Aller au contenu principal

Running Away From The Hero!

Chapitre 112

Running Away From The Hero!Running Away From The Hero!
Chapitre 112

Chapitre 112

Chapitre 112/26043%~14 min de lecture2 651 mots

« Bienvenue à vous tous. »

C'était un endroit excentré par rapport à la base principale de Yugrasia.

En parcourant des yeux les cent personnes rassemblées là, le vice-président affichait une détermination inhabituelle.

« Nous avons tous traversé des moments extrêmement difficiles jusqu'à présent. »

Très lentement, croisant le regard de chaque personne, le vice-président s'adressa aux cent rassemblés d'une voix lente mais puissante.

« Alors, com'était notre vie à l'académie ? »

« C'était l'enfer ! »

« Rien qu'à l'idée de devoir rester l'année prochaine, c'est horrifiant ! »

« Nous misons tout sur ce festival impérial. »

La première condition du vice-président dans sa demande de renforts.

Qu'ils soient encore à Yugrasia pendant au moins un an de plus.

Et idéalement, pas seulement un an, mais de préférence ceux qui en avaient encore deux ou trois devant eux, c'est-à-dire les premières et deuxièmes années.

« Oui, oui. Cependant, Nerkia nous a trahis ! Le président de Yugrasia, celui qui aurait dû penser à l'avenir de l'école plus que n'importe quel autre étudiant, nous a trahis juste pour sa petite amie ! »

« Ce genre de connard est notre président ! »

« Nous devons encore faire l'étude de nuit pendant deux ans ! »

« Moi, j'en ai pour trois ans ! »

« Donc il s'en fout juste parce qu'il lui reste même pas un an ? »

L'hostilité envers le président s'amplifiait de plus en plus.

« Oui, en effet. Celui qui nous a abandonnés pour son propre intérêt n'est autre que Nerkia ! Le simple fait qu'un tel individu soit le président du conseil des élèves de Yugrasia est une insulte pour nous tous ! »

« Bravo ! »

« Nous n'avons aucune raison d'appeler un traître notre président ! »

« Connard ! Il faut que le diable d'argent le tabasse pendant trois jours d'affilée pour qu'il reprenne ses esprits ! »

Cent personnes crachaient leur venin et leurs insultes.

Et la personne qui avait tout provoqué, notre vice-président, observait la foule maudissant le président avec une expression satisfaite.

« Et… Nerkia a un autre secret impardonnable. Il… a un total de cinq petites amies ! »

Et la deuxième condition que le vice-président avait fixée pour nos renforts.

Tous devaient être des célibataires n'ayant jamais connu d'amoureuse.

« Q, cinq… »

« Ce chiffre est seulement possible ? »

Les cent personnes qui hurlaient des insultes se turent instantanément.

Pour elles qui n'avaient jamais connu d'amoureuse de leur vie, l'idée d'en avoir cinq à la fois relevait de la légende.

« Grrr… »

« Putain de merde… »

Mais ce choc se mua vite en colère.

« Cinq rien que pour lui ? »

« Ce connard immoral. Il a trahi l'académie, et il a trahi tous les hommes en plus. »

« Il a fait quatre célibataires de plus rien que par sa faute, non ? »

Chacun des individus rassemblés ici correspondait aux critères du vice-président.

Et la condition finale que ces personnes devaient remplir.

« Vous êtes tous des élémentalistes, ne trouvez-vous pas que l'écart est trop grand ? »

Qu'ils soient tous des élémentalistes.

« Kuuh… »

« Mince, quelqu'un s'est effondré, il n'a pas supporté la brutale vérité ! »

« Je peux pas l'aider… Je crois que je vais tomber moi aussi… »

« Qu'est-ce qui est différent entre moi et le président ? »

« Ta gueule. »

« Ton niveau. »

« Ta gueule. »

« Ta renommée. »

« Ta gueule. »

« Le rang des élémentaux que tu contrôles. »

« Ta gueule. »

« C'est qui qui ramène sans cesse ma gueule ? Et toi alors ? T'es plus beau que le président ?! »

L'unité péniblement forgée par la colère vola en éclats.

« Les rendre tous fous de rage, et dépasser les forces d'un individu. C'était pas le but ? »

On raconte qu'une des stratégies utilisées dans l'Antiquité était l'emploi d'une brigade de berserkers par le biais de sorts de frénésie.

Un sort qui faisait perdre aux hommes leur peur avec leur raison, et faisait jaillir une puissance surhumaine au-delà de leurs limites !

Mais une seule utilisation pouvait estropier la personne sur qui le sort était jeté, et si les choses tournaient mal, les berserkers finissaient par attaquer leurs alliés, donc cette tactique n'était plus utilisée de nos jours.

Je me disais donc que s'il s'agissait du contractant de Loki, le vice-président qui avait échappé à tous les dangers rien qu'avec quelques mots, il pouvait créer des berserkers sans même utiliser de magie ?

N'était-ce pas ça, la sédition et le mensonge ?

« Hum… Lady Aris. J'ai préparé ce moment dans le but de gagner le festival impérial. »

Gagner ?

Là, ils sont en train de se chopper par les revers en se disputant pour savoir qui est le plus moche ?

« Maintenant, voyez-vous, Lady Aris ? C'est mon nouveau coup ultime que le professeur Nicerwin m'a appris ! Sédition et Mensonges ! »

Ça sonnait pas du tout comme un nom de coup ultime dont on peut être fier, mais autant écouter la suite.

« Maintenant, losers de la vie comme moi ! Est-ce que je vous dis une vérité encore plus excitante ! Je vais vous dire qui sont les filles que Nerkia fréquente ! »

À cet instant, tous les regards se braquèrent sur le vice-président.

« Eh bien, vous le savez déjà grâce à la déclaration publique, mais il y a l'une des plus grandes beautés d'Arucia, Arietta rul Meirae ! »

« Mince, j'ai perdu là. »

« C'est pas une catégorie de fille que je pourrais espérer rencontrer de ma vie ? »

« Et sa famille est d'un rang supérieur à celui du président. Elle vient d'une maison comtale, putain de comte. »

Les étudiants devinrent apathiques rien qu'avec un seul nom.

« Et une autre beauté célèbre d'Arucia ! Renya ti Silgran ! »

« La fameuse ange d'Arucia ? »

« Mince, c'est encore une famille comtale ! »

« Putain ! On va avoir droit à une maison ducale ou quoi ? »

Des noms que même j'avais entendus sortaient.

Renya ti Silgran.

La Sainte Vierge d'Arucia, qui traitait tout le monde avec gentillesse, peu importe la classe ou le rang.

« Es, est-ce que le président sort vraiment avec elle ? »

« Je vous l'ai dit, non ? Sédition… et mensonges ! Là, je peux dire n'importe quoi tant que ça m'arrange ! »

C'était un fake ?!

« Le président du conseil des élèves de Yugrasia a déjà mis la main sur les plus grandes beautés d'Arucia. Maintenant, est-ce que les sales mains de Nerkia se sont arrêtées là ? »

« Pour, pourrait-ce être… même dans d'autres académies ? »

« Oui, ce "pourrait" était la vérité ! L'une des Quatre Beautés de Marcis, Lady Julia, et la Reine de Mercaria, Lady Rudratian ! »

« Es, est-ce seulement possible ? »

« Le président… quel genre d'homme… »

Des noms qu'on n'arriverait pas à gérer commençaient à sortir.

Le nom de la fille aînée de la famille Rudratian fut mentionné. Bien que sa famille ne portât que le titre de vicomte, elle était la petite-fille de l'actuel chef de la Tour de Magie, et sa famille était un nom important dans la diplomatie internationale.

« Ça se diffuse en direct dans tout l'empire, non ? »

Mis à part la sédition, si tu mens, au moins reste dans ce que tu peux assumer.

À quel point les familles des filles mentionnées seraient choquées si elles voyaient cette scène maintenant ?

Leurs filles étaient actuellement en liaison amoureuse avec le président du conseil des élèves de Yugrasia ?

« Arrête, c'est dangereux. Réfléchis à ce qui arrivera après le festival impérial ! »

La haute société des épouses de nobles a toujours soif de nouveaux ragots.

Et un sujet qui est toujours une pluie bienfaisante après la sécheresse, ce sont les histoires d'amour de nos pairs !

D'innombrables rumeurs y entrent et en ressortent grossièrement exagérées.

Même si elles ne sont que de fausses rumeurs, ces rumeurs qui se propagent discrètement peuvent être des faiblesses fatales pour les femmes.

La petite amie ou la fiancée de quelqu'un voyait en fait un autre homme.

Au moment où ces rumeurs commençaient à circuler, que ces rumeurs soient vraies ou non, l'homme ne peut pas se permettre de ne pas s'en préoccuper.

Mais… dire ces choses lors du plus grand événement du calendrier impérial ?

Et le plus proche confident du président, le vice-président, qui dit ces choses, sorties de leur contexte ?

La validité de tout ça est bien trop élevée !

Je pouvais déjà imaginer les épouses nobles discuter de cette scène entre elles.

« Parfois… il y a des choses qu'un homme doit faire même s'il sait qu'il peut y mourir. »

« Certes, c'est une réplique cool, mais si on sait ce qui est dit, c'est pas cool du tout ! Et le fait qu'on puisse réellement se faire tuer ici rend ça encore plus flippant ! »

Si les choses tournaient mal ici, les personnes mentionnées tout à l'heure pourraient ne pas parvenir à se fiancer.

Bien que toutes leurs familles étaient extrêmement influentes donc ça n'aurait peut-être pas tant d'importance, mais elles aimaient un autre homme, et toutes les cinq aimaient le même homme en plus.

…Attends une seconde ?

« Il y a… Il y en a encore une ! »

« Oui, il y en a une. Je n'ai pas dit les noms des cinq ! »

Qui d'autre il fait entrer dans la danse ?

Toutes les célèbres beautés d'Arucia, Marcis et Mercaria sont déjà sorties.

Puisqu'on était étudiants de la même école, le nom d'un étudiant de Yugrasia ne pouvait pas sortir.

Ça voulait dire que la seule possibilité était une externe…

« Et enfin… de la famille qui garde les frontières de l'empire, la plus jeune fille de la famille Terecia ! »

« A, arrête… »

Ignorant mon visage qui blêmissait à vue d'œil, le vice-président franchit la ligne qu'il n'aurait jamais dû franchir.

« C'est fini… »

Il a embarqué une famille marquise.

Et une marquise de surcroît !(1)

Pourquoi les Dix Grandes Familles portaient-elles ce nom ?

C'était parce que même parmi les nobles de haut rang, elles travaillaient très près de la famille impériale, et leur influence politique était extrêmement puissante.

Mais toutes les familles nobles de rang marquis ou supérieur ne faisaient pas partie des Dix Grandes Familles.

Aux frontières de l'empire, il n'y en a pas beaucoup, mais il n'y en a pas non plus si peu, des Maisons qui détiennent le rang de marquis ou supérieur, et parmi elles, les marquis de marche sont ceux qui protègent la frontière.

Leur influence politique n'était pas près d'égaler celle des Dix Grandes Familles, mais leur puissance militaire était au moins aussi forte que celle de mon père, qui commandait sa propre armée.

Mais Risen avait embarqué l'une de ces familles dans tout ça.

Et une maison de marquis de marche dont le territoire était suspectement proche de celle de la famille du président !

« C'est fini… »

J'avais l'impression que ce festival impérial serait, pour bien des raisons, un moment spécial dans l'histoire du festival impérial.

Il y aurait probablement beaucoup de changements dans les règles.

Par exemple, des réglementations interdisant les mensonges éhontés.

Et quelque chose d'autre que je pouvais garantir.

Avant même que ces règles ne soient écrites, nous, Yugrasia, étions complètement et irrémédiablement foutus.

À moins que Yugrasia ne cache secrètement un bâtard de la famille impériale, ou l'amant secret de la princesse impériale dont on parle, rien ne pourrait empêcher Yugrasia de fermer ses portes !

— Aris, c'est pas une bonne chose, ça ?

— Hein ?

Mais une phrase de la déesse renversa tout.

« Attends… ? »

Pour résumer la situation.

[Mensonges du vice-président = marquis de marche, chef de la Tour de Magie, Affaires étrangères, chefs de diverses maisons comtales mis en colère = Yugrasia fermé = plus besoin de croiser le diable d'argent à partir de maintenant = hourra !]

— C'est notre déesse ! Y'avait une raison pour qu'on t'appelle la déesse de la sagesse !

— Hum !

Même si l'étude de nuit disparaissait, il n'y avait aucune garantie que le diable d'argent ne réapparaisse pas.

Il pouvait utiliser le règlement scolaire pour nous menacer comme avant.

Et donc les actes du vice-président étaient le moyen parfait d'éradiquer radicalement la racine de tous nos maux !

« Très bien, vice-président. Continue comme ça ! »

Un silence pesant continua de régner.

Cent personnes levèrent les yeux vers le ciel avec des regards morts.

Colère, désespoir, colère, morosité, colère, lamentation, colère, regret, colère…

Les flammes de la colère furent englouties par l'absurdité de ce qu'on leur avait dit.

Mais les braises de la rage ne moururent pas.

Elles se cachèrent simplement un instant parmi d'autres émotions.

Mais le vice-président était un spécialiste pour verser de l'huile sur ces émotions.

C'était un talent sur lequel même le professeur Nicerwin garderait un œil particulier pour l'enseigner personnellement.

« Vous, pauvres types, qui comme moi n'avez jamais réussi à rencontrer une femme. »

Un espace sombre rempli de rien d'autre que du désespoir.

Ils ne le savaient peut-être pas, mais leurs visages vides étaient visiblement sombres et moroses.

Parce que l'élémental des ténèbres du senior Reedan projetait l'obscurité sur les environs !

« Savez-vous pourquoi Nerkia nous a trahis ? »

Au milieu de cet espace sombre.

Dans une scène orchestrée par Reedan, notre vice-président se tenait au milieu d'un unique faisceau de lumière, les deux bras levés haut, et avait l'air de recevoir un oracle divin alors qu'il annonçait :

« Si Arucia gagne lors de ce festival impérial, Nerkia officiellement, avec ces cinq filles… se fiancera avec elles. »

Il y avait beaucoup à redire à cette annonce.

Pourquoi diable exigerait-on une victoire d'Arucia de la part du président du conseil des élèves de Yugrasia.

De plus, il y avait des étudiants de Marcis et Mercaria mélangés dans ces rangs !

« Aah… »

Mais ceux qui étaient déjà dans le désespoir ne pouvaient pas penser à ça, et ne pouvaient que fixer aveuglément Risen comme des fidèles recevant les ordres de leur dieu.

« Moi, je ne veux pas que ça arrive. »

« Moi non plus… je ne veux pas… »

« Des fiançailles avec cinq belles filles… »

« Et… le mariage ? »

Un par un, la raison commença à leur revenir.

Mais cette raison n'était qu'une fausse rationalité engloutie par l'émotion nommée colère.

« S'il y en a qui souhaitent juger le traître Nerkia… levez la main et criez fort ! »

« Jugement ! »

« Jugement pour le traître ! »

« Que la malédiction du diable d'argent s'abatte sur Nerkia ! »

« Condamnez-le à mort ! »

Je regardais les zélotes hurlant pour être les premiers à lever la main en signe d'assentiment, et tandis que je me demandais si je devais m'occuper du vice-président pour l'avenir du monde, le vice-président sortit un petit livre de sa poche.

« La façon de porter jugement sur Nerkia est écrite ici. Et ce rôle honorable, c'est quelque chose que vous seuls pouvez faire ! Vous seuls pouvez porter jugement contre Nerkia ! »

« Uwooooooooooooohh ! »

Tout le monde hurlait fanatiquement.

Mais moi, debout à côté du vice-président, j'étais horrifiée par tout autre chose.

Les mots écrits sur la couverture usée de ce livre.

C'était…

[Le Livre de l'Invocation, Volume 12.

Auteur – Nicerwin Ain]

Ce n'était rien d'autre que le livre qui avait fait frissonner tout l'empire pendant notre période d'inscription, le livre légendaire du professeur Nicerwin.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.