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The Conquerors Path

Chapitre 11 — Le commencement

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Chapitre 11

Chapitre 11 — Le commencement

Chapitre 11/11100%~6 min de lecture1 145 mots

Une fois entré dans ma chambre, je fermai la porte et m'assis sur mon lit.

« Système, ouvre-moi le pack de bienvenue. »

[Ordre accepté, ouverture du pack de bienvenue… 1 %… 30 %… terminé !!]

Une lumière blanche jaillit d'un coup et je dus fermer les yeux. Quand je les rouvris, une machine à sous se tenait devant moi. Elle avait un écran et un levier.

« Système, c'est quoi, ça ? »

[Ceci est une machine à sous, hôte. L'hôte doit tirer le levier pour obtenir sa récompense. Elle peut être n'importe quoi, selon la chance de l'hôte.]

« Donc en gros, tout mon avenir repose sur un coup de bol. »

Je soupirai intérieurement. Autant régler la question tout de suite : je tirai le levier. L'image sur la machine se mit à défiler.

Elle tourna quelques secondes avant de s'immobiliser.

[Ding…]

[Félicitations !!! L'hôte a obtenu le cadeau spécial : le Corps Parfait !!]

[Nom : le Corps Parfait]

[Rang : SSS]

[Description : le Corps Parfait dote votre corps du mana le plus pur qui soit. Votre endurance devient inépuisable et votre corps sera la définition même de la perfection.]

[Effets : une puissance supérieure à celle de quiconque à votre niveau]

[• votre « petit frère », en bas, sera parfait]

[• vos réserves de semence seront intarissables]

[• un corps capable de mouiller n'importe quelle femme]

[Contrepartie : il faudra neuf ans pour que votre corps soit modelé à la perfection. Durant cette période, vous n'avez pas le droit de perdre votre virginité.]

[• vous ne pourrez perdre votre virginité, ou avoir un rapport, qu'après vos dix-sept ans]

Je ne sais pas si ma chance est bonne ou mauvaise, mais une puissance supérieure à celle de tous ceux de mon niveau, c'est tentant. Devoir me retenir jusqu'à dix-sept ans, en revanche, voilà une vraie contrainte.

Cela dit, ce que je gagne au bout du sacrifice compense largement. Dans ce monde, la force est un indicateur de statut, et pas un petit.

Séduire toutes les cibles de conquête, ça sonne bien sur le papier, mais je ne suis pas naïf au point de croire que je survivrai sans puissance.

Dans ce monde, les voies à emprunter sont nombreuses. Il y a les magiciens, les sorcières, les chevaliers… et j'en passe.

Une fois ta voie choisie, tu y es enchaîné : elle sera ta force ou ta perte. Et puis, on ne devine pas toujours correctement la puissance d'autrui. Certaines voies offrent plus de puissance que d'autres.

Le principal moyen d'estimer la force d'un autre reste malgré tout les paliers. Il en existe beaucoup :

Le 1er palier, le 2e palier et le 3e palier : on les appelle l'origine zéro.

L'origine zéro correspond au niveau élémentaire, celui où l'on bâtit ses fondations. À ce stade, tout le monde se vaut. Ce n'est qu'en atteignant le 3e palier que l'on commence à choisir sa voie.

À partir de là, on peut déployer sa véritable force. Ensuite, chaque étape s'appelle origine niveau 1, origine niveau 2… jusqu'à origine niveau 10.

Arrivé à l'origine niveau 10, on peut se dire puissance établie, de celles à qui l'empereur lui-même doit le respect. Au-delà de l'origine niveau 10, il y a les Impériaux. Ce sont ceux qui ont dépassé le niveau 10 en maîtrisant certaines lois.

On dit que ceux qui y sont parvenus se comptent sur les doigts d'une main. Il leur est interdit de se mêler des affaires du monde, parce qu'ils sont tout simplement trop forts. Passons : ce Corps Parfait va m'être d'une aide précieuse.

« Système, j'accepte le Corps Parfait. »

[Ordre entendu, initiation dans 1… 2… 3… lancée !!]

L'espace d'un instant, j'eus la sensation que mon corps était caressé par une multitude de mains ; c'était agréable, mais la sensation repartit comme elle était venue.

[La construction du « Corps Parfait » a commencé ; l'hôte est tenu de respecter les règles énoncées.]

On dirait bien que je viens de faire le premier pas vers l'avenir. Je soupirai et m'allongeai sur le lit en échafaudant quelques plans. Je n'en sortis qu'en entendant frapper à ma porte : une petite fille entra.

Ses cheveux d'argent lâchés, un mignon pyjama rose sur le dos, et cet air inquiet qu'elle m'adressait : le tableau était superbe.

Elda avait tout d'une fée, en cet instant, une fée que le monde des mortels n'a jamais touchée et qui éveille chez n'importe qui un instinct de protection.

« G-Grand frère, ne me regarde pas comme ça. C'est gênant », dit-elle, mal à l'aise.

« Que veux-tu que je fasse d'autre quand ma petite sœur est mignonne comme une fée ? » répondis-je.

Mes mots lui firent monter le rouge aux joues ; elle baissa la tête et fit la moue. Je m'avançai vers ma petite sœur, la cueillis dans mes bras à la façon d'une princesse et l'emportai vers mon lit. Mon geste redoubla sa gêne : elle garda la tête baissée et s'agrippa à ma chemise.

Précision : je n'éprouve aucun désir pour elle. Pour l'instant, en tout cas. Enfin, c'est une gamine de six ans. C'est juste qu'il est terriblement satisfaisant de la taquiner comme ça. Ses réactions n'ont pas de prix.

Arrivé au lit, je la déposai délicatement, mais elle refusa de me lâcher tant elle était gênée. Au bout de quelques minutes, elle se détendit et desserra les doigts, encore un peu ailleurs.

Je me mis à plaisanter et à lui parler pour détendre l'atmosphère ; ça marcha, elle commença à répondre. Nous avons continué à jouer et à discuter pendant près de deux heures, jusqu'à ce qu'Elda tombe de sommeil.

Voyant cela, je lui dis qu'on pouvait s'arrêter là pour la nuit. Elle hocha la tête et nous nous sommes couchés. Au début, dormir avec moi la mettait mal à l'aise. Elle s'était allongée à côté de moi sans savoir quoi faire. Je ris doucement et l'attirai contre moi.

« Aïeuh… » Son petit cri de surprise était adorable. La voilà couchée sur moi, la tête posée sur ma poitrine. Je souris et l'embrassai sur le front.

L'accumulation a dû lui griller le cerveau : elle me fixait avec un regard perdu. Je peux jurer que si on avait été dans un anime, de la vapeur lui serait sortie de la tête. Je lui tapotai le dos pour la calmer et murmurai :

« Ne t'en fais pas, dors. Ton grand frère sera toujours là pour toi. »

À ces mots, elle acquiesça timidement et ferma les yeux pour dormir.

[+500 affection.]

« Hmm… on dirait que les mots doux font leur office. »

Je la berçai lentement en lui tapotant le dos jusqu'à ce qu'elle s'endorme, et je sombrai à mon tour. Ma dernière pensée fut : 'il faut que je prenne cet Impérial caché pour maître.'

Traduit par Trad-index — soutenez leur travail en les suivant.

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