Aller au contenu principal

Tensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa Nee

Chapitre 85

Tensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa NeeTensei Shitara Dragon no Tamago Datta - Saikyou Igai Mezasa Nee
Chapitre 85

Chapitre 85

Chapitre 85/9193%~4 min de lecture771 mots

Je fouettais mon corps et mon esprit épuisés, et je courus vers la grotte.

Le corps est lourd, c'est douloureux.

À force, mes jambes s'emmêlèrent et je faillis tomber.

Pourtant, je voulais absolument courir, maintenant.

En courant, je ruminais.

Est-ce que je ferais pas mieux de sortir de la forêt, tiens ?

La [Poudre d'écailles de dragon] a le pouvoir de propager la maladie.

Si on continue à vivre ensemble, les shōjō risquent d'en subir les dégâts aussi.

C'est même pas sûr que la [Résistance au poison] du lézard noir marche sur la maladie.

Et puis, les gens du village ne pourront pas vivre tranquilles s'ils pensent qu'il y a un [Dragon fléau] dans la forêt.

Surtout qu'il y a un précédent : je suis déjà venu au village une fois.

À y réfléchir, je me dis qu'il vaudrait mieux que je ne sois plus là.

En courant, j'aperçus une meute de loups gris devant moi sur le chemin.

« Gruuu… » « Gau ! Gau ! »

Ils avaient l'air en pleine chasse, cinq d'entre eux entouraient un gros écureuil.

Ils le griffaient de tous côtés, le mordaient, le terrassaient.

Le grand écureuil se tenait la tête, trempé de sang, tremblant.

« Grrrou… Grou ? » « Gau ? »

Ils avaient dû m'entendre arriver, parce que les yeux des loups gris, qui étaient rivés sur leur proie, se braquèrent tous sur moi en même temps.

Ensuite, ils se dispersèrent en fuyant comme des petits d'araignée.

Même les loups gris téméraires n'osaient visiblement pas s'en prendre à moi maintenant.

Pourtant, quand j'étais [Dragonnet fléau], ils me pourchassaient sans relâche.

C'est sûr, ils jugent si ils peuvent gagner en se basant sur la gabarie.

Le grand écureuil leva la tête, intrigué, et regarda autour de lui.

L'expression de l'écureuil qui croisa mon regard se figea de terreur.

Je passai à côté de lui en courant, et continuai mon chemin.

Mais honnêtement, je m'attendais pas à me faire craindre même par les monstres.

Si le lézard noir et les shōjō se mettent à fuir en hurlant, je vais craquer.

J'ai pas mal couru, la falaise devrait pas tarder à apparaître.

« Kishi »

Tout à coup, j'entendis une voix nostalgique, et je m'arrêtai.

C'était le lézard noir.

Il s'approchait de moi en traînant sa patte blessée.

Apparemment, il avait fait un grand détour par-dessus la falaise pour me rattraper.

Il m'a reconnu au premier coup d'œil ?

Non, il renifle, donc il a peut-être jugé à l'odeur.

Avant que j'aie pu me décider, on s'est retrouvés.

Je restai interdit, figé sur place.

Le lézard noir cligna des yeux, puis sauta sur moi avec assurance.

…… Vu la différence de gabarie, ça a juste l'air qu'il s'est accroché à ma patte.

« Kishi ! Kishi ! Kishi ! »

Après un moment d'hésitation, je m'assis dans la forêt.

Je posai le lézard noir sur ma queue, le soulevai devant mon visage, et lui caressai la tête prudemment avec mes griffes pour ne pas le blesser.

« Kishi ! Kishi ! »

Le lézard noir piailla de joie.

Les soucis s'empilent.

Le premier, c'est la cause de la maladie.

…… Il y a un truc qui me vient en tête.

C'est qu'une hypothèse, mais si c'est ça, laisser faire pourrait tourner au cauchemar.

Même si je quitte la forêt, je veux éradiquer ce truc avant.

Le deuxième souci, c'est la [Poudre d'écailles de dragon : Nv 4].

Selon son 영향力, il faudra peut-être que je parte.

Le troisième, c'est le village.

Si ils savent que je suis là, ils pourront pas reconstruire sereinement.

Et ils pourraient engager un épéiste comme la fois précédente pour me faire la peau, et débarquer jusqu'à la grotte.

Là encore, les shōjō et le lézard noir seraient embarqués.

Le quatrième, c'est si je peux rentrer dans la grotte.

Bon, avec la [Technique d'humanisation] je peux entrer, mais si je me retourne pendant mon sommeil, le lézard noir, les shōjō et les pots seront pulvérisés.

La bouffe non plus, vu que mon corps a grossi, la viande séchée suffira pas.

Et puis, je dois m'excuser auprès du lézard noir.

Lui fait mine de s'en ficher, mais c'est pas possible.

Moi qui galère à communiquer, je peux même pas m'expliquer correctement.

Quel que soit l'effort que je fasse pour le montrer par mon attitude, il risque de rester des rancunes et des malentendus.

Mais juste pour l'instant, laissez-moi baisser la garde.

« Kishi ! »

J'ai cru entendre le lézard noir dire « bienvenue ».

« Gaa »

« Je suis rentré », c'est ce que je mis dans mon cri.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.