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Otherworld Nation Founding Chronicles

Chapitre 111

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Chapitre 111

Chapitre 111

Chapitre 111/14676%~11 min de lecture2 057 mots

Nos forces s'élèvent actuellement à environ sept mille hommes. Il est impossible d'augmenter ce chiffre davantage. S'y ajoutent les deux cents cavaliers Equus que Muzio a ramenés. Le nombre a gonflé ainsi parce que, dans la tribu Equus, on est compté comme guerrier dès qu'on manie l'arc, femme ou enfant peu importe.

Le royaume de Belvedere et le royaume d'Eville alignent chacun cinq mille hommes, soit dix mille au total.

De son côté, Ledus commande trois mille cavaliers Equus et traverse actuellement les montagnes.

Pendant ce temps, l'armée de onze mille hommes menée par Bartolo est encerclée dans le royaume de De Morgal par un ennemi fort de près de neuf mille soldats.

Alors, par qui commençons-nous ?

« Votre Majesté ! Nous avons reçu une lettre autographe des Cités-États crétiennes ! »

Le messager tend le courrier.

Il semble que les trois États aient discuté et décidé de s'unir pour soutenir mon pays.

Lezzad et Gehenne (Note du traducteur : l'auteur a écrit Nemes, mais je pense qu'il s'agit de Gehenna) enverront chacun mille hommes pour prendre le royaume de Belvedere à revers. Nemes nous fournira des rations et du matériel militaire. De plus, si le royaume de Rosyth a d'autres demandes, les pays n'hésiteront pas à prêter des fonds de guerre.

« Si un dieu abandonne, un autre vous ramasse, hein. Je suis particulièrement reconnaissant pour les fonds de guerre…. »

Honnêtement, les finances de mon pays brûlent actuellement jusqu'à l'oubli. C'est déjà à un niveau assez dangereux. Qui plus est, nous avons décidé de baisser les impôts l'an prochain….

Ça donne pas envie de réfléchir à l'après-guerre, tiens…

En tout cas, c'est une bonne chose qu'on parvienne à obtenir des prêts. Tant qu'on peut continuer à en contracter, les finances du pays ne sombreront pas en faillite, parce que ça nous rendrait incapables de lever des capitaux. On peut dire que grâce à ces prêts, nous allons gagner un peu de marge.

…… Cependant, rien n'est plus embêtant que d'emprunter de l'argent à d'autres pays.

Ils essaient probablement de suivre l'exemple de César pour mettre la cible endettée au-delà de ses moyens.

Cela dit, l'objectif est fixé, hein.

« Messieurs, Lezzad et Gehenne ont l'intention d'immobiliser Belvedere. Envoyez mille soldats au royaume de Belvedere et gagnez du temps par des tactiques dilatoires. »

Le problème, ce serait Zoldias, tiens…

Je me demande ce qu'on devrait faire. Bon, pour l'instant, j'ai déjà dépêché Yal pour négocier avec le roi Zoldias et lui demander de distraire le royaume d'Eville.

« Votre Majesté ! Une lettre de lord Yal vient d'arriver ! »

« Quelle rapidité ! »

Je prends la lettre et la lis.

« Je vois…… »

Yal parcourt les documents d'ordre venus d'Almis.

Il avait déjà entendu du roi Zoldias les circonstances de la coalition. Puis, on lui a immédiatement demandé s'il ne valait pas mieux qu'il rentre au royaume de Rosyth.

« Qu'est-ce qui est écrit ? »

Une sorcière que Yal avait emmenée pour servir de fauconnière lui demande.

Yal lui tend la lettre.

« Comme tu vois…. il veut qu'on continue nos efforts et qu'on poursuive les négociations avec le roi Zoldias. Il veut aussi qu'on distraie Eville par l'arrière. Si possible, il désire une alliance avec le roi Zoldias. »

Yal fait un résumé rapide.

D'abord, une alliance est impossible. C'était évident lors des négociations avec le roi Zoldias.

Ce roi considère que le royaume de Rosyth est un royaume tout aussi dangereux que le royaume de Gillbed.

Cet instinct est juste. Si le royaume de Rosyth annexe le royaume de Gillbed, c'est clair comme de l'eau de roche que la prochaine cible sera le royaume de Zoldias.

Cela dit, pour le roi Zoldias, il est aussi vrai que le royaume d'Eville est une menace.

Si le royaume d'Eville parvient à arracher un territoire au royaume de Rosyth et se renforce, ce sera le royaume de Zoldias qui se retrouvera dans l'embarras.

« Bon, je suppose qu'on doit y aller maintenant. »

Yal se dirige vers le palais royal de Zoldias.

« Lord Yal Claudius, à quoi dois-je le plaisir de cette visite ? Pensez-vous peut-être à rentrer chez vous ? »

« Non, Votre Majesté. Il n'y a rien que je puisse faire pour mon pays si je rentre. »

D'ailleurs, comment pourrait-il rentrer ? Le royaume d'Eville se dresse entre le royaume de Rosyth et le royaume de Zoldias. Rentrer est impossible.

« Je vous le dis d'emblée. Je ne ferai pas d'alliance. Je n'aime pas renforcer un pays voisin. Mieux vaut que vous restiez petit, voire que vous disparaissiez totalement d'Adernia. »

Zoldias déclare à Yal.

À l'heure actuelle, il a vingt-cinq ans.

Bien que petit, son corps est solidement bâti. C'est la carrure d'un roi de pays essentiellement montagneux.

Que ce soit à cause de sa jeunesse ou de sa personnalité, le roi Zoldias dit souvent franchement ce qu'il pense. Il ne se retient pas.

« Pas du tout. Nous ne demanderons pas des choses comme des renforts. Notre pays gagnera, après tout. »

« Oh ? »

Le roi Zoldias plisse les yeux. Il s'intéresse à Yal qui, malgré la situation périlleuse de son pays, peut encore agir avec une telle assurance.

« Mais je ne pense pas que votre pays ait tant de marge que ça ? »

« Je suis sûr que Votre Majesté a entendu parler des armes que notre pays produit, appelées lances-bombes, oui ? Le roi Rosyth est aussi un inventeur. Nous avons d'autres armes que ça, vous savez ? »

C'est un mensonge.

Du moins, Yal ne connaît pas d'autres armes que celle-là.

Cela dit, la lance-bombe est une arme innovante et aucun autre pays n'en comprend encore le principe fondamental.

Par conséquent, ce qu'a déclaré Yal pourrait encore s'avérer vrai. Ça a assez de pouvoir de persuasion pour faire croire à l'autre.

« Ce que j'espère, c'est que le royaume de Zoldias frappe le royaume d'Eville. »

« Je vous ai déjà dit qu'on ne mobiliserait pas de troupes…… »

« Nous ne souhaitons pas de renforts maintenant, vous savez ? Si le royaume d'Eville doit perdre face au mien, n'est-il pas préférable pour votre pays de participer à la curée ? »

Yal parle sur le postulat que le royaume de Rosyth va gagner.

Le roi Zoldias ne peut pas lire les intentions de Yal.

S'ils vont gagner, ne vaudrait-il pas mieux qu'ils déboulent dans le royaume d'Eville tels quels ? Le royaume de Rosyth n'a aucun besoin du royaume de Zoldias.

Avec la proposition de Yal, le royaume de Zoldias profitera pendant que d'autres font le travail. Zoldias ne voit pas en quoi cela serait profitable au royaume de Rosyth.

« Détruire le royaume d'Eville serait facile. Cependant, si leur capitale tombe, les administrer sera très difficile. Ce ne serait pas si compliqué si on les gère un par un, mais là, on est en guerre contre plusieurs pays, oui ? On ne peut pas prendre son temps. C'est pourquoi, après notre victoire, nous ferons lever des troupes à Votre Majesté. Ainsi, votre pays pourra aisément obtenir un territoire sur le royaume d'Eville. Notre pays laissera quelques troupes pour la défense pendant qu'on nettoie les autres fronts. »

Zoldias regarde Yal en silence tout en écoutant sa proposition.

Yal, de son côté, continue sa persuasion en notant les réactions de Zoldias.

« Comment trouvez-vous ça ? Tant que votre pays ne mettra pas le royaume d'Eville à bas, le mien et le vôtre n'auront pas de frontière directe. Mon pays n'a pas la marge pour avaler le royaume d'Eville. Si on en fait un État tampon, la possibilité d'un conflit territorial entre nos pays disparaîtra. »

Le roi Zoldias commence à réfléchir à la proposition de Yal dans sa tête.

Avec la proposition de Yal, le royaume de Zoldias n'encourt ni démérite ni risque.

En tout cas, le seul perdant serait le royaume d'Eville affaibli.

Le royaume de Zoldias est une nation montagneuse, il y a très peu de terres fertiles.

Par conséquent, prendre un territoire au royaume d'Eville n'est pas une mauvaise proposition.

En tout cas, il y a un bassin (région de basse altitude) à la frontière entre les royaumes d'Eville et de Zoldias où l'on peut cultiver une quantité considérable de blé.

Si le royaume de Zoldias parvient à obtenir cette zone, il obtiendra de la sécurité.

Le roi Zoldias a confiance en sa puissance militaire. Quoi qu'il en soit, c'est encore un roi assez jeune. Plus une personne est jeune, plus elle est proactive, c'est pareil dans tous les mondes.

Par conséquent, le roi Zoldias….

« Je comprends. Alors, veuillez exposer les conditions de votre proposition. Il n'y a pas de raison que vous nous donniez le droit de profiter pendant que vous vous battez gratis, si ? Que veut votre pays de nous ? Que voulez-vous que je fasse ? Je vous le dis d'emblée, mais nous ne mobiliserons pas nos troupes avant que vous n'ayez gagné. »

« C'est simple. "Le roi Zoldias soutiendra le royaume de Rosyth." Nous voulons juste que vous déclariez ces quelques mots. »

Le roi Zoldias réfléchit un peu.

(Je n'ai qu'à dire ça et ce sera bon ? Il n'y a rien à perdre pour moi en plus…..)

« Je comprends. Mon pays soutiendra le royaume de Rosyth. »

« Merci beaucoup. »

« Bon, avec ça, on a obtenu un engagement. »

Ce que voulait Yal, c'étaient les mots "Mon pays soutiendra le royaume de Rosyth" de la bouche du roi Zoldias.

Il n'y aura aucun problème s'ils ont juste ces mots.

« Veuillez rassembler tout le monde pour moi. »

Yal réunit les subordonnés et sorciers qu'il a emmenés au royaume de Zoldias.

Il leur parle alors.

« Écoutez, tout le monde. Propagez immédiatement dans tout le royaume de Zoldias que le roi Zoldias a proclamé son soutien au royaume de Rosyth. Ainsi, les espions d'Eville devraient en entendre parler. Juste ça suffit. Avec ça, on pourra semer la panique dans leur arrière-garde. »

C'est la vérité. Le roi Zoldias ne pourra pas le nier. Même si on dit que c'était un accord secret, les deux pays y ont consenti après tout.

L'important, c'est que le contenu du mot "soutien" ne ressorte pas clairement. Ça peut s'interpréter comme de simples sentiments personnels, comme un soutien sous forme de vivres et de fonds de guerre, et même comme une attaque effective par l'arrière.

Le royaume d'Eville devrait alors sombrer dans un souci stérile. Au minimum, ils ne pourront pas envoyer de renforts contre le royaume de Rosyth.

C'est ce que Yal a pu faire.

« Bon, je suppose qu'on devrait contacter Sa Majesté, le roi Rosyth. »

Yal prépare du papier et de l'encre.

« Bien ! Yal a obtenu le soutien du roi Zoldias ! »

Les grands clans s'emballent. C'était une sacrée grosse nouvelle.

Même si ce n'est qu'une déclaration, ils ont réussi à les effrayer par l'arrière.

« Votre Majesté ! À l'instant, les armées d'Eville et de Belvedere ont commencé à bouger ! Chacune de leurs armées de deux mille hommes semble rentrer dans son propre pays ! »

Peut-être que la nouvelle est déjà parvenue aux deux pays, tiens.

Eville rentre pour faire face au royaume de Zoldias, tandis que Belvedere rentre pour faire face à l'armée unie Lezzad-Gehena.

Avec ça, on a réussi à retirer quatre mille hommes du champ de bataille sans les combattre. Néanmoins, l'ennemi compte encore neuf mille hommes, tribu Equus comprise. C'est bien plus que mon armée.

« Bon, le plan est fixé. On les écrase un par un. D'abord, on frappe Belvedere et Eville avec mille hommes chacun et on gagne du temps. On envoie cinq mille hommes contre la tribu Equus et on l'écrase. Une fois Muzio installé comme seigneur, on prend des renforts de la tribu Equus et on prend le royaume de Belvedere en tenaille avec l'armée unie Lezzad-Gehena. On fusionne avec cette armée, puis on attaque le royaume d'Eville. Après ça, on se dirige vers Bartolo pour le renforcer. Quelqu'un a un avis à donner ? »

Personne ne lève la main. En d'autres termes, personne n'a d'objection.

« Alors, on vote ! »

Ainsi, la Contre-Stratégie Anti-Coalition a été approuvée sans encombre.

La contre-attaque commence ici !!

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