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Terror Era: Starting as a Tomb Keeper

Chapitre 33 : Le taxi fantôme ! La crise d'An Ruoxue !

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Chapitre 33

Chapitre 33 : Le taxi fantôme ! La crise d'An Ruoxue !

Chapitre 33/33100%~7 min de lecture1 275 mots

An Ruoxue ne s'était jamais sentie aussi malchanceuse !

Ses mains et ses pieds tremblaient légèrement.

Dans ce taxi, par ce temps de septembre, on aurait dit la climatisation réglée au plus froid, assez froid pour faire mal aux os.

Merde ! Merde ! Merde !

An Ruoxue jura plus d'une fois en son for intérieur.

Pourquoi, pourquoi la voiture de Lin Hengtian était-elle tombée en panne justement aujourd'hui, pourquoi avait-elle dû prendre un taxi au lieu de conduire sa BMW ?

Pourquoi...

Elle avait beaucoup de pourquoi mais, à l'évidence, en cet instant, tout ce qu'elle pouvait dire ne servait à rien.

« Mademoiselle, nous sommes arrivés ! Votre monnaie des Enfers de la journée, en Vie Yin, merci... »

Voilà.

À cet instant, le chauffeur de taxi réclamait de la monnaie des Enfers.

Mais le problème, c'était : où en trouverait-elle ?

Plus important encore : un chauffeur normal réclamerait-il de la monnaie des Enfers ?

Sans compter qu'après un seul coup d'œil, elle n'osa plus regarder le visage blafard du chauffeur ni ses globes oculaires blancs, dépourvus de pupilles.

Elle savait qu'elle était de nouveau tombée sur un fantôme.

Dommage que celui-ci ne fût pas comme Chu Qing, qui s'en servait pour tuer : celui-là venait prendre sa vie à elle.

Était-ce le châtiment ?

Elle avait regardé, et même aidé, la famille Lin s'effondrer.

Résultat : quelques jours à peine plus tard, un fantôme venait frapper à sa porte.

Elle tenta désespérément d'appeler Chu Qing mais, dans ce taxi, tous les signaux et tous les appareils électroniques semblaient bloqués.

Elle ne pouvait pas demander son aide.

Heureusement, An Ruoxue n'était de toute évidence pas une femme ordinaire.

Chu Qing lui avait dit que les mises à mort spectrales obéissaient à des règles. Elle ignorait la règle de mise à mort de ce taxi fantôme, mais ne pas payer était assurément la règle mortelle la plus probable.

Elle prit une profonde inspiration et lança sans détour :

« Maître, vous n'êtes pas encore arrivé à destination ! Comment pourrais-je vous payer si nous ne sommes pas arrivés ? »

« Déjà... arrivés... »

Cette voix froide, raide et lente la fit trembler davantage, mais elle savait qu'à cet instant elle ne pouvait pas paniquer. Elle ne pouvait pas se laisser aller pour de bon.

Si elle paniquait, elle était perdue.

« J'ai dit que j'allais au Cimetière du Mont Nord, et vous n'êtes arrivé qu'à cet arrêt de bus. Vous n'êtes pas un bus, vous êtes un taxi ; vous n'êtes pas arrivé à destination, alors comment pourrais-je vous payer ? »

« Taxi... bus... »

De toute évidence, ces mots avaient fait leur effet. Le chauffeur se tut.

An Ruoxue retint son souffle et se rappela de nouveau les paroles de Chu Qing :

les fantômes actuels n'ont peut-être pas beaucoup d'intelligence mais, précisément pour cette raison, ils ne tuent que si leur règle de mise à mort est entièrement satisfaite.

Et certaines règles spectrales peuvent être manipulées.

Comme en cet instant.

À cette seconde, An Ruoxue était presque certaine que si elle ne pouvait pas payer la course, elle déclencherait la règle de mise à mort.

La mort assurée.

Aussi, malgré son sentiment de désespoir, voulait-elle faire tout son possible pour gagner du temps.

« Non... non, ce n'est pas un nœud, je ne peux pas y aller, je peux seulement... vous laisser descendre ici ! »

Après un temps de réflexion, cette bouche froide et cadavérique prononça des mots qui firent sombrer le cœur d'An Ruoxue.

« Pourquoi devrais-je vous payer ? Vous ne m'avez pas conduite à destination, alors pourquoi devrais-je vous payer ? »

An Ruoxue parlait les dents serrées.

Jamais de sa vie elle n'aurait imaginé marchander le prix d'une course avec un fantôme.

Mais à cet instant, elle ne pouvait rien faire d'autre.

« Alors, une demi-journée... de monnaie des Enfers en Vie Yin ! Merci ! »

À la surprise d'An Ruoxue, le taxi fantôme venait de lui faire une remise.

Mais... à quoi cela l'avançait-il ?

Où trouverait-elle de la monnaie des Enfers en Vie Yin ?

Qui sait d'où sort ce genre de chose ?

Quelle différence entre une journée et une demi-journée ? Si elle ne pouvait pas payer, ne mourrait-elle pas quand même ?

Ce qu'An Ruoxue ignorait, c'est que la Vie Yin n'avait en réalité pas d'unité de demi-journée.

Le tarif du taxi fantôme, cette prétendue remise, n'avait donc aucun sens.

« Non ! Vous ne m'avez pas conduite à destination, alors pourquoi devrais-je vous payer ? Ce doit être gratuit ! »

An Ruoxue faisait un esclandre, elle qui n'en avait jamais fait de sa vie et qui, surtout, n'avait aucune confiance en celui-ci.

« Gratuit... »

« Gratuit... »

Le chauffeur répéta le mot puis, comme s'il réagissait enfin, comme s'il venait de comprendre, assis à l'avant, il tourna brusquement la tête.

An Ruoxue, déjà au bord de la crise, faillit sauter au plafond.

Ces yeux d'un blanc de neige, sans pupilles, la fixaient sans ciller.

Ce visage blafard, exsangue, devint d'un coup féroce et terrifiant, et une voix sortit comme extraite d'entre ses dents :

« Pas d'argent... tu meurs ! »

Cette phrase précipita An Ruoxue dans un abîme de glace.

La température dans le taxi sembla chuter de dix degrés de plus à cet instant.

Ses dents claquaient sans qu'elle puisse rien y faire ; elle les serra et ne put que dire :

« Je paie, je vais vous payer ! »

La température de l'air sembla remonter légèrement, mais An Ruoxue, en bonne comédienne, prit son sac préféré en veau Hermès et feignit d'y fouiller un long moment.

Jusqu'à ce que le froid revienne dans la voiture : elle réprima alors la panique dans son regard et sortit trois liasses de billets d'un rouge éclatant de la Nation du Dragon.

Cela faisait trente mille yuans tout ronds, de quoi acheter un taxi d'occasion bon marché, sans parler d'une simple course.

Malheureusement, tout cela n'était que du papier sans valeur pour la silhouette assise à l'avant.

On le voyait à la température de l'habitacle, qui venait de retrouver le niveau d'un jour d'hiver.

« Je veux de l'argent... ce n'est pas de l'argent... de la monnaie des Enfers ! Si tu n'en as pas, tu meurs ! »

Ça y était.

An Ruoxue allait enfin goûter à la mort.

Son esprit avait beau être hors du commun, quand cette mort irrésistible arriva, ses grands yeux se remplirent tout de même de larmes.

Elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait vraiment pas mourir !

Surtout à ce nœud, ce soir : elle voulait devenir une véritable puissante, maîtresse du destin des autres.

Mais ce froid, dans cet instant de conscience vacillante, se rapprochait ; elle avait l'impression que son corps entier était enveloppé de glace, incapable de sentir sa propre existence.

Même fuir, même se débattre, c'était impossible.

Était-ce là le pouvoir des fantômes ?

Ses pensées et sa conscience semblaient gelées.

Pourtant, au moment même où la mort allait la prendre...

Toc, toc, toc !

Un bruit sourd vint de la vitre avant.

Ce fut comme un son venu du ciel, qui permit à sa conscience prête à se dissiper de se rassembler de nouveau.

La vitre avant se baissa et, sur le fil de la vie et de la mort, An Ruoxue entendit une voix très familière :

« Maître, vous partez ? »

An Ruoxue tourna péniblement les yeux vers la vitre du chauffeur, qui venait de s'ouvrir.

Dans la nuit, elle vit une paire d'yeux rouge sang bien connus.

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