Entendant une série de cris perçants derrière lui, l'homme vêtu de blanc se retourna vivement. Il ne put s'empêcher d'être légèrement stupéfait par ce qui se révélait sous ses yeux.
Il vit que, bien que les disciples eussent rapidement battu en retraite et se fussent déjà écartés de quelques mètres, les revers de leurs robes avaient tout de même été entaillés par cette lame de vent. Personne n'était blessé, mais les quelques disciples féminines dont les revers avaient été tranchés virent leurs robes intérieures dévoilées.
Ces quelques disciples poussèrent un cri de surprise, le visage rougissant tandis qu'elles se hâtaient de se couvrir la poitrine de leurs mains. Plusieurs disciples masculins furent saisis de stupeur par ce coup et, en se retournant, ils virent que c'était soit une Grande Sœur, soit une Petite Sœur qui avait reçu une entaille sur la poitrine, dévoilant leurs robes intérieures...
Un instant, ils restèrent abasourdis, puis, après avoir prestement détourné les yeux, ils sortirent leurs manteaux et les leur tendirent : « Mettez-les vite. »
Voyant le chaos à l'arrière, l'homme en blanc fronça les sourcils et poussa un léger soupir, son regard se portant vers l'homme qui tenait l'éventail avec nonchalance, et dit : « Même si mon Frère aîné a tort, l'action de Votre Excellence est vraiment excessive. » S'il n'avait pas tiré son Frère aîné à temps, les blessures causées par ce coup n'auraient pas été légères.
Du Fan rit légèrement : « Quoi ? On a le droit de frapper, mais pas celui de riposter ? Ou bien, on a l'air faciles à embêter ? »
Face à ces paroles, l'homme en blanc resta sans voix.
« Frère aîné, écarte-toi ! Ce gamin n'a pas d'yeux, aujourd'hui, je dois lui donner une bonne leçon ! » L'homme en robe grise parla d'une voix grave, le visage sombre et lourd, les yeux emplis de colère, et sous ses manches, ses poings étaient serrés jusqu'à en blêmir.
Avant d'attendre que Du Fan et les autres ouvrent la bouche, ils ne firent qu'entendre une voix douce surgir avec nonchalance.
« Oh ? Quel genre de personne est Votre Excellence ? Quels titres avez-vous pour donner des leçons aux miens ? »
Entendant cette voix, Du Fan et les autres, qui étaient assis, se levèrent, levèrent la tête vers l'escalier et s'écrièrent à l'unisson : « Maître. »
Ces gens hors de l'auberge regardèrent la femme qui descendait lentement les marches, et ne purent s'empêcher d'aspirer une bouffée d'air froid. La femme était vêtue d'une robe rouge flamboyante, sa démarche était douce et élégante, son allure unique, mêlée d'une pointe de paresse et de désinvolture, et il émanait d'elle une aura digne qu'on ne pouvait ignorer.
C'était indubitablement une beauté et, lorsqu'elle esquissa un léger sourire, cela les choqua tous au point de les plonger dans un état second.
« Maître, avons-nous fait trop de bruit et vous avons-nous dérangée ? » demanda Du Fan, et lorsque son regard balaia l'extérieur, il y eut quelques degrés de froidure en plus.
« Avec un tel vacarme en bas, difficile de ne pas être dérangée. »
descendit l'escalier, arriva à la table et s'assit avec aisance, posa son menton sur une main, ses yeux clairs regardèrent dehors, son regard balaya l'homme en robe grise et se posa sur Du Fan, en disant : « D'ailleurs, n'est-il pas vrai que j'ai entendu dire que quelqu'un allait m'aider à vous donner une leçon ? Voyant qu'il se fait tard, je suis descendue jeter un coup d'œil. »
Dans le Monde de la Cultivation, il y avait maintes beautés, sans parler de Duan Yunhe, qui venait de la Secte Immortelle. Il avait vu maintes femmes d'une beauté extrême, pourtant, lorsqu'il vit cette femme en rouge, il eut en réalité le sentiment que toutes ces femmes qu'il avait vues auparavant et qu'on appelait des beautés ne pouvaient même pas se comparer à un cheveu de la sienne.
Son allure paresseuse et désinvolte était naturelle, pourtant elle dégageait aussi une aura noble, comme si elle appartenait aux cieux. Après avoir vécu plus de cent ans, c'était la toute première fois qu'il rencontrait quelqu'un comme elle.
Il en avait été captivé. Sa silhouette envoûtante avait laissé une empreinte profonde dans son cœur et il ne pouvait plus détourner les yeux d'elle...