Leng Shuang la regarda et dit : « Ce temps est parfait, d'ailleurs c'est la nuit. Normalement, même si tu manges vite, tu n'auras pas chaud. » Ce qui voulait dire qu'elle trouvait sa situation étrange.
« Mais j'ai vraiment trop chaud, une chaleur insupportable. » dit Ye Feifei, parce que son corps brûlait, tout son être, humeur comprise, devenait un peu sec.
Elle prit une grande inspiration et dit : « Je ferais mieux d'aller me laver le visage et de souffler dessus ! Il fait trop chaud. » Juste au moment où elle se levait pour sortir, la voix de , à côté d'elle, retentit.
« Assieds-toi et tends la main. »
Dès qu'il entendit cela, Du Fan ne put s'empêcher de regarder Ye Feifei, voyant qu'elle était sûre qu'il y avait quelques choses qui n'allaient pas, il dit : « La Maîtresse t'a dit de t'asseoir, et de tendre la main, elle va t'examiner. »
Ye Feifei eut un peu la tête qui tourne, elle ne savait pas si c'était la chaleur ou quoi mais le son dans ses oreilles devint progressivement flou et elle ne vit plus que la bouche de Du Fan s'ouvrir et se fermer sans savoir ce qu'il disait.
Ses yeux devinrent progressivement hagards, elle avait très chaud, son corps brûlait, si chaud que tout son être tremblait, elle tiraillait son col tout en déglutissant, ressentant une soif intense, une soif...
Du Fan vit qu'après avoir crié, elle restait plantée là dans un état second, tirant encore sur son col, alors il parla à nouveau : « Qu'est-ce que tu attends debout ? La Maîtresse t'a dit de t'asseoir, de tendre la main. »
« J'ai si soif, j'ai si soif, y a-t-il de l'eau ? » Sa voix devint un peu rauque et la rougeur sur son visage s'intensifiait, ses cheveux étaient mouillés de sueur, faisant coller les quelques mèches autour de ses oreilles.
Du Fan examina son état, ses sourcils se froncèrent, il se leva et avança, posa la main sur son épaule : « Ta situation n'est pas normale, assieds-toi, la Maîtresse va t'aider à... argh ! »
Ses mots n'étaient pas finis que tout son corps se figea sur place, les yeux écarquillés, fixant cette femme qui s'était soudain jetée sur lui pour lui mordre les lèvres !
À cause de cet imprévu et aussi de son action inattendue, même si la réaction de Du Fan était rapide, à cet instant il se figea. Il resta là, pétrifié, son regard rivé sur Ye Feifei, stupéfait.
À cause de ce décalage momentané, quand il reprit ses sens et voulut la repousser, il réalisa que ses lèvres étaient mordues par elle, et entre une poussée et une traction, la douleur lui fit perler des sueurs froides.
Il rugit le visage impassible, seulement, avec ses lèvres mordues, les mots qu'il rugissait étaient aussi indistincts, et la moitié de sa force n'y était pas.
Sur le côté, et Leng Shuang, aux premières loges de ce drame soudain qui se déroulait sous leurs yeux, regardèrent la scène, abasourdies. fut stupéfaite de voir Ye Feifei tenir Du Fan en lui mordant les lèvres et refuser de lâcher prise, regardant le visage noir de Du Fan essayer de la décoller mais sans y parvenir.
Une fois remise de sa stupeur, elle ne put s'empêcher d'éclater de rire, et même Leng Shuang, à côté, afficha un sourire devant cette scène comique.
Du Fan grogna de douleur, ne sentant plus que ses lèvres mordues, juste au moment où il voulait donner une claque à Ye Feifei pour l'assommer, l'une de ses mains vint on ne sait comment se poser sur sa taille pour tirer sur sa ceinture, le terrifiant au point que son visage changea, ses mains se ruant pour protéger sa ceinture et l'empêcher de la lui arracher.
« Si chaud... si chaud... »
« Maîtresse ! » Du Fan n'eut d'autre choix que de regarder comme pour implorer son aide.
« Leng Shuang, assomme-la, touss, assomme-la. » dit alors qu'elle ne pouvait que toussoter légèrement pour étouffer le rire qu'elle s'efforçait de réprimer.