Hao'aida Muyue à ôter ses vêtements et changea son manteau pour un autre ; heureusement, la femme n'avait saupoudré de médicament que son manteau, et une fois qu'elle l'eut changé, l'odeur disparut.
Elle portait toujours une robe rose, seulement celle-ci n'avait pas été lavée, elle était donc encore un peu sale, mais elle ressemblait à sa robe précédente ; si l'on ne regardait pas attentivement, on ne remarquerait pas le changement.
Hao'er lui prit la main, puis baissa la voix et dit : « C'est de la poudre à bêtes, l'odeur n'est pas marquée, mais les bêtes deviennent folles dès qu'elles en humect l'effluve. » Il avait déjà vu ce genre de chose une fois ; ce n'était qu'une poudre médicinale de très bas grade, seuls des gens aux pensées impures préparaient de telles choses pour nuire autrui, cette femme n'était décidément pas une bonne personne.
Songeant que Yue'er avait saupoudré de médicament sur cette femme, il pinca les lèvres, humph ! Il aurait bien aimé voir comment elle mangerait son propre fruit !
Vers midi, le capitaine en tête agita la main et se retourna : « Tout le monde, reposez-vous ici d'abord ! »
Pourtant, à peine sa voix s'était-elle tue qu'il entendit le rugissement d'une bête accompagné du bruit d'une course venir d'une courte distance, et il cria aussitôt : « Alerte ! »
Hao'er et Dix-Sept escortèrent les deux petits en suivant ces mercenaires, ne sentant que le sol trembler légèrement sous la course des bêtes ; en regardant autour d'eux, ils virent sept ou huit bêtes féroces de taille énorme siffler et foncer de leur côté.
Et de l'autre côté, une dizaine de bêtes canines au pelage sombre, hautes d'environ une demi-taille d'homme, laissèrent échapper des hurlements en courant vers eux, comme stimulées par une odeur perçue dans l'air ; elles ne craignaient même pas que ces quelques autres bêtes féroces soient aussi dans les parages, mais s'élancèrent férocement en avant et se faufilèrent au milieu des mercenaires.
« Mille diables ! Comment se fait-il qu'il y ait autant de bêtes féroces ! »
Les mercenaires furent pris un peu au dépourvu par les bêtes féroces qui surgissaient soudain, d'autant que la force de ces bêtes n'était pas faible et qu'elles étaient assez nombreuses ; outre les sept ou huit bêtes féroces géantes, la dizaine de bêtes canines de type vitesse, crocs à l'air, étaient également bien vicieuses.
Après tout, c'était un groupe de mercenaires qui avait livré des centaines de batailles ; après un instant d'hébétement, ils réagirent rapidement et contre-attaquèrent, protégeant les jeunes gens et jeunes filles pendant leur retraite, et protégeant aussi Hao'er et sa petite suite pendant leur retraite.
Cependant, Hao'er protégeait ses cadets et fit de son mieux pour s'éloigner des jeunes gens et jeunes filles ; pendant qu'ils reculaient, il les mena en retrait vers l'arrière.
À ce moment-là, les mercenaires réalisèrent progressivement que quelque chose n'allait pas : les bêtes féroces et les bêtes canines sifflaient et fonçaient vers les jeunes gens et jeunes filles, comme si elles les avaient identifiées, et n'attaquaient qu'elles.
Pourtant, elles étaient protégées par les mercenaires au centre ; ces bêtes féroces et bêtes canines ne purent percer le cercle défensif des mercenaires pour un temps, cependant tout est accident, la scène de bataille chaotique s'intensifia, l'odeur du sang des bêtes féroces tuées stimula ces bêtes, qui ne firent plus que se lancer sauvagement de plus en plus.
Soudain, une bête canine noire s'élança en avant, et la gueule ouverte, elle mordit le mollet de la jeune femme, et immédiatement après, l'entraîna vers l'arrière.
« Sauvez-la vite ! Sauvez-la vite ! »
Un instant, voyant la femme entraînée par la morsure, les quelques jeunes gens et jeunes filles poussèrent tous des cris de stupeur, voulant se jeter en avant pour la sauver mais repoussés par la bête féroce qui fonçait sur eux.
Presque instantanément, les bêtes qui à l'origine encerclaient et fonçaient battirent toutes en retraite en hâte, se ruant pêle-mêle sur cet être humain qu'on avait entraîné dehors.