Ning Lang resta bouche bée, planté là, incrédule : « Trois, trois cents pièces d'argent ? Qui ? Qui m'a vendu ? Je ne vaux que trois cents pièces d'argent ? Vous plaisantez ? Revenez ici ! Toi, le gringalet qui ressemble à un singe, reviens ! Dis-le-moi clairement ! »
Le gérant, déjà en train de s'éloigner, s'arrêta et se retourna à ces mots, le visage sombre. Il avança et fixa Ning Lang avec gloire : « Gras-du-bide, qui traites-tu de singe ? »
Ning Lang, conscient de l'air maussade de l'homme, ne put s'empêcher d'être secrètement saisi de frayeur. L'homme était un cultivateur de stade intermédiaire de Construction de Fondation et il n'osa pas l'offenser. Il se calma et dit : « Si vous me libérez, je peux vous donner de l'argent. »
Le gérant le dévisagea de la tête aux pieds, son visage laissa paraître le mépris tandis qu'il disait : « Me donner de l'argent ? Il ne te reste sur toi que ta graisse et ces haillons pour vêtements. Où vas-tu trouver de l'argent ? »
Il le regarda avec colère et s'apprêtait à parler lorsqu'il réalisa que quelque chose n'allait pas. Le souffle et l'énergie spirituels de son corps avaient disparu, il était comme une personne ordinaire. Il fut pris de panique et avala sa salive, retenant ce qu'il avait voulu dire.
Il était le jeune maître de la Cité de Ning et son statut dépassait l'imagination de quiconque. Cependant, s'il disait à ces gens qui il était, ne serait-ce pas encore plus dangereux ?
Au même instant où il changea d'avis, le gérant agita la main : « Emmenez-le et surveillez-le de près. Il y a une vente aux enchères ce soir, emmenez-le là-bas. Il est clair de peau et bien en chair, je suis sûr que quelqu'un offrira un bon prix. »
En entendant cela, les yeux de Ning Lang se plissèrent : « Que voulez-vous dire par offrir un bon prix ? Je vous le dis tout de suite, ne me faites rien ! Vous feriez mieux de me laisser partir, sinon vous le regretterez ! Vous m'entendez ? Laissez-moi partir ! »
« Te laisser partir ? Dans tes rêves ! » Le gérant lui pinça le visage potelé avec délice : « Gras-du-bide, on dirait que tu es bien nourri, tu as bien plus de viande que les autres. »
« Vieux truc, tu oses profiter de ton grand-père ! Tu pinces aussi le visage de ton grand-père ? » Ning Lang fut furieux. Ses mains étaient liées et on le souleva de terre pour l'emporter. Heureusement, le gérant recula vite, sinon il se serait pris un coup de pied dans l'entrejambe.
Le gérant, qui avait évité le coup, avait le visage sombre, ses poings serrés craquaient bruyamment. L'instant d'après, il frappa Ning Lang au ventre avec virulence. On n'entendit qu'un fort fracas et Ning Lang gémit. Son visage rougit et son corps se recroquevilla légèrement, comme s'il ne pouvait pas reprendre son souffle. Il ne parla pas pendant un long moment.
« Tu oses causer des ennuis ici ? Tu ne cherches qu'à te faire battre ! Laisse-le tranquille pour l'instant. Enfermez-le dans la cage de fer numéro neuf et laissez-le user lentement son énergie. Je veux voir s'il osera encore causer des ennuis enfermé dans la cage de fer numéro neuf ! » Il renifla bruyamment et s'en alla d'un revers de manche.
Les deux hommes robustes amenèrent Ning Lang, roulé en boule, à la cage de fer marquée d'un neuf à l'extérieur. Ils ouvrirent la cage de fer et le poussèrent à l'intérieur avant de la verrouiller.
« Qu'est-ce que vous faites ! Laissez-moi sortir ! Laissez-moi sortir ! Salaud ! Laissez-moi sortir ! »
Il frappait contre les barreaux de fer et hurlait, mais on l'ignora. Soudain, il sentit un souffle dangereux derrière lui et se tourna prudemment. Ce qu'il vit le fit pâlir et il ne put s'empêcher d'avaler nerveusement sa salive en collant son dos contre les barreaux de la cage.