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Parallel World Pharmacy

Chapitre 3

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Chapitre 3

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Chapitre 3/953%~7 min de lecture1 203 mots

C'est quelques jours avant que Falma et Ellen ne découvrent le premier malade de la peste noire dans la quarantaine maritime.

Bruno de Médicis se trouve à l'École de Pharmacie de l'Empire San Flueve.

Il rédige des lettres et des guides d'inspection et de prévention contre la peste noire pour les envoyer aux villes de l'Empire et aux Universités Médicales du monde entier, travaillant toute la nuit. Car il adapte le contenu selon la situation de chaque lieu en tenant compte de la topographie, des races, de la culture de vie, des coutumes, de la religion, etc. En s'appuyant sur les mots de Falma, il détaille ce qu'il faudrait faire en cas d'épidémie, comment isoler une région, comment soigner un malade, comment identifier la peste noire lorsqu'un microscope est disponible, comment euthanasier un patient, comment gérer les cadavres, etc.

En plus de ces recommandations de prévention, il a fortement demandé à tous les utilisateurs d'arts divins d'exception, quel que soit leur attribut, d'y participer activement. La rédaction de ces guides est une tâche que seul Bruno, qui a bâti des relations de confiance avec les personnalités influentes, les hôpitaux, les institutions de recherche et connaît la situation médicale du monde entier, peut accomplir.

Falma a dit qu'il possède le remède ; cependant, sa production ne suffit qu'à approvisionner la capitale impériale, et il n'a pas la capacité de le diffuser dans le monde entier.

C'est pourquoi, les pays autres que l'Empire doivent prévenir l'épidémie sans le médicament.

« Falma l'a dit, mais la peste noire qui s'est terminée il y a 210 ans va-t-elle vraiment revenir ? »

Il en doute aussi. Pourtant, le sentiment de crise que manifestait Falma était extraordinaire. Bruno a décidé de croire en Falma.

Il sait que Falma, Ellen et ses disciples poursuivent la quarantaine dans la région de Marseille, et il voudrait les aider autant qu'il le peut, mais le rôle premier d'un Apothicaire de la Cour est de rester dans la capitale en cas d'urgence, pour soigner l'ossature du pays si elle tombe malade et éviter l'effondrement de la nation. Bruno ne peut pas quitter la capitale.

« Président, le Professeur Casper est venu vous voir »

La secrétaire de Bruno parle depuis l'extérieur du bureau du président.

« Hum, qu'il entre »

Bruno fit entrer cette professeure excentrique dans la pièce présidentielle.

C'est le Professeur Casper Louise, qui étudie les champignons et les spores, et utilisatrice d'arts divins du vent, qui a l'air d'une sorcière vêtue de noir de la tête aux pieds. On montrait du doigt ses recherches inutiles et son absence de résultats, ne lui accordant que de maigres fonds au sein de l'université. Sans que ses travaux voient le jour, elle allait atteindre l'âge de la retraite l'année suivante.

Ses recherches étaient du travail de terrain, collecte et taxinomie, centrées sur les champignons. Cependant, il existait un laboratoire de recherche fongique plus sophistiqué à l'Université de Norbatz, si bien que le sien ne comptait que quelques étudiants et était traité comme une filière sans avenir. Actuellement, elle n'a plus que deux étudiants.

Celui qui a à peine permis à son laboratoire de survivre en lui octroyant des fonds, alors que les autres professeurs et directeurs voulaient le fermer, c'est Bruno.

C'est une recherche qu'on juge inutile, mais il a cru qu'elle pourrait produire un résultat inattendu.

« Président-sama, est-ce qu'on me renvoie ? Je demanderais au moins un mois, pour m'occuper de mon laboratoire à partir de maintenant »

Elle craignait qu'on lui ordonne de quitter immédiatement son laboratoire, et des larmes perlaient dans ses yeux. Elle joint ses mains déjà ridées, et semble se recroqueviller en attendant le verdict.

« Non. Ce n'est pas pour ça. Je veux que vous accomplissiez une tâche importante »

« Pour moi…… un travail à partir de maintenant ? »

La vieille dame rectifia la position de ses lunettes sur son nez. Qui au monde voudrait confier une tâche importante à une professeure mise au placard comme elle. Bruno l'encourage vivement.

« C'est une tâche importante pour sauver le monde, que vous seule pouvez accomplir dans cet Empire ! »

« Oh, oh…… c'est ça…… »

La vieille professeure fut saisie par l'ampleur du mot « monde ». Bruno a toujours travaillé en ayant conscience du monde, mais elle, quand a-t-elle fait de la recherche en ayant conscience du monde, pour la dernière fois ? Tout son regard n'était concentré que sur les champignons de l'Empire.

« Je veux que vous cherchiez un certain nouveau type de microorganisme. Et j'aimerais que vous le multipliiez au maximum, et en extrayiez un principe actif »

Le microorganisme que Falma a cherché sans le trouver, celui qui produirait un antibiotique.

Les actinomycètes.

Il pousse comme un champignon qui s'étendrait en rayons, une bactérie nommée ainsi pour cette raison.

Bruno l'a interpellée pour raviver son aspiration et sa curiosité intellectuelle.

« Une espèce de cet organisme deviendra un médicament qui tue les maladies incurables, la peste noire et les maladies infectieuses »

« Hein ? »

« Lisez ceci, s'il vous plaît »

Il lui montra le croquis des caractéristiques des actinomycètes eux-mêmes que Falma avait laissé. Il y avait aussi un croquis de leur apparence au microscope. Les informations laissées par Falma continuaient d'éclairer Bruno.

« Quel grand professeur a…… ? U-Un truc qui serait l'ingrédient d'un médicament aussi important…… »

Le Professeur Casper lut attentivement les croquis et notes de Falma. Elle releva et baissa ses lunettes, et murmura maintes choses pour elle-même. Comme pour les comparer aux connaissances qu'elle avait accumulées au fil des années.

Et finalement, elle avala sa salive, puis répondit d'une voix tremblante.

« S-S-S'il s'agit de c-ce champignon, i-il est da-dans mon la-laboratoire depuis des années, je l'ai gardé dan-dans une…… f-flacon »

La vieille professeure ingrate, sur le point de prendre sa retraite, détenait le sauveur depuis longtemps déjà.

« Vous avez bien fait, Professeur Casper ! »

Il fut décidé que l'université mettrait tout en œuvre pour créer un nouveau médicament à partir de ce microorganisme.

Le laboratoire du Professeur Casper reçut immédiatement les fonds de recherche les plus élevés que l'université puisse octroyer, trois laboratoires équipés pour la synthèse organique lui furent attribués, et un grand nombre de scientifiques, alchimistes et ingénieurs furent mobilisés.

Dès ce jour, la production expérimentale d'antimicrobiens commença, et il fut décidé que le Professeur Casper dirigerait ce projet.

« Le discours de retraite du Professeur Casper risque de devenir grandiose »

Bruno l'encouragea.

« Pour que ce soit le cas, je ferai de mon mieux »

Si la victoire sur la peste noire devenait réalité, le jour où elle serait acclamée par la communauté académique, comme elle en rêvait, n'était peut-être pas si lointain.

C'était l'opportunité d'une vie. Le Professeur Casper décida de tout donner pour répondre aux attentes de Bruno.

Même si elle commençait tout de suite, la production ne serait pas possible immédiatement.

Cependant, si elle ne commençait pas la recherche tout de suite, les vies qui pourraient être sauvées seraient sacrifiées.

C'était à peu près à ce moment que Bruno reçut un pigeon messager apportant la nouvelle que « la peste noire a été découverte » dans la région de Marseille.

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