Au même moment, Maître He était parvenu à la résidence du Seigneur de la Cité, mais craignant de le déranger, il avait attendu dehors jusqu'à son réveil.
Une heure plus tard, émergea de son sommeil, se souvenant qu'elle devait se rendre aujourd'hui à la résidence des He pour évaluer l'état du jeune maître. Elle se leva donc pour faire sa toilette et fut prête en un rien de temps. En traversant la cour, elle appela Duan Ye et ordonna aux serviteurs d'apporter le petit-déjeuner. Elle mangea en attendant Duan Ye.
Une autre heure plus tard, après qu'ils eurent tous deux mangé, ils sortirent dans la cour principale et virent Maître He accourir pour les saluer.
« Je suis navrée, je me suis levée tard. » Dit-elle avec excuse.
« Non, ne vous en faites pas, j'arrive tôt. » Répondit Maître He prestement. Il posa les yeux sur le jeune homme en rouge et dit avec respect : « Médecin Fantôme, la calèche est prête. Médecin Fantôme, vous et Maître Duan pouvez monter ! »
« Mm. » acquiesça et marcha dehors avec lui.
Tous deux montèrent dans une calèche luxueuse, Maître He conduisant lui-même le cheval à l'avant. Quelques passants, surpris, s'enquirent en secret.
Au bout d'environ une heure, ils arrivèrent à la résidence des He. Madame He avait déjà ordonné aux serviteurs d'attendre dehors leur arrivée. À leur venue, ceux-ci saluèrent les hôtes et les firent entrer.
« Médecin Fantôme, voici la cour de mon Hong'er. Comme il ne peut quitter son lit, il n'est pas sorti pour vous accueillir. Je vous prie de ne pas m'en vouloir. » Dit Maître He.
« Bien sûr que non. » secoua la tête et pénétra à l'intérieur.
Dès qu'elle entra dans la chambre, une forte odeur de médecine lui monta aux narines et la pièce entière sentait la mort. Sans même regarder la personne, elle sut qu'il était aux portes du trépas.
« Ouvrez les portes et les fenêtres pour aérer. » Fit-elle signe.
À ces mots, Madame He ordonna immédiatement aux serviteurs d'ouvrir portes et fenêtres. Elle s'approcha du chevet avec et dit : « Hong'er, voici le Médecin Fantôme, salue-le vite. »
« Salutations, Médecin Fantôme, je vous prie de m'excuser de ne pouvoir me lever. »
Le regard de se posa sur le jeune homme allongé sur le lit. Il avait environ vingt-cinq ans, le visage maigre et pâle, essoufflé quand il parlait. En contraste avec son teint blême, ses lèvres étaient d'un rouge flamboyant.
À cette vue, elle inclina la tête et dit : « Regardons vos jambes ! »
Maître He s'avança et retira la couverture qui recouvrait son fils. Il ne portait qu'un short en guise de sous-vêtement. Ses deux jambes étaient noires et rouges, si enflées que quiconque les verrait en serait saisi de stupeur.
En voyant cela, fronça légèrement les sourcils. Elle s'avança et porta la main à sa jambe pour en prendre la température. Effectivement, elle était brûlante au toucher. Elle continua de froncer les sourcils en examinant ses jambes, plongée dans sa réflexion. Finalement, elle dit : « Relevez sa chemise. »
« Bien. » Maître He se hâta de relever la chemise de son fils et regarda , n'osant la déranger. Bien qu'angoissé, il se contenta de la scruter en silence.
observa son abdomen, puis y appuya. Lorsqu'elle vit la douleur se peindre sur le visage du jeune homme, elle retira sa main et dit : « Le poison a commencé à remonter. À ce stade, il a déjà gagné ses organes internes. S'il n'est pas soigné dans les trois jours, il mourra. »
En entendant cela, les jambes de Madame He flanchèrent et elle s'écria : « Je vous en supplie, Médecin Fantôme, sauvez mon fils ! Je vous en prie, je n'ai que ce fils unique... »
« Ne vous inquiétez pas. Tant que je suis là, il ne lui arrivera rien. » La réconforta-t-elle, puis elle se tourna vers Maître He et dit : « Maître He, sortez avec moi ! Il me faut des médicaments, Maître He, vous devez m'aider à vous les procurer au plus vite. »