« Très bien alors ! Merci. »
Elle le rangea et s'installa quelque part, puis dit : « Puisque tu veux que je surveille, tu peux partir ! Veiller tard est pénible, va chercher quelqu'un pour me préparer quelque chose de nourrissant et de rafraîchissant à manger. »
En entendant cela, les deux hommes se regardèrent et hochèrent la tête : « D'accord, on laisse les choses ici à ta charge et on monte la garde dehors. » Des gens épiaient en secret, aussi n'avaient-ils pas peur qu'il ne commette quelque imprudence. D'ailleurs, il n'avait aucun intérêt à s'en prendre à leur Jeune Maître, il n'était sûrement pas assez bête pour ça.
Lorsqu'elle les vit partir et que les observateurs secrets la surveillaient toujours, les ignora. La personne allongée ici était leur Jeune Seigneur, il était naturellement impossible qu'ils congédient tous ceux qui montaient la garde.
Toutefois, même si elle avait voulu partir, elle n'était pas pressée et ce soir n'était pas le meilleur moment pour le faire non plus.
Elle fit donc le tour de la pièce et, ne voyant pas de chaise longue, en fit apporter une. Plus tard, elle s'assit sur la chaise longue et lut un livre. Ce ne fut que lorsque le souper fut servi qu'elle alla vérifier l'état de la personne allongée sur le lit. Bien qu'elle vit que le masque restait sur son visage en permanence, elle ne voulut pas le lui ôter pour regarder, après tout, en savoir trop n'était pas une bonne chose.
Cette nuit-là, comme elle s'y attendait, après avoir pris le médicament, la personne n'eut pas de fièvre et la nuit s'écoula calmement. Le lendemain matin à l'aube, elle regagna sa chambre pour se reposer. Une fois entrée dans sa chambre, elle n'en sortit pas de la journée.
Dans la pièce de la cour adjacente, le vieux médecin examina la blessure le soir et hocha la tête. Il dit au vieillard en robe grise avec un sourire : « La blessure du Jeune Maître guérit assez bien, la période critique est passée et il ne nous reste plus qu'à attendre qu'il se réveille. »
« C'est bien. » Le vieillard en robe grise ressentit un soulagement au fond du cœur et dit : « Ce gamin a des capacités, si nous pouvions recruter une telle personne... »
Le vieux médecin l'interrompit et dit : « Inutile d'y songer. Un seul coup d'œil suffit à voir que Petit Frère n'est pas quelqu'un qui aime être contraint. De plus, avec ses compétences extraordinaires, il n'est certainement pas un inconnu. »
En entendant cela, le vieillard en robe grise n'en dit pas davantage, mais caressa sa barbe et dit : « N'est-il pas sorti du tout depuis qu'il est retourné se reposer ce matin ? Bien que la blessure du Jeune Seigneur aille mieux, nous ne pouvons pas nous permettre d'être imprudents au cas où elle s'enflammerait à nouveau. Il se fait tard, envoie quelqu'un le chercher pour qu'il vienne s'en occuper ! »
« D'accord. » Le vieux médecin avait décidé d'y aller lui-même, mais en se retournant, il vit le jeune homme entrer en bâillant, l'air endormi.
« Hé hé, Petit Frère, te voilà ? »
« Ancien, quel tonique m'as-tu préparé aujourd'hui ? » lui tapota légèrement la joue et demanda après avoir récupéré un peu d'énergie.
En entendant cela, le vieux médecin secoua la tête et sourit : « Attends un peu, j'enverrai quelqu'un t'apporter ça. » Après deux jours passés ensemble, il savait que ce jeune homme aimait manger, surtout la bonne chère.
« Au fait, j'ai fini de lire ce livre sur les toniques, tu peux le reprendre. » lui rendit le livre.
À cette vue, le vieil homme accepta le livre et s'assit avec elle. Quant à l'autre personne, il entra dans la chambre. Après un court moment, ils eurent fini de dîner et entra à nouveau dans la chambre tandis que les autres se retiraient une fois de plus.
Personne n'y prêta grande attention jusqu'au lendemain, lorsqu'on frappa à la porte et qu'on constata que le jeune garçon n'était pas dans la pièce.
Les deux anciens se regardèrent, saisis. Alors le vieillard en robe grise dit : « Où est le jeune garçon ? »
Un silence régna un moment dans la cachette, comme s'ils étaient soudain rappelés à l'attention, ils se regardèrent, stupéfaits...