« Quoi ? »
Face à la présence surgie soudainement dans son dos, Wight eut un sursaut.
Visiblement, il ne put pas utiliser la magie de tout à l'heure en un si court laps de temps.
« Disparaïs ! »
« Aaaaaaaah !? »
Le bâton que Gai brandit s'abattit droit sur le crâne de Wight.
Au même instant, une explosion de lumière fit fondre les os de Wight en une bouillie.
« Gaaah… Moi qui… »
Pourtant, il vivait encore (même s'il est mort).
Sans perdre une seconde, Gai tenta d'enchaîner, mais le corps de Wight fut aspiré par le sol.
Et il réapparut à quelque distance.
Apparemment, il se déplaçait d'ombre en ombre.
« Je ne te laisserai pas fuir. »
« !? »
De mon côté, je le pourchassai par téléportation.
Recevant à nouveau le bâton de Gai, Wight se mit à souffrir atrocement.
« Impossible… Ce n'est pas censé se passer comme ça… »
« Fantôme du passé, rentre donc paisiblement dans l'au-delà ! »
« Gaaaaaaaah !? »
Face à ce Wight qui ne pouvait plus ni contre-attaquer ni s'enfuir, Gai porta le coup de grâce.
Peu à peu, les os de Wight s'effritèrent et se changèrent en cendres.
« … Namu. »
Tandis que Gai joignait les mains en signe de prière, les Dullahan qui restaient disparurent les uns après les autres, sans doute parce que Wight avait été purifié.
Quand je m'en rendis compte, tous les morts-vivants avaient disparu.
« C'est bon ? »
« Sérius-kun ! C'est un flag ! »
« … Un flag ? »
Mais visiblement, c'était vraiment fini, car rien ne se produisit même après un moment.
« Cela dit, est-ce que c'était bien comme ça ? Pour eux, on n'est que des profanateurs de tombe. »
« Hmph, un roi assez avide pour protéger ses biens même après sa mort en devenant un mort-vivant. Aucun remords à avoir. »
Quoi qu'il en soit, retournons à la surface pour faire notre rapport.
Je décidai de percer un trou dans le mur proche et d'y créer un escalier direct menant au-dessus.
« « « … » » » »
Tout le monde me regarda avec une tête à dire quelque chose, mais je m'en moquai et continuai de monter.
« Ah, on peut faire un petit détour ? Y a un truc que je veux vérifier. »
« Qu'est-ce que tu racontes ? »
Au milieu de l'escalier, je creusai un passage latéral et le reliai à l'intérieur des ruines.
« J'ai trouvé une pièce bizarre. Elle avait l'air hors du chemin normal, donc je l'avais zappée à l'aller, mais comme on passait juste à côté au retour, je me suis dit qu'on pouvait aller voir. »
« C'est ici. »
J'entrai dans la pièce reliée par ce passage latéral.
Comparée à la salle du dernier étage tout à l'heure, elle faisait moins d'un tiers de la surface.
Pas de cercueil, juste un espace carré et nu.
Mais en son centre se dressait un unique pilier, et
« Hein ? Une personne ? »
Quelqu'un y était attaché.
Une femme.
La vingtaine avancée, diriez-vous. De longs cheveux de la couleur du ciel au crépuscule étaient sa particularité la plus marquante. Les yeux clos, elle dormait ou semblait inconsciente.
En y regardant de plus près, c'était une beauté aux traits réguliers. Sa tenue très échancrée et son corps longiligne avaient quelque chose de résolument suggestif.
« Hum, quelle magnifique ampleur… »
« … J'aimerais me faire coincer… »
« Hé, vous deux ? »
Gai-san et Dill-san commentaient à voix haute cette poitrine opulente, sous le regard noir de Hazena-san.
J'avais bien entendu dire que Gai-san, malgré sa qualité de moine-soldat, était un obsédé, mais…
Et Dill-san, c'est la première fois qu'il ouvre la bouche depuis qu'on a pénétré dans ces ruines.
« Qu'est-ce que c'est que cette femme ? Elle est morte ? »
« Avec ça, elle est dans un état de conservation remarquable… Et ces chaînes… »
La femme semblait avoir les mains et les pieds entravés par des chaînes.
Selen les fixa un long moment, puis dit :
« Elle ne respire pas, apparemment. Mais… on dirait qu'elle est vivante. »
Sa peau avait une teinte rosée, nettement différente des morts-vivants croisés jusqu'ici.
Pourtant, elle ne bougeait pas d'un millimètre, comme si le temps s'était arrêté pour elle.
Depuis quand est-elle dans cet état ?
Si c'est depuis la construction de ces ruines à l'époque antique, elle serait une humaine de cette époque…
« Hmph, je vais les trancher. »
« Ra-Raul-sama, faites attention ! »
Raul s'approcha et frappa les chaînes de son épée.
*Clac !*
« Quoi ? »
Mais sa lame rebondit.
« Tch, quelles chaînes. Impossible de les couper facilement. »