Ils n'avaient pas songé à intervenir, car la force de ces gens n'était pas négligeable, et l'un d'eux était même un médecin. Le jeune garçon avait un culot certain pour défier seul quatre hommes. Au vu de son attitude décontractée, sa force devait surpasser celle de ces quatre-là.
« Tuez-le ! » Les trois autres hommes hurlèrent de rage et se ruèrent vers l'avant, armes en main. Pourtant, avant que celui qui s'était élancé n'ait pu s'approcher de , elle le renvoya d'un coup de pied et il s'écroula au sol en poussant un cri de douleur.
Lorsque le tenancier vit la bagarre éclater et le mobilier de l'auberge endommagé, il ne put s'empêcher de sortir en criant : « Hé, pas de bagarre, pas de bagarre ! »
Mais personne n'écouta un mot de ce qu'il disait ; au contraire, on ramassa quelque chose pour le lancer sur . Voyant des objets venir dans sa direction, elle fronça les sourcils et jeta un coup d'œil aux hommes. Elle claqua la main sur la table et les baguettes s'envolèrent du porte-baguettes pour fuser vers les quatre hommes.
Des cris perçants s'élevèrent tandis que les baguettes leur transperçaient les pieds. Ils s'agenouillèrent net, incapables de se relever.
« Vous voulez encore vous battre ? » fit tourner la coupe de vin dans sa main tout en jetant un regard aux quatre hommes.
« Non, on ne se bat plus, on ne se bat plus, grâce, jeune maître, on a eu les yeux fermés pour ne pas voir votre grandeur. » Les quelques hommes implorèrent la pitié en hâte et se regardèrent entre eux. La tête basse, ils échangèrent un regard où passa un éclair.
Tandis que les quatre hommes suppliaient, ils bondirent soudain et répandirent quelque chose sorti de leurs manches sur la en robe azur. À cet instant, une lueur froide traversa les yeux de . Au moment où la poudre jaillissait de leurs manches, quatre baguettes partirent simultanément et se plantèrent entre les sourcils des quatre hommes, les transperçant de part en part, ne laissant que quatre trous sanglants dans leurs crânes...
Le brusque revirement glaça le sang de tous les spectateurs. Voyant le jeune garçon en robe azur faire preuve de clémence et les quatre hommes quémander grâce, ils crurent que l'affrontement s'arrêterait là. Ils n'avaient pas prévu que ces derniers lancent de la poudre sur le jeune garçon, ni que ce dernier la repousse d'un geste et les tue sur le coup...
Dans ce monde où seuls les forts comptent, offenser un expert puissant exige de payer le prix, surtout quand l'adversaire faisait preuve de mansuétude et que l'on ose une attaque sournoise. Ils s'attendaient à ce que le jeune garçon en robe azur tue les quatre hommes, pourtant sa maîtrise les stupéfia.
Le tenancier était aussi un cultivateur. Bien que sa force fût modeste, il pâlit à la scène et resta un long moment sans voix.
« Oui, je suis là. » Le tenancier ressortit de sa torpeur et s'approcha de , dévisageant prudemment le jeune garçon en robe azur.
« Apporte-moi ce qu'ils ont sur eux. » fit un geste, puis but son vin et mangea sa viande d'une expression inchangée.
« Oui, oui. » Le tenancier s'avança prestement, récupéra toutes les armes, sacs cosmos et anneaux spatiaux sur les corps des quatre hommes et les posa sur la table où était assise .
« Jeune maître, c'est... c'est tout ici. » Il essuya la sueur froide sur son front. Depuis les années qu'il tenait cette auberge, il avait dû remplacer le mobilier maintes fois. Il semblait que les affaires des derniers jours n'avaient servi à rien.
« Prends ces armes pour les revendre et ces pièces d'or compenseront tes pertes. Écarte aussi ces quatre cadavres à l'arrière et débarrasse-toi-en. »