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Neighbours

Chapitre 7 - « Je te souhaite de faire de beaux rêves cette nuit. »

Chapitre 7

Chapitre 7 - « Je te souhaite de faire de beaux rêves cette nuit. »

Chapitre 7/1354%~8 min de lecture1 432 mots

 16.

La maladie de Zhuang Nan devint étrangement persistante.

Bien que

Zhuang Nan, avec son salaire annuel commençant à un million, ait

tout ce qu'il fallait chez lui, il manquait curieusement de

médicaments. Chaque jour, il allait chez son voisin avec un air

pitoyable et une voix nasillarde pour emprunter des médicaments,

tout en profitant de la nourriture et des boissons. En secret, il

avait demandé à sa femme de ménage de venir tôt et de partir

rapidement, sans préparer de repas.

Ainsi, il

prenait tranquillement ses congés maladie, passant ses journées à

chercher des excuses pour se rapprocher de son voisin.

Lin Wen

vivait dans son petit monde et ne comprenait pas ce que Zhuang Nan,

si respectable en apparence, était en train de manigancer. Il

éprouvait de la compassion pour Zhuang Nan et lui offrait toute la

gentillesse possible, permettant à ce voisin de pénétrer à

plusieurs reprises dans sa coquille d'escargot — ce qui était

aussi dû au fait que Zhuang Nan savait garder une distance

appropriée et mesurer ses paroles, ce qui le mettait à l'aise.

Il était

différent de toutes les personnes que Lin Wen avait rencontrées.

Il

chérissait ce voisin qui pouvait tolérer ses bizarreries et écouter

patiemment ses phrases bégayées et maladroites.

Ainsi,

Zhuang Nan resta "malade" pendant cinq jours.

Son

supérieur l'appela, à la fois agacé et amusé : « Zhuang Nan, ce

n'est qu'un rhume, ça fait déjà une semaine ! Quel genre de rhume

dure aussi longtemps ? »

Zhuang Nan

venait juste de se montrer charmant devant Lin Wen, le faisant rire.

À ce moment-là, Lin Wen préparait le dîner dans la cuisine, et

Zhuang Nan, appuyé contre le cadre de la porte, contemplait son dos,

savourant cette scène chaleureuse et domestique.

Il se

retira sur le balcon pour écouter les reproches de son supérieur,

puis justifia son absence prolongée : « Demain, c'est samedi. »

Son

supérieur : « Hein ? »

Zhuang Nan,

poli mais ferme : « Même si tu es le patron, tu ne peux pas me

priver de mes jours de repos légaux. Je reviendrai travailler lundi.

»

Son

supérieur : « Es-tu vraiment Zhuang Nan ? Zhuang Nan n'est-il pas

un bourreau de travail ? » Après un moment de réflexion, il eut

une révélation : « Est-ce que tu serais en train de sortir avec

quelqu'un ? »

Zhuang Nan,

appuyé contre le balcon, regarda par-dessus le salon vers la

cuisine, d'où filtrait une lumière chaleureuse. Il resta silencieux

un long moment avant de répondre vaguement : « Hmm. »

Sortir avec

quelqu'un ?

Peut-être qu'il en était encore au

premier mot. (NT : 谈恋爱

tán

liàn'ài,

sortir avec quelqu’un commence par 谈

tán

qui veut dire discuter)

L'écureuil

n'était pas encore prêt à "sortir" avec lui.

17.

Zhuang

Nan n'oublia pas qu'il était aussi un employé. Lundi matin, au lieu

de planifier comment faire ouvrir sa porte à Lin Wen, il écrivit

une carte postale avant de partir, la glissa sous la porte de

l'appartement A2401, puis descendit joyeusement, faisant tourner ses

clés de voiture.

Lin Wen,

qui n'approchait généralement pas de la porte sans raison, avait

pris l'habitude, après une semaine de "harcèlement" de

Zhuang Nan, de s'en approcher inconsciemment. Ce matin-là, ne voyant

personne frapper à sa porte, il s'approcha finalement de la porte.

Et il

trouva la carte postale.

Dessus, une

écriture élégante et vigoureuse disait :

« Bonjour, Lin

Wen.

Le patron me rappelle au travail. Je vous souhaite une

bonne journée. »

Signé : Zhuang Nan.

À côté

des mots "Lin Wen", il y avait un petit écureuil dessiné,

rond et mignon, avec une queue touffue et un air adorable.

Les yeux de

Lin Wen s'illuminèrent d'un sourire. Il rangea précieusement la

carte postale et ne put s'empêcher d'en vouloir un peu au patron.

Zhuang Nan

n'était pas en bonne santé, il avait été malade si longtemps, et

maintenant, à peine rétabli, on le rappelait au travail... Il se

demandait si les clients lui en voudraient pour son état.

Pendant ce

temps, dans un immeuble de la rue financière de A City, le patron,

tenant une tasse de café tout en inspectant ses employés, sentit

soudain son nez le démanger et éternua bruyamment. (NT :

les chinois croient que si on pense fort à quelqu’un, cette

personne va éternuer)

18.

Une

semaine d'absence avait laissé beaucoup de travail en suspens.

Cependant,

Zhuang Nan s'en occupa avec aisance, ignorant calmement les regards

réprobateurs de ses assistants et secrétaires, tout en restant de

bonne humeur.

Pendant une

réunion, il eut même un moment d'absence, laissant échapper un

léger sourire.

Zhuang Nan

souriait rarement de manière si sincère, ce qui surprit non

seulement ses collègues, mais aussi son patron. Après la réunion,

tout le monde se rassembla autour de lui, exigeant de savoir pourquoi

il souriait ainsi.

Zhuang Nan

fronça les sourcils : « Vous n'avez rien à faire ? Pas de travail

? »

Sous le

regard sévère de Zhuang Nan, tout le monde se dispersa à

contrecœur.

Zhuang Nan

retourna alors à son travail, repensant en secret au sourire de Lin

Wen.

Il termina

le travail accumulé vers 22 heures.

Le patron,

qui avait également travaillé tard, descendit au bureau de Zhuang

Nan avec une tasse de café et se frotta les tempes, fatigué : «

Hé, on rentre ensemble ? Ma voiture est au garage. Je savais que tu

revenais aujourd'hui, alors je n'ai pas pris la mienne. »

Zhuang Nan

termina de taper un dernier mot, envoya l'e-mail et ferma son

ordinateur portable avec un clic.

Puis, avec

un sourire poli, il répondit : « Désolé, ce n'est pas sur mon

chemin. »

Le patron,

perplexe : « Où habites-tu maintenant ? La semaine dernière, je

suis allé chez toi avec des cadeaux, et j'ai découvert que tu n'y

avais pas mis les pieds récemment. »

Zhuang Nan

rangea calmement ses affaires et prit ses clés de voiture : « En

banlieue — et j'y resterai à l'avenir. »

« Il est

si tard, et tu vas conduire jusqu'à un endroit aussi éloigné ? »

« Hmm. »

« Tss,

tss... est-ce que tu as rencontré un esprit ou un démon dans ces

contrées sauvages ? Fais attention à ne pas te faire aspirer ton

énergie vitale. »

Zhuang Nan

n'avait pas envie de discuter et continua à marcher : « Je m'en

vais. »

Une fois

dans le garage, les mains sur le volant, il ne put s'empêcher de

rire.

Un esprit

ou un démon ? Lin Wen était-il un esprit ? Un écureuil esprit,

peut-être ?

Il rentra

chez lui en pleine nuit. Même avec son audace habituelle, Zhuang Nan

n'osa pas déranger son voisin à une heure aussi tardive. Il écrivit

donc une autre carte postale, la glissa sous la porte de Lin Wen, et

retourna se coucher, satisfait.

« Bonne

nuit, Lin Wen.

Fais de beaux rêves ce soir. »

Signé :

Zhuang Nan.

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