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The Amazing Village Creator: Slow Living with the Village Building Cheat Skill

Chapitre 188

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Chapitre 188

Chapitre 188

Chapitre 188/21090%~5 min de lecture949 mots

La vie d'Edel Albeil avait commencé par une défaite.

Il n'avait encore que huit ans.

Des soldats venus d'un territoire adjacent avaient attaqué, s'emparant de la capitale provinciale et de toute la région.

Son père, à la tête de l'armée du domaine, avait affronté l'ennemi en personne et y avait trouvé la mort sans gloire.

Edel avait fui le territoire avec sa mère, miraculeusement en vie, mais son enfance s'était déroulée dans les tourments de l'exil.

« Mère, pourquoi ne pouvons-nous pas rentrer à la maison ? »

« Parce qu'on nous a pris notre territoire. »

« Pourquoi nous l'a-t-on pris ? »

« Parce que nous étions faibles. »

« Si nous étions forts, on ne nous le prendrait pas ? »

« Exact. Si tu es fort, on ne te prend rien. Bien plus, tu peux prendre aux autres. »

« Si je suis fort, je peux prendre... si je suis fort... »

Cette expérience d'enfance avait forgé en lui une résolution inébranlable.

« Je deviendrai plus fort que quiconque... ! Et je reprendrai tout... ! Pour que plus jamais, plus jamais on ne me vole rien... ! »

À douze ans, il reçut le Don « Technique du saint épéiste » lors de la cérémonie de bénédiction, et parvint finalement à reconquérir le territoire qu'on lui avait volé dans sa jeunesse.

Mais cela ne le satisfit pas.

Il mit la main sur les domaines voisins les uns après les autres, étendant son territoire à une vitesse fulgurante, jusqu'à devenir l'une des cinq grandes puissances du pays.

Et lorsqu'il eut vaincu la maison du marquis Schnegger, son plus grand rival, il toucha enfin du doigt le pays tout entier.

Durant tout ce temps, il ne connut pas une seule défaite.

De l'extérieur, quelle que soit la bataille, aussi désavantageuse et téméraire qu'elle parût, il en sortit invariablement victorieux.

— Jusqu'à cet instant précis.

« I-Impossible... que moi... »

Face aux mouvements de Raul, soudainement devenu bien plus fort, Edel ne pouvait que suivre le rythme.

En vitesse comme en force, son adversaire le surpassait désormais complètement.

C'était inconcevable.

Qu'il perde en duel...

Qui plus est contre son propre fils, un gamin de quinze ans à peine.

Même s'ils possédaient le même Don, l'écart de maîtrise aurait dû être abyssal.

« Guh ! »

« Hah, on dirait que tu arrives à tes limites ! »

Il commençait à accuser le contrecoup de la vitesse adverse.

Il ne parvint plus à parer l'assaut, son corps fut lacéré à plusieurs endroits, le sang gicla.

C'était la première fois depuis longtemps qu'il encaissait une attaque ennemie.

Cette douleur familière et l'épuisement de tout son corps rendirent ses mouvements de plus en plus lents.

« Je ne peux pas... je ne peux pas perdre... ! »

« Abandonne déjà, putain de vieux ! »

« Gah !? »

Il encaissa un coup violent.

Il chancela, s'effondra sur place.

Le sang rouge s'écoula sur le sol, s'étendant en une flaque.

Il ne pouvait plus se relever, la blessure semblait profonde.

Pourtant, la combativité ne quitta pas les yeux d'Edel.

Il fouetta son corps en lambeaux, tenta de se redresser.

« Ce pays a... besoin de ma force... »

« Hein ? »

« Les pays voisins guettent ce pays, qui stagne dans les guerres intestines... ! Nous n'avons pas le temps de nous quereller entre nous... ! Il faut unifier ce pays au plus vite et frapper les premiers... ! Avant qu'on ne nous prenne, il faut prendre... ! Si nous dominons tous les pays, nous ne serons plus jamais dépouillés... ! »

Dans son enfance, on lui avait volé sa patrie.

Cette fois, c'était le pays tout entier qui risquait de subir le même sort.

« Hah, en résumé, vieux, tu dis que TOI tu peux rendre ce pays plus fort que n'importe quel autre ? »

« Exactement... ! Avec ma force... je peux toujours rester du côté de ceux qui prennent... ! »

« C'est qui qui parle, là ? »

« !? »

« Regarde bien avec tes yeux, les gars que t'as menés ! »

On ne sait depuis quand, mais les bruits de combat avaient cessé autour d'eux.

Edel se retourna avec appréhension et vit —

« Quoi... »

Ses soldats d'élite, anéantis.

Plus personne ne se battait.

Soit ils gisaient, grièvement blessés, soit ils étaient ligotés. Tous, sans exception.

« Pa-Pardonnez-nous, Seigneur Edel... »

« Ils ont... largement dépassé nos prévisions... »

Même les Quatre Généraux avaient été battus et capturés.

De l'autre côté, à peine quelques blessés recevaient des soins, et l'armée ennemie conservait prácticamente intacte sa force d'avant le combat.

« T'as perdu, connard, contre Luke. En tant que chef. C'est la réalité. »

« C-Ce n'est... pas possible... »

« Le perdant que t'es pourrait rendre ce pays plus fort que quiconque ? Hah, c'est une blague. »

« Pas encore... pas encore je n'ai pas perdu... ! Je refuse de perdre... ! »

Face aux mots cinglants de Raul, Edel rassembla ses dernières forces et bondit en avant.

Les deux lames s'entrechoquèrent avec une violence inouïe.

*Gakiin !!!*

« Je n'ai pas encore perdu ! Si je te bats... si j'élimine tous ceux qui sont ici... ! Ma... MA VICTOIRE... ! »

*Pakkin !*

L'épée d'Edel se brisa net en deux et vola en éclats.

La lame avait sans doute atteint sa limite de résistance après un combat aussi acharné.

« ... Quoi ? »

« C'est fini, vieux. T'as perdu. »

Privé de toute arme pour se protéger.

Raul abattit son épée sans pitié — *Zan !*

« GAAAAAAAAAH !? »

Une pluie de sang s'abattit sur les alentours.

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