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Martial Cultivator

Chapitre 202

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Chapitre 202

Chapitre 202

Chapitre 202/48042%~10 min de lecture1 802 mots

« Quel est cet insolent vaurien ?! Comment oses-tu mépriser les lois des Grands Liang et commettre un meurtre en pleine rue ? » Le magistrat du comté hurla de toutes ses forces.

Qu'il s'agît d'une agitation excessive ou de son embonpoint extrême, son visage devint écarlate d'un seul cri. Puis, il se mit à haleter lourdement.

C'était d'un comique achevé.

« S'il te reste encore quelque conscience, tu devrais te rendre et te soumettre au jugement. Peut-être cet officier fera-t-il preuve de clémence pour ne pas impliquer d'autres personnes ! » Le magistrat se frotta la poitrine. Cette phrase manquait nettement de la vigueur du cri précédent. Néanmoins, dès qu'il eut fini de parler, il se tourna immédiatement vers le taoïste en robe verte de l'autre côté, le visage empreint de flagornerie.

Le taoïste en robe verte garda une expression impassible, il se contenta de regarder Chen Chao.

Voyrant que ses paroles ne suscitaient aucune réaction de la part du jeune homme en noir en face, l'expression du magistrat se durcit, et il maudit : « Qu'attendez-vous tous plantés là ? Pourquoi n'avez-vous pas encore ligoté ce type ? S'il ose résister, tuez-le sur-le-champ ! »

À ces mots, les constables échangèrent des regards. Tant de maîtres immortels gisaient par terre là-bas, leur sort inconnu. Cela suffisait à prouver que le jeune homme en noir, d'apparence ordinaire, ne l'était pas. S'ils se ruaient sur lui maintenant, ils ne parviendraient peut-être pas à le capturer, mais rejoindraient plutôt les estropiés.

Voyrant qu'il ne pouvait commander à ses subordonnés, l'expression du magistrat devint execrable. Cependant, il savait que ses hommes ne savaient d'ordinaire qu'intimider les gens du commun. Face à un véritable défi, ils seraient assurément impuissants. Il décida de ne plus rien dire et regarda plutôt le taoïste en robe verte à ses côtés, chuchotant : « Éminent Immortel, puisque cet individu ose user de violence, il ne doit pas être un homme ordinaire. Je crains que les subordonnés de cet humble officier ne fassent pas le poids face à lui. »

Le magistrat était un fonctionnaire des Grands Liang ; logiquement, il ne devait s'autodésigner comme « humble officier » que face aux officiels de la capitale de la préfecture. Ce taoïste en robe verte n'était manifestement pas un taoïste occupant une charge officielle dans la dynastie des Grands Liang ; on ne devait pas s'adresser à lui de la sorte.

Le taoïste en robe verte jeta un coup d'œil au magistrat et dit avec quelque dégoût : « C'est votre territoire et cela s'est passé en ville. Après un tel incident, ne comptez-vous pas nous donner une explication ? »

À ces mots, le visage du magistrat se couvrit instantanément de sueur. S'ils avaient été seuls au lieu d'être en public, il se serait peut-être déjà agenouillé depuis longtemps. Cependant, avec tant de témoins à cet instant, il devait maintenir une once de dignité. Après tout, ce ne serait pas glorieux si cela se répandait plus tard.

« Éminent Immortel, les subordonnés de cet humble officier sont tous des bons à rien qui ne savent que manger et boire. Comment peuvent-ils être mentionnés dans le même souffle que vous, maîtres immortels ? J'implore l'Éminent Immortel de faire justice et de capturer ce vaurien. »

Le magistrat ruisselait de sueur. Il craignait que si le taoïste en robe verte ne le laissait pas tomber, il ne meure de peur sur place.

Le taoïste en robe verte ne daigna pas argumenter avec lui et regarda plutôt Chen Chao, en demandant : « À quelle secte appartient le Compagnon de la Voie ? Pourquoi avez-vous tué les disciples de ma secte sans raison ? »

À cette question, les gens du commun cachés derrière les fentes de porte la trouvèrent effrontée, mais ils n'osèrent rien dire pour l'instant.

Ils retinrent leur souffle et certains refermèrent même davantage leurs fentes de porte.

Chen Chao regarda le taoïste en robe verte et dit calmement : « Ce n'est pas entièrement sans raison. Ils appréhendaient ce garçon ici et je suis tombé dessus par hasard. Je leur ai donc demandé de le relâcher. Quel que soit le crime grave que ce garçon ait pu commettre, il devrait être jugé selon les lois des Grands Liang. Comment peuvent-ils l'emporter en privé ? »

Le taoïste en robe verte ricana froidement et dit : « Ce garçon est un disciple de notre secte. Il ne supportait pas les privations, alors il s'est enfui de la montagne. Cet éminent a dépêché des gens pour le ramener à la montagne. Quel tort y a-t-il à cela ? Au contraire, il semble que le Compagnon de la Voie soit totalement déraisonnable. Vous avez tué les disciples de notre secte sans autorisation, croyez-vous vraiment que notre Secte Daoïste de la Lumière Sublime soit facile à intimider ?! »

Il avait le verbe habile, renversant adroitement toute la faute sur Chen Chao.

De plus, il invoqua sa secte, la Secte de la Lumière Sublime. Cette secte était l'une des principales sectes de la commanderie de l'Eau de Pluie. Même si Chen Chao avait quelque appui, il pourrait ne pas pouvoir provoquer une telle existence.

Le magistrat renchérit : « Vous avez absolument raison ! Puisque c'est une affaire interne de la Secte Immortelle, quel rapport les lois des Grands Liang ont-elles avec cela ? Il semble que ce soit vous qui ayez méprisé les lois des Grands Liang, et tué tant de maîtres immortels sans autorisation. Vous méritez un châtiment ! »

Il choisissait définitivement de se ranger du côté du taoïste en robe verte.

Chen Chao resta indifférent et dit : « Puisque vous affirmez que ce garçon est un disciple de votre montagne, où est la preuve ? Je ne sens pas la moindre trace de qi sur son corps. Et si je vous accompagnais au tribunal pour vérifier s'il est officiellement enregistré ?! »

Selon l'accord conclu autrefois, lorsqu'une secte de cultivation étrangère acceptait un disciple ou en excluait, elle devait l'enregistrer auprès d'un bureau des prévôts des Grands Liang proche. Cependant, ce n'était qu'une formalité, aucune secte de cultivation ne la respectait vraiment. De même, aucun tribunal des Grands Liang ne s'y attachait.

Par conséquent, quoi qu'on dise ou fasse, tout était dénué de sens.

Le taoïste en robe verte donna un rire froid : « Puisque le Compagnon de la Voie insiste pour harceler par des exigences déraisonnables, cet éminent veut voir de quoi le Compagnon de la Voie est capable ! »

Chen Chao agita la main, fit quelques pas, et délia les cordes du garçon avant de dire : « La vérité peut être établie clairement. Mais les lois des Grands Liang sont-elles vraiment inutiles ? Vous avez enlevé un citoyen de ma dynastie des Grands Liang. Vous, en tant que magistrat du comté, non seulement vous avez fermé les yeux, mais vous les aidez encore ? »

À ces mots, le magistrat cria avec colère : « Insolence ! Comment oses-tu proférer des calomnies, débiter des mensonges, et accuser cet officiel ! C'est clairement toi qui as commis un crime le premier. Maintenant, tu semes encore le trouble ici. Quelqu'un comme toi montre-t-il le moindre égard pour les lois de mes Grands Liang ? Quel article des lois des Grands Liang stipule que tu peux commettre un meurtre dans la rue ?! »

Chen Chao regarda le magistrat et ne dit rien.

Cependant, en un instant, les corps gisant devant lui, censés être morts, se mirent soudain à tousser. Un moment, la rue devint extrêmement bruyante.

Le bruit de toux douloureuse persista sans fin, rendant l'expression du magistrat fort laide.

« Selon les lois des Grands Liang, je les ai seulement empêchés de commettre des violences, je n'ai tué personne non plus. Que ferez-vous ? »

Chen Chao regarda ce magistrat et regarda aussi ce taoïste en robe verte.

Après avoir tué ces cultivateurs raffineurs de qi, Chen Chao avait étudié attentivement les lois des Grands Liang et compris bien des choses, et la manière dont certaines affaires devaient être traitées. Il se souvenait clairement que ses actions ne constituaient pas un crime majeur selon les lois des Grands Liang.

Malgré sa sortie des examens impériaux, en réalité, le magistrat du comté avait depuis longtemps oublié les lois des Grands Liang au fil des ans. Comment aurait-il encore pu dire quoi que ce soit ?

À l'étage, Yu Xiyi avait regardé la rue tout du long, tombant brièvement dans le silence. Il vit une pointe de brume blanche s'échapper du nez et de la bouche des cultivateurs tombés à terre. Il devina naturellement que c'était cette brume blanche qui les avait plongés dans un état proche de la mort. Cependant, il avait aussi des doutes.

Les artistes martiaux n'étaient-ils pas réputés pour ne tremper que leur corps ? Depuis quand ce jeune homme devant lui avait-il appris d'autres techniques ?

……

……

« Quelles lois des Grands Liang ? »

Le taoïste en robe verte ricana froidement : « Dans la commanderie de l'Eau de Pluie, je suis la loi des Grands Liang ! »

À ce stade, il ne voulait plus perdre de mots. Quelle que soit la puissance du jeune homme devant lui, tout serait fini après l'avoir tué. Un mort pouvait-il débattre des lois des Grands Liang avec lui ?

Chen Chao soupira et dit : « Ces paroles sont vraiment arrogantes. Tu oses proférer de tels propos dans notre dynastie des Grands Liang, tu mérites vraiment de mourir. »

Le taoïste en robe verte ne réagit pas du tout, il agita simplement la main.

Les taoïstes qui s'impatientaient depuis longtemps se mirent en mouvement.

Un taoïste agita son chasse-mouches et d'innombrables fils s'élancèrent instantanément vers Chen Chao.

D'autres taoïtes foncèrent sur Chen Chao, leurs robes flottant lourdement, d'un aspect terrifiant.

L'expression de Chen Chao resta imperturbable, il se contenta de tirer le garçon en arrière pour esquiver l'assaut du chasse-mouches. Puis, il fit un pas en avant et dégaina son sabre brisé. Une lumière de sabre acérée trancha vers les fils de soie en apparence déferlants.

L'expression du taoïste changea et il contrôla les fils de soie pour enserrer le sabre de Chen Chao. Malheureusement, quand les fils de soie rencontrèrent le sabre brisé de Chen Chao, ils furent tous tranchés.

D'innombrables fils tombèrent au sol, ressemblant à des cheveux coupés.

Au même instant, un autre taoïste était déjà parvenu au côté de Chen Chao.

Il agita son chasse-mouches et de son autre main lança une paume.

Un qi terrifiant jaillit de sa paume, visant la tête de Chen Chao. Mais Chen Chao n'esquiva pas, il chargea simplement ce taoïste.

Le taoïste fut stupéfait. Il n'avait jamais imaginé que Chen Chao n'esquiverait pas, mais prendrait même l'initiative de charger sur lui.

Traduit par Sakura no Hana — soutenez leur travail en les suivant.

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