TL: Keriv136
Éd: Keriv136
Certaines phrases étaient difficiles à traduire, mais je m'en suis sorti et j'ai aussi apporté quelques améliorations/modifications pendant l'édition. J'essaierai de sortir un autre chapitre cette semaine si possible. Peut-être plus tard dans la semaine. Bientôt, de nouveaux romans arriveront ici, *Eternal God Emperor*, et je pense aussi à *Nodime No Yuusha* (dont j'ai parlé avec Yoshi pour reprendre le projet).
Capitale de l'Empire Persis, Jamshid
« Haa… »
L'empereur Xerxès III de l'Empire Persis était fort préoccupé. Il s'inquiétait grandement de la situation avec la Kirishie. Son grand-père et son père avaient tous deux mené des expéditions pour conquérir la Kirishie, mais tous deux avaient échoué. Les relations entre la Kirishie et l'Empire Persis étaient extrêmement mauvaises.
Pour dire vrai, il ne souhaitait pas vraiment contrôler la Kirishie. Même si on lui offrait ce territoire, il aurait adoré pouvoir refuser poliment.
En premier lieu, c'était une terre pas si riche que ça. Une terre aride avec peu de pluie, ce qui rendait la culture du blé difficile. Cela dit, pour la culture des olives et du raisin, c'était un endroit parfait pour une industrie florissante.
Il n'y avait vraiment pas beaucoup de sens à conquérir un tel endroit.
Alors pourquoi les empereurs du passé avaient-ils lancé des expéditions pour conquérir la Kirishie ? C'était parce que la Kirishie s'immisçait dans les affaires de l'Empire Persis.
Il y a une région de l'Empire Persis où vivent des Kirishiens. Les Kirishiens qui y habitent se révoltent souvent contre l'Empire. Parmi toutes les cités-États de la péninsule kirishienne, c'était principalement la Cité-État d'Alto qui soutenait ces rébellions.
Peu importe le nombre de fois où les révoltes étaient écrasées, Alto continuait à fournir assistance et armes aux rebelles. Ces rébellions ne pouvaient être totalement stoppées tant que leur source de pouvoir n'était pas éliminée. Bien que cela puisse sembler prudent de leur accorder l'indépendance, cela ne ferait qu'entraîner des rébellions dans tout l'Empire de la part d'autres qui cherchent l'indépendance.
Une variété de groupes ethniques différents vivaient à travers l'Empire. La guerre n'était pas quelque chose que l'empereur voulait. La guerre ruinait l'économie et détruisait la terre. Elle faisait bien plus de mal que de bien. Cependant, il n'y avait pas d'autre moyen. Qu'on la fasse ou non, il y avait de graves conséquences.
« Comment puis-je conquérir la Kirishie… alors qu'ils se battent constamment entre eux, ils s'unissent toujours quand nous attaquons… »
La puissance militaire totale de la Kirishie était d'environ 50 000 hommes. Pendant ce temps, l'Empire Persis pouvait en envoyer jusqu'à 400 000 en Kirishie. La différence de puissance militaire était écrasante. Pourtant, ils ne pouvaient pas gagner.
La raison était simple : le moral était extrêmement bas. En premier lieu, l'Empire Persis était une nation multiethnique diverse dont les soldats étaient composés de diverses races. Leur patriotisme envers l'Empire Persis n'était pas exactement débordant. De plus, à cause des nombreuses langues différentes, il était difficile d'organiser les soldats efficacement.
Quant aux Kirishiens, ils défendaient leur foyer et leur moral était donc très élevé. Aussi, comme ils se battaient constamment entre eux, leur capacité de combat était élevée. Donc, l'Empire Persis perdait à chaque fois.
« L'infanterie lourde (hoplites) d'Alto est très puissante. Je ne peux pas non plus faire fi de la mobilité de la cavalerie germanique qu'emploie Claris. Les soldats de Layme ont une force inégalée, puis il y a les stratèges de Telbaï et leurs homosexuels… La Bande Sacrée de Telbaï est une nuisance. »
Pour couronner le tout, il y avait leurs forces maritimes. La Kirishie avait une technologie navale et une maîtrise de la navigation supérieures à celles de l'Empire Persis. Peu importe comment l'Empire Persis préparait ses navires, ils perdaient toujours contre les Kirishiens.
« Votre Majesté, nous avons achevé notre objectif de construction de 600 navires de guerre. »
« C'est ainsi… et ces navires de guerre sont en cèdre du Liban. Je ne pense pas que ces navires seront battus si facilement. »
Dans une bataille navale, le plus grand avantage résidait dans la compétence des marins. Quelle différence le nombre et la qualité des navires pouvaient-ils faire ?
« Votre Majesté. J'ai une suggestion pour traiter avec la Kirishie. »
« De quoi s'agit-il ? Vous pouvez parler. »
Le Premier ministre sourit jusqu'aux oreilles en faisant sa proposition.
« Pour faire du pain, il faut un boulanger. N'y a-t-il pas ceux qui sont aussi bons que les Kirishiens en termes de capacités navales ? Nous pouvons former une alliance avec eux. »
« Povenia… ce n'est pas une mauvaise idée. Alors, qu'en est-il sur terre ? »
« La Kirishie a une armée puissante. Ils se battront jusqu'au bout. Nous aurons besoin d'hommes tout aussi déterminés. » Xerxès fixa le Premier ministre.
Le Premier ministre ouvrit la bouche.
« Demandons à ces monstres du désert. Même si nous perdons, leurs effectifs diminueront. Cependant, si nous gagnons, nous obtiendrons la victoire. »
« En effet… c'est une bonne idée. Alors, j'écrirai une lettre immédiatement. »
[Fredonnement]
À l'ouest de Jamshid, la capitale de l'Empire Persis, s'étend un vaste désert.
C'est un grand désert s'étendant légèrement vers le sud le long de la frontière entre la Kirishie et l'Empire Persis.
Là, une femme fredonnait une chanson. Elle avait les cheveux blonds dorés et un teint bronzé. Elle tenait une lance si grande qu'elle était disproportionnée par rapport à sa main. De l'acier de Damas de Dragon Noir brillait sur la pointe de cette lance.
Ce aurait été une scène assez étrange si on ne voyait qu'elle seule, tenant une arme aussi grande. Cependant, ce qui était encore plus étrange, c'était la chose qui lui tenait compagnie. Elle était accompagnée d'un immense salamandre. Et pendant qu'elle fredonnait, le salamandre hurlait.
La queue du salamandre fut tranchée tandis que la femme esquivait ses flammes, lui coupant la queue et l'une de ses six pattes, tout cela pendant que le salamandre hurlait sous les yeux de la femme monstrueuse.
[Fredonnement]
La femme fredonnait tout en évitant les flammes du monstre en sautant dans le sein du salamandre et en enfonçant sa lance dans sa mâchoire.
[■■■■■!!]
Le salamandre recula en hurlant et en vomissant du sang et la femme sauta, enfonçant sa lance dans son dos.
[■■■■■■!!]
Son corps était comme une flamme, teint de rouge par le sang. Elle lécha le sang sur sa lèvre inférieure et grinça des dents.
« Oups ! »
Comme le salamandre se mit à rouler sur le sol, la femme fut secouée de son dos. Cependant, la lance resta plantée dans son dos. Voyant cela comme une opportunité de frapper, le salamandre dévoila ses crocs et attaqua la femme.
« Ahh ! »
Elle visa un coup de pied au nez du salamandre qui chargeait. Son coup de pied fissura certaines écailles du salamandre chargeant.
« C'est grâce à mon entraînement et à ces chaussures en Damas de Dragon. »
Le salamandre fut projeté comme une balle. Dans une douleur sévère, le salamandre ne put se relever.
La lance dans son dos fut retirée.
« Eh bien, c'est l'adieu~ »
Elle enfonça sa lance à travers son cœur.
« Chef ! »
« Hein ? Qu'est-ce qu'il y a ? »
Pendant qu'elle dépecait le salamandre, un homme monté sur un chameau accourut vers elle.
« Chef. Il y a une lettre ici de l'Empereur. »
« Merci, et arrête de m'appeler Chef, appelle-moi Aïcha. » Dit-elle en faisant un clin d'œil à l'homme avec un sourire amical.
« Au fait, ce salamandre… tu l'as tué toute seule ? »
« Ouais. J'ai entendu qu'il était fort alors j'avais hâte de me battre contre lui. Ce n'était pas si terrible que ça, cela dit. »
« On dirait qu'il pourrait être de classe Bête Démon inférieure, mais… tu es toujours aussi forte. »
L'homme regarda Aïcha avec des yeux emplis de respect et de crainte.
Le peuple du désert est une race qui vit dans une zone s'étendant au sud-est de la péninsule kirishienne. Un sur cent de leur peuple possède ce qu'on appelle la « Protection du Chasseur », et ce sont des gens avec un haut niveau de compétence dans la technologie du fer. Ils voyagent à travers le désert à dos de chameau, font des affaires en faisant paître leurs troupeaux, et pillent en utilisant leurs armes ceux qui échouent à bien négocier avec eux. Ils sont forgerons, nomades, marchands et voleurs. Ce sont les gens du désert.
Parce que leur peuple vivait dans des oasis à travers le désert, ils n'étaient pas unifiés en tant que peuple depuis longtemps. Bien que tous les clans du désert étaient techniquement sujets de l'Empire Persis, en réalité ils étaient des pays partiellement indépendants qui se battaient constamment entre eux pour les oasis et les routes commerciales.
On dit que chaque empereur successif de l'Empire Persis était souvent tourmenté par eux. Cependant, il y a huit ans, les clans furent unifiés par la force. Ce fut le chef du clan Habu qui accomplit cet exploit.
Aïcha des Habu.
Elle avait deux bénédictions en plus de la « Protection du Chasseur » que les gens du désert possédaient à l'origine. L'une de ces bénédictions était la [Protection Divine du Dieu de la Guerre]. L'autre était la [Protection Divine du Dieu Fou].
Tous les trois étaient des protections qui offraient des améliorations de force physique.
Quand son père mourut, elle fit céder son frère aîné et son frère cadet par la force, et elle devint chef de clan. Elle exploitait alors ses liens avec Xerxès III, qui venait juste de monter sur le trône, par une relation sexuelle.
Tous les clans tombèrent entre leurs mains en un clin d'œil grâce à la force et l'influence écrasantes de l'Empire Persis.
« D'accord, alors qu'est-ce qu'on me demande ? » Aïcha brisa le sceau et lut la lettre signée.
Elle sourit jusqu'aux oreilles.
« Qu'est-ce que l'empereur nous demande ? »
« On dirait qu'on participera à l'expédition en Kirishie cette fois-ci. »
L'homme fronça les sourcils en écoutant.
« Hein ? Qu'est-ce qui ne va pas ? »
« L'empereur nous utilise juste comme des outils. C'est vraiment acceptable ? »
« Hahaha. Notre relation a toujours été un donnant-donnant. On s'utilise mutuellement. »
Le peuple du désert est autorisé à faire des affaires librement dans l'Empire Persis. En compensation, l'Empire impose une taxe commerciale au peuple du désert. Le commerce est indispensable pour le peuple du désert, et la taxe commerciale est un revenu important qui soutient les énormes dépenses militaires de l'Empire. On pourrait dire qu'au minimum, Aïcha et Xerxès III avaient une excellente relation. Cependant, la plupart des gens du désert avaient un fort sens de l'indépendance et beaucoup détestaient se mettre sous les ordres d'un empereur d'une ethnie différente.
« Vous pouvez piller autant que vous voulez. Ça ne voudrait pas dire d'énormes profits ? Je pense depuis longtemps que les Kirishiens étaient ennuyeux. Je vois ça sous un angle différent. Ils ont commencé à empiéter sur notre commerce sans permission. On les tuera et on réduira leurs effectifs. »
Le peuple du désert et les Kirishiens étaient tous deux des gens de commerce. À l'origine, ils commerçaient principalement par mer tandis que le peuple du désert comerciquait par terre, mais ces dernières années Claris avait commencé à participer au commerce intérieur aussi. Donc, le peuple du désert n'avait pas de bonnes relations avec les Kirishiens actuellement.
« En plus… » Aïcha saisit une partie du salamandre, « Je suis restée tranquille récemment. Il est temps que je me laisse un peu aller… Je dois leur montrer. On va leur faire payer. »
La corne du salamandre fut brisée en morceaux.
Notes du traducteur :
Ceci est une référence à la Bande Sacrée de Thèbes qui était une armée composée uniquement d'hommes homosexuels. Pas sûr de ce que sont ces blocs, peut-être une langue étrange ? Les noms de ces capacités pourraient être faux. 一つは『闘神の加護』。 もう一つは『狂闘の加護』。