Lorsqu'elle entra, plusieurs armoires à pharmacie comme on en trouve couramment dans un dispensaire s'offrirent à sa vue, ainsi qu'un vieillard qui somnolait devant l'une d'elles. C'était un homme aux cheveux gris, d'apparence banale, qui semblait attendre depuis longtemps. Sa tête dodelinait par moments.
Et, mêlé à l'odeur des herbes, il semblait y avoir un...
Elle jeta un coup d'œil au vieillard puis détourna le regard. Même si les gens dans la pièce ne sortaient pas, elle pouvait déceler plusieurs présences remarquables cachées à l'intérieur.
Un si petit hall médicinal possédait une telle force ? De plus, ils avaient aussi retenu le patient venu se faire soigner et ordonné à d'autres de la rechercher. Il était évident qu'une puissance se tenait derrière ce hall médicinal.
Reste à savoir ce qu'ils voulaient d'elle ici.
Le vieux somnolent se leva en bâillant. Au même instant, un éclair passa dans ses yeux tandis qu'il posait sur un regard calculateur, parfaitement calme.
« Je me demande pourquoi l'Aîné m'a fait appeler. Quel est le motif ? » demanda-t-elle. Ce vieillard était un puissant cultivateur de l'Âme Naissante, d'une force peu commune.
« Je souhaite demander un service au Petit Frère. » Après l'avoir examinée, le vieillard se mit à parler sur-le-champ et s'éloigna les mains jointes dans le dos. « J'imagine que vos talents médicaux sont superbes et vos connaissances en médecine fort avancées. »
« Je n'en connais qu'un ou deux points, pas grand-chose. »
« Haha, vous êtes trop modeste. » Le vieillard rit. « Alors, je ne tournerai pas autour du pot. J'ai été très surpris de voir l'aiguille sur le jeune homme venu se faire soigner ce soir. C'est pourquoi j'ai envoyé des gens inviter le Petit Frère à une entrevue. »
En entendant cela, sourit. « Je me demandais justement pourquoi l'Aîné me faisait venir. Dans quel but ? »
« Hahaha, je sais maintenant que je ne peux rien cacher aux yeux perspicaces du Petit Frère. Je suis encore plus certain que vos accomplissements en médecine ne sont pas superficiels. » Le vieillard caressa sa barbe et sourit largement. « C'est parce que j'ai un vieil ami... »
pouffa et lança un regard au vieillard. « En ce qui concerne le traitement des patients, l'Aîné n'a rien à dire. Je suis du genre à refuser de soigner quand je suis de mauvaise humeur. L'Aîné est aussi médecin. Vous devriez savoir que l'état d'esprit du médecin est d'une importance capitale. Sinon, il est difficile de prévoir les conséquences s'il y a une déviation dans le traitement. »
Après avoir entendu cela, le visage souriant du vieillard se figea et il ne put plus sourire.
Il regarda le jeune homme qui se tenait là. Voyant qu'il allait s'asseoir sur le côté d'une chaise, il ne put s'empêcher de réfléchir un instant. Puis il s'avança et dit : « Petit Frère, je sais qu'il est un peu impoli de vous avoir fait venir. Permettez-moi de vous présenter mes excuses d'abord. » Sur ces mots, il joignit les poings et s'inclina sans la moindre hésitation.
Après tout, lui, un vieillard, s'inclinait devant un jeune homme. Si c'avait été quelqu'un d'autre, on ne se serait pas courbé si aisément. Pourtant, il avait dit qu'il présenterait des excuses, ce qui surprit .
Songeant qu'ils ne lui avaient causé aucun tort concret, tout au plus s'étaient-ils montrés un peu grossiers, elle fit une pause et demanda : « Avez-vous un endroit pour me reposer ? J'ai sommeil. Nous en reparlerons demain. »
Voyant cela, le vieillard resta un instant stupéfait. « Oui, puisque c'est ainsi, le Petit Frère se repose d'abord. Je vous prie d'examiner mon vieil ami demain matin. » Il ne laissa pas à la possibilité de refuser. « Tant que le Petit Frère accepte d'aider, s'il y a la moindre difficulté à l'avenir, vous pourrez venir nous voir, à la Salle de Régénération. »