Une demi‑année plus tard, un flot d’énergie spirituelle et d’énergie profonde parcourut le corps de , assise en tailleur dans l’Espace pour cultiver. Le souffle du lotus bleu du chaos primordial logé dans son dantian déborda à son tour et imprégna tout l’Espace.
Elle sut, à cette sensation familière, qu’elle allait progresser ! Après plus d’une demi‑année de culture, elle allait enfin percer au niveau de Vénérable Immortel et accéder à la force d’un Empereur Immortel !
Elle sortit la pilule qu’elle avait préparée pour franchir le stade de Vénérable Immortel et entrer directement dans celui d’Empereur Immortel. Cette fois‑ci, en avançant au rang d’Empereur Immortel, elle devait atteindre le sommet d’un seul élan !
Ce n’est qu’à cette condition que sa puissance suffirait à secouer les Quatre Empereurs Immortels. De surcroît, les Quatre Empereurs Immortels stationnaient au niveau d’Empereur Immortel depuis de nombreuses années ; elle craignait que leur force actuelle ne soit encore supérieure à ce stade. Ce n’est qu’en perçant jusqu’au rang d’Empereur Immortel qu’ils daigneraient même la remarquer.
En même temps que l’atmosphère de l’Espace se transformait, le ciel de l’Espace changeait aussi. Et tandis qu’elle progressait à l’intérieur, les gens de l’extérieur n’avaient aucune idée qu’il ne leur resterait plus longtemps à attendre avant de pouvoir tous partir…
À la Cité du Phénix, l’Ancien Gu et les autres vaquaient à leurs occupations de façon ordonnée. Certains étaient affectés à la chasse aux bêtes, d’autres à la garde de la cité, d’autres encore partaient inspecter des lieux extérieurs.
Une demi‑année plus tôt, lorsque leur avait dit qu’elle les emmènerait hors de cet endroit, l’odeur du sang avait semblé s’atténuer. Peu de gens se battaient encore pour des futilités, et les cultivateurs de niveau supérieur ne tuaient plus ceux de niveau inférieur sur un simple caprice.
Pour eux, les affaires courantes n’avaient plus d’importance. L’essentiel était de pouvoir quitter ce lieu. Aussi attendaient‑ils, attendaient le jour où cela adviendrait.
Beaucoup de gens se regroupaient souvent devant les portes de la Cité du Phénix. Ils y patientaient parce que, s’il y avait la moindre nouvelle, ils seraient les premiers informés. Pourtant, les portes de la Cité du Phénix étaient restées closes tout ce temps. Elles ne s’ouvraient que quand quelqu’un sortait ou entrait. Même s’ils voulaient connaître les nouvelles, si le responsable de la Cité du Phénix ne l’autorisait pas, l’information ne parviendrait pas à leurs oreilles.
Lorsque douze fusées de signalisation furent lancées l’une après l’autre dans le ciel au‑dessus de la Cité du Phénix, les habitants qui se trouvaient à l’extérieur se ruèrent immédiatement vers l’intérieur dès qu’ils aperçurent les signaux.
Au cours des jours suivants, ils virent les gens de la Cité du Phénix rentrer en hâte. Ils cherchèrent à savoir ce qui s’était passé. Cependant, personne ne leur prêta attention.
« Qu’est‑ce que vous croyez qu’il s’est passé ? Pourquoi les gens à l’intérieur de la Cité du Phénix ont‑ils lancé douze fusées de signalisation d’affilée pour rappeler ceux qui sont dehors ? »
« Je me demande si le Seigneur de la Cité du Phénix va ouvrir les barrières frontalières d’ici ? C’est pour cela qu’ils ont rappelé tout le monde ? »
« Tu crois vraiment ça ? Cela fait une demi‑année qu’elle a prononcé ces paroles, en seulement une demi‑année elle a découvert comment percer les barrières frontalières de cet endroit ? »
« Sinon, qu’est‑ce que ça pourrait être d’autre ? Maintenant tout le monde s’entend bien ici, depuis six mois il y a moins de combats et de meurtres. Hormis l’ouverture des barrières frontalières, je ne vois pas quel autre motif elle aurait pour convoquer tout le monde dehors avec douze fusées de signalisation. »
« C’est vrai, peut‑être qu’elle est en train de percer les barrières frontalières pour de bon ! »
« C’est génial ! Nous pourrons enfin quitter cet endroit ! »
L’excitation et des sourires pleins d’attente illuminaient les visages des gens massés devant la Cité du Phénix, et ils ne purent s’empêcher de chuchoter entre eux, emplis d’impatience…