Lorsqu'il aperçut l'étrange lueur dans ses yeux, le cœur de l'homme d'âge mûr manqua un battement et une vague de malaise le submergea.
« Grand Frère, regarde autour de toi pour voir s'il y a un cachot ou quelque chose de ce genre ici. » demanda Feng Jiu, les yeux plissés en un sourire tandis qu'une lueur excitée brillait dans son regard.
« D'accord. » Bien que Guan Xi Lin n'eût aucune idée de ce qu'elle tramait, il exécuta tout de même ses instructions à la lettre et fouilla rapidement la résidence, qui n'était pas très grande, d'un bout à l'autre.
« Qu'est-ce que tu manigances exactement ? »
« Tu le sauras bientôt. » répondit Feng Jiu d'un léger rire. Peu de temps après, elle vit Guan Xi Lin revenir.
« Petite Jiu, il n'y a pas de cachot ici, mais il y a une cage en fer qui a l'air faite pour enfermer des gens. »
« Jette-les tous dans la cage, alors. » dit-elle en désignant l'homme d'âge mûr pour qu'on le jette dedans le premier. Ensuite, elle fourra une pilule dans la bouche de chacun des autres hommes en noir et les fit tous traîner vers l'arrière.
Une fois tous enfermés dans la cage et le verrou fermé, Feng Jiu tira une chaise, s'installa confortablement, bien décidée à profiter du spectacle. Puis, elle sembla se souvenir de quelque chose en regardant le frère commode qu'elle venait de s'adjoindre, et elle cligna des yeux : « Grand Frère, tu vas regarder toi aussi ? »
Guan Xi Lin la regarda, perplexe. Il ne vit qu'elle avait enfermé tous les hommes dans la cage, avait déplacé une chaise pour s'asseoir et les observer, et il n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle pouvait bien guetter.
Entendant sa réponse, Feng Jiu toussota et rírit avec gêne : « Ce n'est rien. Grand Frère, aide-moi à monter la garde dans la cour extérieure, au cas où d'autres de leurs gens arriveraient. » Mieux valait l'éloigner d'ici, sinon cela ne ferait que souiller son âme pure et innocente.
« Très bien, fais attention là-dedans. Si quoi que ce soit arrive, appelle-moi. » Il hocha la tête sans se douter de rien et sortit, gagnant la cour extérieure.
Voyant cela, elle tourna la tête vers l'homme d'âge mûr dans la cage, un sourire pervers aux lèvres, et dit : « Il n'est pas encore trop tard pour parler. Je te l'ai dit, je peux t'offrir une mort facile. »
À peine sa voix retomba-t-elle qu'elle balaya du regard le groupe d'hommes en noir qui reprenaient lentement conscience. Comme on leur avait arraché la mâchoire, ils ne pouvaient fermer la bouche. Mais après un moment de répit, des forces leur revenaient. Toutefois, leur culture étant ruinée, ils n'étaient plus que de vulgaires mortels.
Une soudaine bouffée de chaleur qui traversa son corps le glaça d'effroi, surtout lorsqu'il vit la bande d'hommes en noir tirer sur leurs propres vêtements, le regard vitreux ; son visage changea du tout au tour et il poussa un cri silencieux.
« Vous... ! Vous nous avez réellement drogués avec un aphrodisiaque ! »
Il n'y avait pas l'ombre d'un doute, c'était une certitude absolue : ce qu'elle leur avait donné. La chaleur qui parcourait le corps ne mentait pas, et le comportement de ces hommes ne pouvait être feint. Mais il n'avait jamais, jamais imaginé qu'elle fût capable d'inventer une telle méthode !
Il faut savoir que c'étaient tous des hommes !
« Laissez-moi sortir ! Laissez-moi sortir vite ! »
Quand il vit plusieurs hommes commencer à s'arracher mutuellement leurs robes, et l'un d'eux déjà en train d'étreindre sa cuisse et de tirer sur son pantalon, son visage devint d'une pâleur mortelle, vidé de tout sang, incapable de cacher l'expression de terreur absolue qui s'y étalait sans retenue.
« Ne t'inquiète pas, je ne t'ai donné qu'une petite dose. Tous les autres ont eu des doses massives. »
Ses yeux brillèrent d'une lueur d'humour sinistre alors qu'elle disait avec un détachement glacial : « Il n'y a qu'un seul moyen pour toi de sortir de là. Dis-moi docilement ce que je veux savoir et tu n'auras pas à être brisé et ruiné par ces hommes. Sinon, hé hé..... »
« Argh ! Éloignez-vous de moi ! »
L'un des hommes se jeta sur lui, l'obligeant à laisser échapper un cri perçant, et il leva le pied pour le repousser. Ses mains s'agrippèrent fermement aux barreaux de la cage de fer tandis qu'il hurlait dans la panique : « Laissez-moi sortir ! Je parlerai ! Je vous dirai tout ce que vous voulez savoir ! »