Aller au contenu principal

Running Away From The Hero!

Chapitre 124

Running Away From The Hero!Running Away From The Hero!
Chapitre 124

Chapitre 124

Chapitre 124/26048%~14 min de lecture2 712 mots

« Propriétaire, quand on arrête ! J'suis crevé ! »

« Moi, je le suis encore plus ! »

Je fis tourner avec application la foreuse argentée dans mes mains.

Quand j'étais gamin, le marteau doré était le symbole du genre mecha, mais avec le temps, la foreuse est devenue le nouveau symbole.¹

Bien sûr, une fois appelé sous les drapeaux, j'ai réalisé que la pelle était l'arme ultime.

« Si t'as l'temps d'dire des conneries, fais tourner l'foreuse ! »

J'écoutai la voix acariâtre de la batte en métal tout en continuant de tourner la foreuse.

Pour répondre à la question de l'endroit… c'était quelque part sous terre, dans un lieu que j'ignore moi-même !

Pour éviter la princesse, j'ai abandonné toutes les routes de fuite existantes et je creuse un tunnel inachevé que j'avais déjà laissé tomber quand il s'est effondré.

« Wouiii ! C'est d'la woche encore ! Lâchons l'affaire et creusons ailleux ! C'est trop dur ici ! »

« Tous les passages où le sol est tendre sont déjà reliés aux tunnels de fuite existants. »

Je ne sais pas combien de jours se sont écoulés.

Je ne sais pas jusqu'où s'étend l'encerclement.

Alors tout ce que je peux faire, c'est donner le maximum pour avancer sous terre.

« Impossible, impossible, impossible, impossible ! »

« Idiot ! Les tunnels avancent, au-delà du tunnel d'il y a une minute. Peu à peu, ils progressent à chaque tour. C'est comme ça qu'une foreuse marche !² Cette foreuse est la foreuse qui percera la terre avec mon tunnel !³ Ce tunnel… est ma route de fuite loin de la princesse ! »⁴

« Nan, nan, c'est moi c'te foreuse ! Propriétaire creuse actuellement un trou avec la tête d'une déesse ! »

« Tiens bon encore un peu. Les rêves de ceux qui fuient et les espoirs de ceux qui s'échappent. Ces deux ensembles de rêves s'entrelacent en une double hélice et forent un chemin vers la liberté. C'est l'évasion par tunnel, c'est Gurren… enfin, l'évasion de Naruan ! »⁵

« Assez d'conneriiiies ! »

Vroummmmmmmmmmm !

Une réplique qui m'était très familière et le cri de la batte en métal.

Alors que la terre devant moi commençait à s'effriter, je continuai de creuser.

#2 Leur histoire : L'histoire de Ria el Nermia.

Le premier jour de cours après le festival impérial.

C'était mon premier jour de retour depuis que j'avais prévenu l'école que je prendrais du temps.

« Qu'est-ce que tu fichais ! »

« On aurait pu l'emporter haut la main ! »

L'emporter ? De quel droit.

Ils essaient de me rejeter toute la responsabilité de l'échec de la contre-attaque qui n'a eu lieu qu'à cause de la trahison de Yugrasia en premier lieu.

« Quelle raison avais-tu de nous trahir, Lady Nermia ! »

Aux mots du président, tous les regards alentour se braquèrent sur moi, mais je les ignorai tous.

« Raison… c'est ça ? »

« Oui ! »

Le président répondit, et si un regard seul pouvait transpercer les gens, celui qu'il me lançait m'aurait transpercée des centaines de fois.

« J'avais peur. »

« Peur ? De combattre contre Yugrasia ? »

« Oui. »

J'avais peur.

Du fait d'avoir osé me mettre en travers du chemin de l'instructeur.

Et du fait de m'être mise en travers de la batte de l'instructeur… non, de l'instructeur quand il utilisait la batte en métal, l'arme de rang supérieur de la batte en bois !

À quel point avais-je eu peur en apprenant la nouvelle de la part de No.1000.

Je ne pouvais même pas dormir paisiblement, terrorisée à l'idée que l'instructeur puisse surgir soudainement, batte en métal en main.

« Comment… comment toi, qui t'es battue plus dur que quiconque ici pour la victoire de Marcis ! »

Bon, je m'étais battue plus pour moi que pour Marcis, mais apparemment le président ne le voyait pas comme ça.

Enfin, pas la peine de le corriger.

« Pourquoi ? Tu t'es battue bec et ongles toute seule si longtemps… et pourtant tu avais peur alors que la victoire était à portée de main ! »

« C'est la différence entre connaître la vérité et l'ignorer. »

Les étudiants de Yugrasia ?

Ils étaient pénibles mais je ne les craignais pas.

Du moins, ils avaient les standards minimaux.

Contrairement à mes camarades disciples qui menottèrent quelqu'un venu l'aider à prendre son petit-déjeuner, ou qui foncèrent sur moi, aura d'épée flamboyante, parce que j'avais piqué sa bouffe, eux étaient bien, bien plus normaux.

Mais une fois que j'ai réalisé que celui qui les manipulait dans l'ombre était l'instructeur, j'ai commencé à craindre que tout ne se joue dans la main de l'instructeur.

Il est peut-être en train de lire mes pensées à l'instant même, donc je ferais mieux de l'appeler Maître Instructeur.

— Attends, non, je ne pense pas qu'il puisse aller jusque-là……

— Non. L'instructeur sait tout. Même quand je sortais tout juste de l'organisation, je n'ai pas reconnu l'instructeur malgré le fait qu'il souriait juste à côté de moi.

Même si son visage était encore le même !

— S'il déguisait son visage et se cachait… serais-je capable de le reconnaître ?

— Ça… même moi je ne peux pas le garantir, propriétaire.

Voilà. Donc éveillée ou endormie, méfie-toi de l'instructeur, vérifie deux fois les passants, méfie-toi de l'instructeur.

« Jeune Dame ! »

Comme le président me grondait bruyamment, il recommença à s'emportier.

« Même si vous êtes membre de la Maison Nermia, en tant qu'étudiante de Marcis et membre du conseil des élèves, cet incident ne peut pas être passé sous silence ! Il y aura assurément une punition… heu ? »

Face au président bruyant, je lui tendis le papier que je préparais depuis la fin du festival.

Le contenu était complexe, mais les trois mots en tête du document expliquaient tout.

[Avis de Retrait.]

« Je vais quitter l'académie ? »

« Hein ? »

« Je pars. »

D'après No.1000, l'instructeur a réussi à s'échapper des mains de Son Altesse Impériale et a fui l'empire, mais on ne sait jamais.

La dernière fois aussi, je croyais qu'il avait fait exactement la même chose, et il s'est retrouvé juste à côté de nous, non ?

Il pourrait même être encore actif comme professeur caché de Yugrasia, et je n'ai pas le courage de rester à Marcis en tant qu'ennemie de ce Yugrasia.

« Je demande un transfert. »

Je baissai la tête une fois, me retournai et sortis d'un pas vif de l'académie.

J'avais de toute façon réglé toutes les discussions nécessaires avec l'école, et je n'étais venue que pour lui remettre la lettre de retrait, donc c'était bien que je l'aie trouvé rapidement.

« Jeune dame ? Milady ? Milady ! »

J'entendis des sons qui ressemblaient presque à des cris, mais je les ignorai et continuai.

— Alors où tu vas maintenant, propriétaire ?

— Où… bien sûr c'est……

Yugrasia.

#3 Leur histoire : L'histoire d'Aris ril Letia.

« C'est… la paix. »

« La paix, c'est bien. »

Un sourire détendu s'étendit sur mon visage tandis que j'attaquais les gâteaux du café.

C'était bon. Et j'étais heureuse.

« On n'avait pas connu le sens du bonheur tout ce temps. »

« Tu as raison, Aris. Ces petites choses étaient le bonheur… pourtant on a vécu sans savoir que c'était le bonheur tout ce temps…… ça me fait réfléchir sur mon moi d'avant. »

Je sirotai le thé chaud en regardant par la fenêtre du café.

Il faisait clair.

Le soleil était encore dans le ciel.

C'était un jour de semaine. Et le soleil était encore dans le ciel !

Et pourtant je n'étais pas à l'académie, mais en train de prendre le thé avec Siir dans un café !

« Snif… c'est trop bon. »

Je crois que je suis devenue un peu trop émotive ces derniers temps.

Née dans la famille Letia, depuis toute petite je n'ai jamais pleuré peu importe à quel point ça faisait mal.

Mais des larmes menaçaient de couler simplement à cause du soleil chaud et d'une tasse de thé chaude.

« C'est…… »

« La vie scolaire sans étude de nuit…… »

C'était la vraie vie scolaire où les étudiants vivaient comme des étudiants.

« Mais quand même… Le professeur Nicerwin ne revient pas, hein ? »

« J'espère… »

Quand Siir dit ça presque par-dessus la jambe, je lui répondis en fronçant légèrement les sourcils.

Le lendemain de la fin du festival impérial.

Tous les étudiants furent choqués par la nouvelle de la disparition du professeur Nicerwin.

« Quoi ? Il a disparu ? »

« Pourquoi ? Pourquoi il a disparu ! C'est pas parce que c'était une promesse avec lui qu'elle devient caduque s'il n'est plus là ! »

« Putain, c'est… c'est pas possible ! »

« C'est Nicerwin dont on parle ! Il peut pas avoir démissionné en laissant seulement le diable derrière lui, si ? »

« Pour quoi faire ! »

« Pour nous tourmenter ! »

« Aaaaah ! C'est Nicerwin… le piège de Nicerwin ! »

Quand on est revenus, le menton haut de notre victoire, et qu'on a appris que le professeur Nicerwin avait disparu.

Tous furent saisis par la peur alors que nos imaginations s'emballaient.

Et celui qui nous apporta le salut fut celui qui avait peu de présence, mais le rang le plus élevé à Yugrasia, l'un des seuls 36 anciens de l'éducation dans tout l'empire, notre Doyen.

« J'ai reçu une nouvelle de l'empire comme quoi ils reprendraient le professeur Nicerwin. Bien que ce soit un événement malheureux pour notre académie… »

Bien que notre Doyen dise ça comme si c'était une chose malheureuse avec tous les étudiants réunis.

« Youhou ! »

« La liberté ! »

« Plus… plus d'étude de nuit ! »

Les étudiants poussèrent des cris de joie en déclarant aujourd'hui le véritable jour de la libération.

C'était il y a quelques jours à peine.

« Il pourrait revenir et relancer l'étude de nuit pour fêter son retour……」

« Puisque ce sont de nouveaux professeurs, ils vont relancer l'étude de nuit… »

Bien que chacune de ces théories soit complètement farfelue, dès que le nom du professeur Nicerwin s'y attachait, elles avaient une plausibilité terrifiante.

« Houu… c'est sûrement pas ça, Aris. D'après ce que j'ai entendu du vice-président, l'empire nous envoie de nouveaux professeurs en échange du départ du professeur Nicerwin. »

« Vraiment ? »

« Mm, c'est probablement fiable parce que je l'ai appris du conseil des élèves. »

Siir recevait actuellement les enseignements directs de la vice-présidence de la part du vice-président.

Bien que j'aie l'impression que ces enseignements directs ont très peu à voir avec la gestion réelle de l'académie, mais comme on a affaire à Risen dont aucun de nous n'a la moindre idée de ce qu'il fait, on ne peut pas faire autrement.

Je ne peux qu'espérer que Siir garde son innocence et ne finisse pas comme le vice-président.

…Bien que j'aie le pressentiment que ça ne restera qu'un espoir.

« Aris ? Aris ? »

« Hein ? »

« Quoi, tu causais encore avec ta déesse ? »

« Mm. »

Pour une raison quelconque, le large sourire de Siir me parut diabolique, mais je ne fis pas la bêtise de le dire à voix haute.

« Vraiment, Aris s'entend super bien avec Athéna. Mais t'as réfléchi encore à ça ? »

« Ah, ça ? »

Les mots de Siir me rappelèrent la chose qu'elle avait recommandée.

« Élections présidentielles…… c'est possible ? »

Les élections du président du conseil des élèves.

Bientôt le nouveau conseil des élèves se formerait, et avec lui l'entraînement requis pour ces postes.

Et Siir me demanda de rejoindre le conseil des élèves avec elle pour améliorer la vie à l'académie.

Bien sûr, Siir n'avait pas non plus été sélectionnée pour le conseil des élèves… mais si c'était le pouvoir des clients cachés du vice-président… enfin, de certains pouvoirs de l'ombre, son élection serait quasi certaine ?

« Mm. Allez, Aris. Hein ? On peut pas créer un autre incident comme le diable d'argent ! J'ai déjà fait les supports de campagne ! »

« C'est vrai, mais…… »

Face aux demandes insistantes de Siir qui se collait à moi, gâteau, tasse de thé et tout, je finis par me laisser nominer pour la présidence du conseil des élèves.

Et.

« J'ai… été élue ? »

« Je te dis qu'il n'y a personne d'autre que toi pour devenir présidente, Aris ? »

Je regardai bêtement Siir à côté de moi, qui avait aussi été élue vice-présidente féminine.

Peu importe à quel point j'étais connue, j'aurais cru qu'avoir deux premières années à des postes importants du conseil des élèves alors qu'il y avait déjà plus qu'assez de troisièmes années pour les prendre était un peu…

« C'est bon, Aris. C'était peut-être pas okay à l'ancien Yugrasia, mais dans le Yugrasia d'aujourd'hui, la compétence c'est tout ! »

« S, Siir ? Je viens de le penser, c'est sûr ? Je l'ai pas dit à voix haute, c'est sûr, alors comment tu sais ! »

« C'est la compétence de la vice-présidente du conseil des élèves. »

« C'est quoi comme boulot, vice-présidente du conseil des élèves ! »

Et en plus ce n'était même pas la successeure de la vraie cheffe Karen, mais du traître Risen !

« Fufu, même s'il fait genre, le senior Risen a beaucoup de bons côtés, lui aussi ? »

« Comme ça ! »

Siir, qui avait acquis un pouvoir stupéfiant de lecture de pensées, faisait peur.

Bien que beaucoup de gens aient changé depuis mon arrivée à cette académie, la seule personne qui n'avait pas été changée par le professeur Nicerwin, mais par une autre personne, c'était Siir.

« Fufufu, je suis la même Siir qu'Aris a toujours connue ? »

« C'est flippant alors arrête s'il te plaît ! »

Et donc, après avoir ressenti la plus grande peur de l'année depuis le diable d'argent.

Le second semestre où l'étude de nuit avait disparu, le professeur Nicerwin avait disparu, et le diable d'argent avait disparu vint et passa, et le jour de la remise des diplômes des quatrièmes années arriva.

« Hein ? C'est quoi ça ? »

Dans un coin de la salle de réunion du conseil des élèves, qui était maintenant mon bureau après que le pré… enfin, l'(ancien) président m'ait transféré tous les pouvoirs exécutifs, je découvris un coffre-fort suspect.

« J'ai pas beaucoup de temps…… »

La cérémonie de remise des diplômes allait commencer bientôt.

La seule raison pour laquelle j'étais encore là était de peaufiner mon discours aux étudiants autant que possible dans le peu de temps qu'il me restait.

« Mais c'est quoi cette impression de malaise ? »

Comme un apôtre recevant les ordres d'un dieu, une grande volonté me disait que je devais ouvrir ce coffre.

Si je ne l'ouvrais pas, je le regretterais. Maintenant !

« Déesse. »

— Mm.

J'invoquai la déesse et fis apparaître une lance.

Et l'aura d'épée s'y forma naturellement.

Même s'il s'agissait d'un coffre-fort en acier, il ne pourrait pas tenir face à l'aura d'épée.

« C'est… un document ? »

Dans le coffre proprement découpé, il y avait une seule feuille de papier.

« …Hein ? »

Un papier sur lequel était écrit l'acte d'atrocité indicible de l'(ancien) président.

Comme d'habitude, n'hésitez pas à laisser vos suggestions et corrections dans les commentaires.

(1) Aucune idée pour celui-là malheureusement

(2) Nous évoluons, au-delà de la personne que nous étions il y a une minute. Peu à peu, nous avançons à chaque tour. C'est comme ça qu'une foreuse marche ! – Simon, Tengen Toppa Gurren Lagann

(3) Ta foreuse est la foreuse qui percera les Cieux ! – Kamina, TTGL

(4) Cette foreuse… est mon âme ! – Simon encore, TTGL

(5) Les rêves de ceux qui sont tombés ! Les espoirs de ceux qui suivront ! Ces deux ensembles de rêves s'entrelacent en une double hélice ! Forant un chemin vers demain ! Et c'est Tengen Toppa ! C'est Gurren Lagann ! – Simon encore, TTGL

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.