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The Martial Unity

Chapitre 759

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Chapitre 759

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Les techniques issues du Projet Répulsif à Monstres n'étaient pas vraiment des techniques, plutôt des tactiques et des stratégies. Qui plus est, des tactiques et des stratégies qui, pour l'essentiel, étaient exclusives au Donjon de Shionel.

Elles différaient considérablement de ce que Rui aurait normalement tenté, mais ses circonstances l'obligeaient à sortir de sa zone de confort et à développer un moyen de rendre son objectif — être le premier à nettoyer le Donjon de Shionel — plus réaliste.

Pour maîtriser les deux techniques nées du Projet Répulsif à Monstres, il avait besoin d'un entraînement conséquent. Il consacrait déjà pas mal de temps à maîtriser les fondements d'un sabre identique à ceux qu'il allait commander.

Par-dessus cela, il se soumettait à un conditionnement léger. Plus précisément, il voulait s'habituer totalement à un air extrêmement chaud dans ses poumons. S'il avait découvert que son corps martial était assez résistant pour que même les tissus les plus délicats de son système respiratoire tiennent le coup, l'air restait assez brûlant pour causer une gêne importante et pouvait provoquer brûlures ou cloques sur la durée.

Il conditionnait donc son système respiratoire à encaisser la chaleur sans le moindre problème. Il devait s'assurer qu'il serait prêt à tirer rapidement ses Ondes Tempétueuses d'air chauffé, qu'il devait aussi adapter au Royaume d'Apprenti.

Le projet avançait très bien : il avait déjà atteint un stade où il était absolument certain de sa réussite parfaite. Auconce once d'incertitude là-dessus.

En revanche, il n'en allait pas de même pour le Projet Éspion.

Il avait plus ou moins identifié les substances ésotériques qu'il utiliserait pour créer le socle de la technique.

La Pierre de Cryllin et le Pollen de Grainer étaient deux substances et composés ésotériques qui, pris individuellement, ne lui apportaient pas ce qu'il cherchait, mais qui, ensemble, pouvaient lui fournir le résultat voulu à condition qu'il les applique correctement.

La Pierre de Cryllin était une substance ésotérique dont la température découlait entièrement de l'intensité du champ gravitationnel. Plus elle se rapprochait d'une source de gravité — un corps de matière ou d'énergie —, plus elle refroidissait.

Mais ce qui avait fini par faire choisir cette substance à Rui, c'était la relation mathématique, empiriquement observée, entre sa température et la distance la séparant des sources de gravité.

Des expériences et observations rigoureuses avaient établi que la température du corps était proportionnelle à la racine quatrième de la distance entre la Pierre de Cryllin et les sources gravitationnelles.

Ce qui signifiait que si la distance doublait, la pierre ne devenait pas deux fois plus chaude, elle le devenait seize fois. Si la distance triplait, la température montait quatre-vingt-une fois par rapport à sa valeur initiale.

C'était précisément à cause de cette relation radicale que Rui l'avait retenue. Le fait qu'elle soit si sensible au moindre déplacement et qu'elle réagisse si violemment la rendait extrêmement utile à Rui, qui avait besoin de données sensibles. Il pouvait se fier aux variations de température radicales de la Pierre de Cryllin à l'intérieur de son corps pour comprendre la distance le séparant d'un corps ou d'un objet produisant manifestement de la gravité.

Cependant, si cela lui donnait la distance par rapport aux objets environnants, cela ne lui indiquait pas leur direction. Sans connaître la direction de ces objets, il ne pouvait pas localiser leur position, et donc pas former une image de son environnement.

C'est là qu'intervenait le Pollen de Grainer. Cette substance ésotérique s'éloignait dans la direction exactement opposée à celle de l'attraction gravitationnelle causée par la courbure de l'espace. Cela lui donnait les directions dont il avait besoin.

Ensemble, il pouvait déterminer à la fois la direction et la distance du corps ou de la masse le plus proche, et en l'appliquant dans toutes les directions, il serait capable de se représenter son environnement avec une grande précision.

Le problème, c'était qu'il devait répartir les substances ésotériques dans son corps de la bonne manière, sans quoi cela ne fonctionnerait pas comme il le souhaitait. Il appliquait un principe de triangulation et la méthode de la parallaxe, fréquemment utilisée en astronomie. Les astronomes, pour localiser un astre, l'enregistraient depuis des observatoires situés aux antipodes de la planète. Si le triangle formé par ces deux points et l'astre était fin et pointu, l'astre était très lointain. Si le triangle était court et large, l'astre était plus proche.

Il appliquait effectivement ce principe à l'ensemble de son environnement, en utilisant la répartition des substances ésotériques à travers son corps.

Il lui avait fallu pas mal de temps pour concevoir la configuration de répartition de ces substances. Il ne pouvait pas les balancer aveuglément partout dans son corps : cela aurait rallongé la maîtrise et saturé son entrée sensorielle. Il devait trouver la quantité optimale exacte pour pouvoir percevoir tout son environnement avec précision, sans excès d'informations sensorielles.

Deux mois plus tard, il avait enfin finalisé le plan de la procédure. Il avait établi les détails sensoriels du positionnement des ésotériques dans le corps, il avait fait valider la procédure par des médecins martiaux pour s'assurer qu'elle n'affecterait ni sa santé ni sa vie. Cela seul l'avait obligé à reprendre le plan plusieurs fois à cause de tel ou tel risque sanitaire. Le processus s'était répété plusieurs fois jusqu'à ce qu'il obtienne enfin un plan satisfaisant pour la technique sensorielle de courbure de l'espace.

Il ne restait plus qu'à subir la procédure et commencer l'entraînement pour maîtriser ce nouveau sens qu'il venait d'offrir à son corps.

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