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The Archduke’s Gorgeous Wedding Was a Fraud

Chapitre 96

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Chapitre 96

Chapitre 96

Chapitre 96/18452%~7 min de lecture1 323 mots

Enfin, nos lèvres se séparèrent, mais il ne s'éloigna pas de moi. Un désir impossible à cacher monta violemment dans ses yeux bleu-gris qui me fixaient.

Comme si j'allais disparaître dès qu'il me lâcherait, Lacius agit avec désespoir, mais je ne parvins pas à répondre à son appel. C'est dangereux. Vraiment dangereux.

« Je veux te prendre*. »

*(En coréen, cette expression peut aussi signifier : 1) Il veut être ton amant. 2) Il veut coucher avec toi. Lacius visait le second sens, je crois.)

Une confession mêlée à un souffle brûlant résonna à mes oreilles. Cela a dû lui demander beaucoup de courage de le dire. C'est presque indécent de demander la permission avec ce visage et cette voix captivante, parce qu'à présent, j'ai envie d'enlacer son cou et de poursuivre le baiser interrompu sans rien réfléchir d'autre.

« On devrait… s'arrêter là. »

Je forçai une voix qui ne voulait pas sortir et repoussai sa poitrine. Lacius recula plus docilement que je ne l'imaginais.

« Shay. »

« Demain… On parle. »

Je l'ai peut-être dit froidement, mais repenser à mon ton ne fit qu'empirer mon mal de tête. M'accrochant à mon cœur qui tremblait, j'entrai dans la chambre et fermai vite la porte.

'Dingue — c'est dingue !'

Dès que je posai la main sur ma bouche et appuyai mon dos contre la porte, mes jambes me lâchèrent. Je m'assis et fixai le vide, hébétée.

Dingue. Absolument dingue.

'Bon, j'ai indirectement avoué que j'avais des sentiments pour lui…'

Il y a un fossé entre le montrer et l'embrasser !

Mon cœur me chatouille.

J'ai l'impression que des fleurs éclosent dans ma poitrine. Bientôt, de douces fleurs la remplirent et j'eus l'impression qu'elle allait exploser. J'eus envie d'éternuer, mais je me forçai à le ravaler.

J'ai peur qu'en éternuant, toute la pièce se remplisse de pétales. J'avais peur de ne plus pouvoir cacher mes sentiments si ça arrivait.

« Ah, qu'est-ce que je fous… »

Est-ce déjà trop tard ? J'enfouis mon visage dans mes genoux. Boum boum. Les battements perçus dans ma poitrine se répandent agréablement jusqu'au bout de mes doigts. Une porte et deux cœurs. Je ne l'ai pas entendu partir.

Au contraire, je sentais le bruit de Lacius appuyant son dos contre la porte.

Séparés par une fine porte en bois, lui et moi ressentîmes longtemps les mêmes battements de cœur. Pour moi, c'était comme si une comète tombait en arc parabolique depuis le ciel noir.

De l'autre côté de la porte que Shay avait close. Elle l'ignorait, mais Lacius était presque à sa limite.

'Il y a quelque chose… dans le vin.'

Comme cela lui était arrivé maintes fois, Lacius le remarqua vite. Mais à présent, il était totalement résistant à la plupart des aphrodisiaques, excitants ou philtres d'amour.

En particulier, n'étant pas une personne ordinaire mais un descendant du Dieu du Soleil, il n'était pas affecté par la plupart des poisons.

« Urgh. »

Mais celui-ci était différent. Son cœur gonfla et cogna comme s'il allait exploser.

Tout son corps souffrait au point qu'il faillit ne pas tenir devant Shay. Le sang afflua surtout vers le bas de son corps, et il a l'impression que son estomac va se retourner.

Lacius serra les poings jusqu'à faire saillir les veines sur le dos de ses mains et souffla profondément.

Sa vision se troubla comme si les vaisseaux de ses yeux avaient éclaté. Le sang du Dieu du Soleil se mit à rage contre la substance étrangère qui tentait de soumettre son corps. Lacius serra les dents et endura. Pour qu'elle, de l'autre côté de la porte, ne soit pas effrayée le moins du monde.

Une seule chose lui vint à l'esprit. C'était le sourire éclatant de Shay.

Une semaine après la cérémonie de fiançailles, les « Terran Hours » firent leur une sur Evershal. Sans l'avoir vu lui-même et en ne disant qu'une phrase ou deux, M. Bloomberg pondit un reportage assez spectaculaire.

« … Ainsi, il est indéniable qu'un homme d'affaires émergent est apparu à Terran. Evershal est un domaine impérial au centre du domaine de la famille Schweiden, et on pense que Lady Oberon a obtenu des informations sur Evershal auprès de M. B… blablabla. »

M. B désignait Bloomberg lui-même. Cependant, ne donner qu'un pseudonyme comme celui-là ne pouvait qu'attiser davantage la curiosité du public.

Écrasant une impression désagréable sous mon talon, je feuilletai le journal pour en voir la dernière page. On y parlait de mes fiançailles, un sujet qui traînait depuis une semaine au point qu'on dirait qu'il ne m'appartient plus.

« Ha, franchement. Je pige pas pourquoi ils s'intéressent autant aux fiançailles des autres ? »

« Heu… »

« T'en penses pas autant, toi ? »

« Heuk ! »

« Arrête, bouge pas. C'est déjà assez chiant. »

Je poussai un profond soupir et piétinai le dos de l'homme sous moi.

C'était un peu par colère. En fait, l'assassin qui avait grimpé par la fenêtre de ma chambre en pleine nuit n'avait rien fait de mal. L'assassin est aussi un travailleur et doit gagner sa vie.

Cependant, débarquer juste au moment où j'allais m'endormir, c'était très mal élevé de sa part. Et c'est pour ça qu'il est en train d'être puni.

Je pliai le journal et le balançai tout en maintenant le dos costaud de l'assassin sous mes pieds. Entre-temps, je vis Cat approcher avec quelque chose de rouge dans la gueule. Cat, qui en avait réglé sept d'un coup, se mit à faire sa toilette de la langue, pendant que j'attrapais le dernier.

« Bon, on va entendre quelle dame vous a envoyés ? »

« Keug, j-je sais pas — ! »

« Mon Dieu, huit types viennent tuer une faible dame comme moi sans savoir pourquoi ? Depuis quand le monde est devenu si dur ? »

Après la cérémonie de fiançailles, je me suis consacrée à la peinture comme une dingue pour cacher mes pensées compliquées.

Résultat : mes bras étaient engourdis tous les jours. Comme j'avais du mal à peindre aujourd'hui, j'ai décidé de dormir, mais comment dormir s'ils me rendent visite comme ça sans prévenir ?

Je dansai un step sur le dos de l'assassin, avec un jeu de pieds très pro.

« Urgh ! »

« Qui. »

« Urgh ! »

« T'a demandé. »

« Aack ! »

« D'interrompre. Mon. Sommeil. »

Haaaa.

Après ça, je me calmai un peu. Ayant suffisamment repris mes esprits pour discuter, je m'assis sur le dos de l'assassin, essuyant la sueur de mon front.

« Phew, M. l'Assassin. Vous avez une famille, vous aussi ? »

« … J-j'en ai pas. »

« Ah bon ? Alors, vous avez au moins déjà été en couple, non ? »

« … Pourquoi — urgh ! »

« Répondez juste gentiment à la question. Si vous voulez repartir vivant, bien sûr. »

Je fis voltiger le stylo-plume dans ma main et soufflai.

« J'ai un problème. Y a ce mec que tout le monde trouve bien, alors du coup je l'aime bien moi aussi. »

« … Et ? »

« Mais il peut pas être mon mec. Je veux dire, on n'est pas faits l'un pour l'autre. Alors qu'est-ce que je fais ? »

« Alors laisse tomber — urgh ! »

La réponse est toute trouvée, il suffit de me la donner.

Mes yeux étaient froids quand je claqué la nuque de l'assassin. Le nez contre le sol, l'assassin, dont l'os nasal venait de se briser sous ma claque, hurla de douleur.

Bref, je posai mon coude sur mon genou et poussai un gros soupir.

Je veux pas laisser tomber, mais je peux pas être avec lui non plus.

C'était le plus gros dilemme.

« Shay, j'ai entendu un grand bruit. »

« Oh, c'est rien ! »

À ce moment, la voix grave de Lacius parvint de l'autre côté de la porte.

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