Elle baissa les yeux et jugea que son corps allait bien. Quant à la force physique, c'était elle qui fournissait l'effort, tandis que lui se contentait d'en profiter sans trop se fatiguer.
Soudain, elle repensa au livre qu'elle feuilletait distraitement ces dernières nuits. Elle ne l'avait pas emporté quand le lui avait tendu, mais elle en possédait un exemplaire dans son espace ! Même si elle le regardait depuis un moment, les illustrations lui montaient encore le rouge aux joues.
C'était une femme, après tout, comment n'aurait-elle pas été agitée ?
Perdue dans ses pensées, ses doigts continuaient machinalement d'errer sur le corps de Jun Jueshang. Parfois ils s'immobilisaient, parfois ils dessinaient des cercles, parfois ils le frôlaient comme une plume, et parfois…
Pourtant, cela fit peu à peu perler la sueur sur le front du jusque-là raide Jun Jueshang. Peut-être Wanyan Qianhua reprit-elle ses esprits et se souvint-elle de l'urgence de la situation, car la main qui explorait sa poitrine s'arrêta, et ses yeux descendirent vers son bas-ventre.
Un morceau d'étoffe couvrait encore cet endroit, et tout paraissait calme, sans le moindre soubresaut. Elle releva donc les yeux vers son visage, et voyant la sueur sur ses tempes, ne put réprimer un sourire ensorcelant.
Elle était penchée sur le côté, mais tout à coup elle baissa la tête et lui mordit la poitrine. À cet instant, Jun Jueshang laissa échapper un grognement sourd. Ses yeux, clos jusqu'alors, s'ouvrirent brusquement. Son corps fut stimulé, et une flamme inconnue monta vite en lui, se ruant vers son bas-ventre.
Il ressentit à la fois humiliation et fureur en percevant les changements de son corps. À cet instant, le masque d'indifférence qu'il portait toujours se fissura. Ses yeux se chargèrent d'une lueur sombre tandis qu'il fixait Wanyan Qianhua.
« Ton corps réagit. » Wanyan Qianhua releva la tête pour le regarder. Comme elle était à demi étendue sur lui, sa jambe également posée sur la sienne, elle remarqua naturellement la transformation d'une certaine partie de lui en premier. Je pense que tu devrais jeter un œil à
Elle aurait voulu rire sur l'instant, un peu triomphante, un peu satisfaite d'elle-même. Ne la méprisait-il pas ? N'était-il pas détaché du monde et abstinent ? Sans lien avec la passion, sans désirs ni envies ? Alors qu'était-ce que ce changement dans son corps ? Bien sûr, c'était une gifle en plein visage !
« Il semble que ton corps soit assez honnête. » Elle souffla légèrement, évacuant quelque chose en le mordant à nouveau. Mais cette fois, elle pinça directement son oreille.
Le visage de Jun Jueshang rougit, sans qu'on sache si c'était par gêne ou par irritation.
Il tira sur la soie rouge qu'il tenait en main, mais plus il tirait, plus elle se serrait. À ce moment, la femme qui était couchée sur lui et lui mordait l'oreille se retourna et vint s'asseoir sur son bas-ventre. Elle tendit la main, laissant retomber le rideau juste au moment où lui manquait le souffle et rougissait.
À la chute du rideau, la plus grande partie de la lumière sur le lit fut bloquée, plongeant la pièce dans une pénombre trouble et encore plus suggestive. Il sentit la flamme en lui s'intensifier quand la femme assise sur son bas-ventre défit ses cheveux et les rejeta en avant d'un geste de la main, tout en ôtant son bandeau rouge pour révéler une peau d'une blancheur parfaite, éblouissante.
La belle femme, le torse nu, assise sur son bas-ventre, sa chevelure soyeuse dissimulant sa poitrine, était d'une tentation extrême…
À cet instant, il ne put s'empêcher de se demander si la réaction de son corps n'était pas son instinct, mais l'effet de cette pilule médicinale ?