque, ça ne marche pas sur toi……. »
« Ce n'est pas parce que le charme de Mademoiselle Fron fait défaut ? »
« Hmph ! Moi, manquer de charme ? C'est impossible. »
« Bien sûr, bien sûr. »
Je maintenais mon air compatissant.
« Bref, Mademoiselle Fron, je veux que vous dirigiez les étudiants quand je ne serai pas là. »
« Je comprends. Mais pourquoi serez-vous absent ? »
J'ouvris la bouche pour répondre, l'expression soudain grave.
« Quand les étudiants de l'Académie impériale arriveront ici, les instructeurs les accompagneront. Je compte m'occuper de ces instructeurs. »
« C'est possible ? Même pour toi, un instructeur humain serait embêtant. »
Samuel connaissait la force d'un humain puissant, il montrait des signes d'inquiétude.
« Tu t'inquiètes pour moi, là ? On dirait que t'as vécu assez longtemps pour tout voir. »
« …… Crève. »
Samuel me lança un regard glacial face à ma question ridicule.
Je fis un geste de la main et dis :
« Je plaisantais. Bon, c'est si l'instructeur vient. S'il ne vient pas, je vous aiderai juste à gérer les étudiants de l'Académie impériale. »
En fait, il viendra sûrement.
Non.
Il doit venir.
Pour augmenter la quantité totale de mana.
Bref.
Nos rôles étaient tous décidés.
« M. Samuel fera la reconnaissance, Mademoiselle Fron commandera le combat, et je m'occuperai de l'instructeur. »
« Faisons comme ça. »
« Bien. »
― Piou !
Fron et Samuel hochèrent la tête, l'air déterminé, et Sijo battit des ailes.
« Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? »
Fron demanda, la tête penchée.
Je ne répondis pas et réfléchis un instant.
Je pensai à trouver la planque secrète de l'instructeur, mais j'écartai vite l'idée.
'Mieux vaut suivre l'instructeur.'
Même si je trouve la planque, c'est un endroit que seul l'instructeur peut entrer.
C'est un endroit où la lumière n'atteint pas, donc je ne peux pas utiliser Échange de Position.
Le dispositif installé par l'instructeur pourrait s'activer pour tuer l'intrus.
Alors…….
« Mangeons un truc. »
Je disais manger, mais c'est toute cette gelée noire non identifiée que m'a donnée Idea.
Si on ne mange même pas ça, on mourra de faim avant le combat.
« Faisons comme ça. »
Pendant que Fron et moi quittions nos places pour rejoindre les étudiants, Samuel, derrière nous, cria :
« Je viens pas avec vous ? »
« Hein ? »
Je me retournai vers Samuel, les yeux écarquillés.
Samuel hésita, comme décontenancé par ma réaction.
« Vous n'avez pas quelque chose à faire, M. Samuel, là ? »
« Quelque chose à faire ? »
Samuel pencha la tête.
Je dis, l'air ahuri :
« Bien sûr, vous devez vérifier s'il y a des classes qui arrivent au terrain d'entraînement extérieur depuis l'Académie impériale, non ? »
「……」
« Alors, bonne chance. »
Je partis après ces mots d'encouragement.
Samuel resta seul comme ça.
― Piou !
Comme pour le consoler, Sijo piailla.
« Toi seul……. »
Juste au moment où Samuel allait essuyer ses yeux humides et caresser Sijo,
Pic, pic.
Sijo se mit à picorer le sommet de la tête du pauvre Samuel.
「……」
Samuel réalisa que c'était ça, le désespoir.