Le désert de Ruble s'étend au sud-est du territoire du marquis Schnegger.
Nous avons pris la route qui traverse le fief du nord au sud pour nous diriger vers le désert.
Pour information, la maison du marquis Schnegger a été vaincue une fois par Albeil et a perdu ses terres, mais celles-ci lui ont été restituées par la suite et elle gouverne à nouveau cette région.
« C'est incroyable ! Vraiment, il n'y a que du sable à perte de vue ! »
Après avoir traversé le territoire du marquis Schnegger et progressé un moment sur une terre désolée, le désert apparut enfin devant nous.
Nous baissâmes l'altitude pour nous approcher du sol.
« Profitons-en pour descendre ! »
« Attends, c'est encore trop haut !? »
Selen sauta du Parc et atterrit sur le sable.
Nous posâmes le Parc en hâte et nous posâmes à notre tour dans le désert.
Il n'y a presque aucune végétation.
Rien que du sable à l'infini, et au loin, des mirages se forment.
Comme il pleut peu dans cette région et qu'il y a peu de nuages, le soleil tape sans pitié.
De plus, les rayons se reflètent sur le sable, nous frappant d'en haut comme d'en bas.
Le sable sec, pauvre en eau, chauffe facilement, et bien qu'il ne soit encore que le matin, le sable est si brûlant au toucher qu'on risquerait de se faire une brûlure.
En quelques minutes à peine, la sueur jaillit de tout le corps.
À marcher dans un tel endroit, on finirait séché en un rien de temps...
« Ça a l'air bon pour le régime. »
« Toi, essaie de te balader par là un moment. »
« Tu ferais mieux de t'abstenir. Ce qui est déjà minuscule finirait par se ratatiner complètement. »
« C-c'est quand même un peu plus gros qu'avant ! »
Milia et Selen se mirent à se chamailler, mais cette chaleur coupe toute envie de les arrêter.
À ce moment-là, quelque chose jaillit du sable.
Ça doit faire près de deux mètres de diamètre, une énorme chenille.
Sa longueur totale reste inconnue, la plus grande partie de son corps étant encore enfouie, mais il ne fait aucun doute qu'elle est de belle taille.
« Un ver ! Attention ! Il attaque en restant caché dans le sable ! »
Tout en décochant une flèche, Philias hurla.
La flèche se planta dans son corps, et le ver se hâta de regagner le sable.
« Est-il parti ? »
« Non, un ver ne lâche jamais sa proie une fois qu'il l'a ciblée. Il a une intelligence surprenante : il se réfugie d'abord dans le sable et attend le moment où nous baisserons la garde. »
Milia, moi et les autres membres incapables de combattre nous réfugiâmes immédiatement au sommet du Parc.
D'ici, le ver ne peut pas nous atteindre.
« Seigneur Serius ! Vos pieds ! »
« !? »
Le sol aux pieds de Serius se souleva, et le ver de tout à l'heure jaillit comme un geyser.
Il ouvrit grand sa gueule circulaire garnie de dents acérées et tenta d'engloutir Serius tout cru.
« Hup ! »
Mais Serius utilisa le vent pour bondir haut dans les airs.
Il esquiva les crocs du ver.
Celui-ci tenta immédiatement de faire demi-tour pour replonger dans le sable, mais avant qu'il n'y parvienne, une salve concertée de tous s'abattit sur lui.
« ~~~~~~~~~~~~~!! »
Sous ce feu concentré sans pitié, le ver fut mis en lambeaux.
Pourtant, il tenta de se retirer dans le sable, mais Gori-chan l'attrapa solidement.
« Oh non, je ne te laisse pas partir ♡ Allez, hop ! »
D'une voix vigoureuse, elle hissa le ver de force et le traîna hors du sable.
Le ver devait faire six à sept mètres de long.
Il se débattait désespérément, mais impossible de s'arracher à la force monstrueuse de Gori-chan.
Alors que tout le monde s'apprêtait à achever le ver désormais totalement sans défense, une voix s'éleva.
« Attendez, attendez ! Tuez-le en l'abîmant le moins possible ! »
« ? Qu'est-ce qui te prend, Cork-san ? »
Tout le monde s'arrêta net et inclina la tête face à l'intervention soudaine de Cork-san.
« Ce monstre... »
Cork-san fit briller ses yeux et s'écria :
« Ça a l'air d'être un ingrédient extraordinaire... !! »
Hein...