Il tenait le paquet de faisan rôti et observait le jeune homme qui fouillait dans son panier à médicaments. Il entrevit vaguement un faisan lorsque le filet fut soulevé.
« Voici, Frère Lu, donne-le-leur et dis-leur de le préparer pour qu'ils le rôtissent pour Oncle. » tendit le faisan qui battait des ailes à Lu Jiming à ses côtés.
Lu Jiming jeta un coup d'œil à et prit le faisan. Il le remit aux hommes derrière lui en leur ordonnant de s'en occuper.
Un vieillard vêtu de gris se pencha en avant. Il regarda dans le panier et demanda : « Vos herbes médicinales ne risquent-elles pas d'être piétinées si vous y mettez aussi le faisan ? »
Il distingua vaguement quelques herbes en désordre et un filet noir. Comme la nuit était sombre, il ne parvint pas à identifier les plantes médicinales à l'intérieur. Quant au filet noir, il supposa qu'il ne s'agissait que d'un filet ordinaire.
« Ce n'est rien, ce ne sont que des herbes médicinales ordinaires, elles pourront encore servir après que je les aurai lavées et séchées. De plus, je compte les vendre en ville, même si leur aspect n'est pas engageant, elles devraient encore valoir quelque argent. » Dit-elle en souriant. Après avoir rangé le contenu du panier, elle le posa derrière elle.
« Oncle, donne-le-moi. Je pourrai encore le manger après l'avoir réchauffé. » Elle désigna le faisan rôti restant.
« Tiens. » Le Vieux Patriarche Lu le lui tendit. Il le regarda ouvrir le paquet, y enfiler une brindille et le faire rôtir au-dessus du feu. Il dit : « Pourquoi ne pas t'en débarrasser ? Qu'ils en rôtissent un frais, ce sera bien meilleur. »
fit tourner la brindille de faisan rôti dans sa main et répondit : « Non, non, c'est très bien, je peux manger celui-ci. »
Voyant cela, le Vieux Patriarche Lu n'insista pas. Cependant, lorsque l'arôme du faisan rôti de flotta dans l'air, il ne put s'empêcher d'avaler sa salive : « Ton faisan rôti sent délicieusement bon ! »
« Il faut bien avoir quelques talents quand on vit dans la montagne, sinon on ne mange pas de bonnes choses. » Dit en souriant. Elle regarda le Vieux Patriarche Lu assis à côté d'elle et ajouta : « C'est mon reste, donc je ne t'en donnerai pas. Quand j'aurai fini, je t'aiderai à rôtir l'autre faisan ! »
« Hahaha, c'est bien. » Le Vieux Patriarche Lu acquiesça d'un signe de tête.
Après que eut fini de manger, elle prit le faisan préparé et le fit rôtir. Juste au moment où elle s'apprêtait à y ajouter de l'assaisonnement, l'un des hommes costauds s'écria : « Qu'est-ce que tu ajoutes ! » Il voulut s'emparer du flacon de condiment dans sa main.
Les yeux de se plissèrent et elle frappa la main tendue de l'homme avec la brindille qu'elle tenait de l'autre. Au bruit de la brindille frappant la main de l'homme se mêla le souffle de douleur de ce dernier.
L'homme costaud retira instinctivement sa main et fixa d'un regard féroce. Il tendit la main et vit une marque rouge sur le dos de celle-ci. Cela le mit encore plus en colère : « Tu oses me frapper, gamin ! » Sa main se referma en un poing qu'il lança vers .
Le Vieux Patriarche Lu cria d'une voix grave. Une aura d'autorité accompagnait sa voix. Le cœur de l'homme trembla et ses tympans lui firent mal. Il rétracta involontairement sa main, baissa la tête et recula d'un pas.
Le regard du Vieux Patriarche Lu balaya l'homme alors qu'il le sermonnait : « Où sont vos manières ! Retirez-vous ! »
« Oui. » L'homme costaud lança un regard furieux à , puis baissa la tête et se retira.
« Jeune Frère Feng, ne m'en veux pas, ils ne font que se soucier de mon bien-être. » Dit-il en souriant. Il posa un regard profond sur le jeune homme à ses côtés. Il fut un peu surpris de voir le jeune homme frapper son garde du corps avec une telle aisance.
Après tout, la vitesse était incroyablement rapide.