Lorsque le chef du clan Shangguan entendit les paroles du Troisième Ancien, il fronça légèrement les sourcils, les lèvres pincées, affichant une réticence manifeste.
Le clan Shangguan était à l'origine réputé parmi tous les grands pays comme une lignée d'alchimistes. On respectait son statut éminent. Pourtant, depuis l'apparition du jeune homme mystérieux appelé le Médecin Fantôme, sa renommée avait surpassé celle de leur famille séculaire. Au point qu'une pilule médicinale ou un flacon de potion qu'il sortait au hasard pouvaient rendre fous tous les pays et pousser d'innombrables hommes puissants à s'arracher ces objets.
Ces articles étaient cotés à des prix exorbitants, atteignant des sommets vertigineux. Ce qui était encore plus répugnant, c'est qu'ils n'étaient mis en vente aux enchères que de temps à autre, pour ensuite disparaître pendant quelques mois, voire plus longtemps. Pourtant, toutes les forces étaient ensorcelées par ses potions et élixirs médicinaux. Elles menaient des enquêtes partout.
Depuis l'apparition du Médecin Fantôme, le nombre de personnes venant solliciter des remèdes au clan Shangguan ne cessa de décroître. Comment aurait-il pu l'accepter ? Pourtant, inviter le Médecin Fantôme au clan Shangguan comme invité d'honneur ? Oh, il y était réticent et mécontent.
« Puisque le Troisième Ancien l'a déjà dit, je te confie cette affaire ! » Le chef de famille Shangguan se leva, agita sa manche et s'en alla. Il était évident qu'il ne souhaitait pas s'en soucier.
Voyant cela, le Troisième Ancien secoua la tête et poussa un soupir. Puis il se tourna vers le garde qui s'était retiré près de la porte et demanda : « Où est le Médecin Fantôme ? »
« Réponse au Troisième Ancien. Lorsque le subordonné est revenu rendre son rapport, ils se dirigeaient vers l'auberge. Ils s'y trouvent peut-être à présent. Nous avons des gens qui les suivent. »
« Mm, guide le chemin ! » Il fit un geste au garde pour qu'il le conduise là-bas.
« Oui. » Le garde répondit et quitta le manoir en sa compagnie.
Au même moment, après avoir réservé leurs chambres, et Bi Shan quittèrent l'auberge. Bi Shan parla d'une voix basse : « Maître, il semble que des gens nous suivent. Il y a plus d'un groupe. »
« Alors, semons-les ! » Dit-elle avec indifférence tout en marchant le long de la rue.
Tantôt ses pas étaient rapides, tantôt lents ; tantôt elle s'arrêtait pour examiner des objets sur les étals. Les hommes derrière étaient un peu inquiets de les perdre, mais craignaient aussi de s'approcher trop près et d'être découverts, et cela dura environ le temps qu'un bâton d'encens mette à se consumer.
« Eh ? Où sont-ils ? Comment ont-ils disparu ? » Deux hommes sortirent de l'ombre et constaterent que et Bi Shan, qui regardaient encore des articles sur l'étal devant eux, s'étaient évanouies de leur vue sans qu'ils s'en aperçoivent.
Ce ne fut pas seulement eux. D'autres personnes, qui les suivaient également et les avaient perdues de vue, les cherchèrent partout. Avec tant de monde à les surveiller, elles avaient quand même réussi à faire perdre leur trace à ces deux-là ? Comment l'expliqueraient-ils à leurs supérieurs ?
De l'autre côté, était assise dans un coin d'un petit étal peu remarquable, avec Bi Shan. L'étal était partiellement recouvert d'un tissu. De plus, elles étaient assises dans le coin et les passants à l'extérieur les masquaient. Par conséquent, personne ne pouvait les voir.
commanda quelques en-cas et un bol de soupe sucrée, et s'y installa pour manger tranquillement.
« Maître, ces gens sont passés. » Bi Shan remarqua que ceux qui les suivaient en secret fouillaient partout et passèrent dans la rue devant eux sans les voir.
« Mm, ne t'en soucie pas. » Elle but la soupe sucrée. Elle savait qu'il s'agissait forcément des gens des grandes familles de la Cité Impérielle.
Elle ne s'était pas déguisée ni n'avait masqué son identité en venant ici. Puisque les clans influents des pays de premier grade possédaient son portrait, ils prendraient naturellement leurs dispositions. Il n'était pas surprenant qu'ils aient eu vent de son arrivée.
Mais, pendant que dégustait d'authentiques en-cas à cet étal, ceux qui avaient reçu la nouvelle se ruèrent à l'auberge, en vain. Personne n'avait croisé . Lorsqu'ils interrogèrent leurs subordonnés, ils finirent par comprendre que ces derniers avaient perdu leur trace.