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Loner Life in Another World

Chapitre 271

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Chapitre 271

Chapitre 271

Chapitre 271/30489%~16 min de lecture3 084 mots

66e jour — Pays des bestiaux, forêt

On met le feu au village crasseux des bestiaux et on le rase. Puis on capture les bêtes qui fuient les flammes, c'est la base de la chasse aux bestiaux facile.

Et si on arrive à chopper ne serait-ce qu'un gamin ou une femelle, les mâles féroces se jettent d'eux‑mêmes dans les pièges et crèvent jusqu'au dernier. Même s'ils singent les humains, au fond ce ne sont que des bêtes. Ils foncent bêtement dans les pièges et meurent tout seuls.

De toute façon, les mâles adultes ne rapportent pas grand‑chose, qu'ils crèvent comme ils veulent.

« Lâchez vos armes. Si vous fuyez, je tue les gamins un par un. Mettez vous‑mêmes les colliers là‑bas. Seuls ceux qui l'auront mis seront épargnés, les autres, je les tue tous. Dépêchez‑vous ! »

Putain, après les tanukis, voilà les sangliers, que de la camelote. Franchement, venir chasser le bestiau dans une forêt qui pue la bête pour ne pas avoir un seul produit vedette, c'est pas rentable.

« Vous connaissez d'autres villages, hein ? Balancez. Si vous me donnez la position d'un village de lapins, de loups ou de renards, j'en laisse un partir par village. »

Silence radio. C'est pour ça que les bestiaux, même s'ils portent ce nom, sont trop cons pour faire un calcul coûts‑avantages.

« Trois villages de bestiaux, n'importe lesquels, et j'en libère un. Dépêchez‑vous, le premier qui parle est le premier qui s'en tire. »

Inutilisables. Bon, faut juste les garder en vie jusqu'à la vente.

S'ils finissent par cracher le morceau sous la torture sans laisser de traces, tant pis pour eux. De toute façon, la promesse de les libérer, c'est du pipeau, ils finiront tous vendus.

« Dis donc ? Y a moins de monde, non ? Ils se sont pas faits avoir par les bêtes, j'espère ? »

« Ah~ Ah~ On a emmené les femelles pour s'amuser, ils kiffent ça. »

« Quoi ? Ils nous ont doublés ? Putain, de notre côté y a que des gamins. »

Bon, les loups et ours dangereux, c'est sûrement les unités spéciales de chasse aux bestiaux qui s'en chargent, mais s'ils ratent tout, ça rapporte rien. Si on tombe sur des lapins ou des renards, c'est le jackpot et on peut faire la fête un moment. Les tanukis, passe encore, mais les sangliers, les tuer ou pas, c'est kif‑kif. Vraiment pas de bol.

« Pourquoi les éclaireurs reviennent pas ? Ils auraient pas trouvé des femelles eux aussi pour s'amuser ? À ce rythme, on gagnera pas un rond. »

« Faudra faire le nombre, on triera après. Ceci dit, des sangliers… »

On va finir par avoir rien une fois les dettes payées, putain.

« Enfermez les bestiaux, on les récupère au retour. Vous les surveillants, abusez pas trop non plus. »

Bon, faut bien se disperser pour chercher, mais y a un truc qui me chiffonne. La forêt est trop calme, non ?

***

Les gamins, non, des adultes ? Ils ont l'air jeunes mais c'est des mâles, donc ça vaudra pas cher, mais c'est quelle tribu ? La capuche cache leurs oreilles.

« Bougez pas. Si vous fuyez, je vous tue. »

« Je fuis pas. Je suis venu jusqu'ici pour pas fuir. C'est pour ça que j'ai visé l'autre monde, que j'ai enfin pu y arriver. Alors je fuis plus. »

Un dingue ? Il pige pas le langage humain ? Celui‑là se vendra pas, je le zigouille.

« Hé, tes potes et ton village, ils sont où ? Si tu causes, je te laisse partir. »

« Mes camarades sont dispersés dans la forêt, le village je peux pas vous y mener et j'y peux pas aller non plus. Y a plus nulle part où aller de toute façon. »

Dingue total, le dialogue passe pas. Vraiment pas de bol. Allez, je le zigoue et je passe au suivant.

J'approche l'épée en garde, il bronche pas. Il a dû se figer de trouille.

Je lui plante l'épée dans la gorge. Je le plante ? Hein ?

« Ces bestiaux se battaient. Ils savaient que c'était un piège, mais ils voulaient quand même protéger et sauver les leurs. »

Hein.

(Pan)

· · ·

Un monstre.

On s'amusait un peu à la chasse aux bestiaux, et d'un coup mes camarades se font trucider. Un truc invisible nous a déchiquetés, mis en pièces.

Comme si on nous avait fourré un truc dans le corps qu'on nous arrache de l'intérieur pour nous mettre en morceaux.

Chieur, c'est la faute à cette femelle qui a gueulé et s'est débattue, fallait la zigouiller direct.

« Guwaaaaa, gaaaa, a, ma jambe, gugagaaaa »

L'unité de chasse aux bestiaux, tout le monde a des compétences et de l'équipement, et pourtant ils se font tous zigouiller les uns après les autres.

Même l'ex‑aventurier rang A reconverti en garde du corps s'est fait hacher menu. Ce truc, la technique de combat ou quoi que ce soit, ça compte pas, c'est un monstre.

« C'est quoi ce bordel ? J'ai fait quoi moi ? Pourquoi c'est nous qu'on doit crever, putain de tueur ! »

Chieur, on est venus ici parce qu'il manquait du stock d'esclaves bestiaux et que l'achat coûtait plus cher, avec les avantages en prime.

« Arrêtez de déconner. T'es humain, non ? Pourquoi tu prends le parti des bêtes ? Je suis humain, moi ! Pourquoi je devrais crever, putain ! »

« Moi aussi je suis humain, mais ceux que je déteste, c'étaient aussi tous des humains. J'ai pas de rancune contre les bestiaux, par contre contre les humains, j'en ai une pelletée. Alors meurs. »

Gaaa, pourquoi, pourquoi moi, mon corps… un truc qui s'infiltre…

« Vous aimiez faire souffrir, blesser, tuer, hein ? Alors profitez. Je vais vous faire souffrir, vous blesser, vous tuer. »

Pourquoi…

(Crac)

· · ·

C'est un humain. Le royaume est en plein schisme, guerre civile. C'est pas déjà les troupes d'obstruction de l'État théocratique qui débarquent ?

« On est de l'Union commerciale, nous. Y a des renforts derrière et le corps principal arrive aussi. Si vous nous touchez, c'est un acte hostile. Vous cherchez la guerre avec le pays ? Aaaaah »

« Haaa. Les renforts y en a plus depuis longtemps, le corps principal non plus, j'parierais. J'ai jamais cherché la guerre, moi. Du coup je me suis dit : et si j'essayais de la vendre ? »

D'où il sort, celui‑là ? Pas de présence, et pourtant y a l'unité de chasse aux bestiaux de l'Union commerciale déployée autour, pourquoi il apparaît ici ?

Il a disparu.

« Attends, attends, attends. J'ai compris. La moitié des bestiaux, on vous les file. On en reste là. En échange, vous nous foutez pas la merde jusqu'à la fin de la chasse. »

Il disparaît, il réapparaît. À chaque fois, un camarade de plus est tué. Fuir ? Mais nos alliés, ils sont où ?

Je tire l'épée à effet de ma ceinture. Arme à coup sûr, effet « Coup sûr ».

« Serrez les rangs ! Ne vous dispersez pas ! »

Pas de réponse ?

« C'est bon, y a plus personne. Au revoir. »

Une voix dans le dos, je me retourne et tranche. L'atout « Coup sûr » est activé. … Personne ? Ah,

(Plouf)

· · ·

On se regroupe, on partage l'info. On est pas invincibles. On peut pas devenir des forts. On récupère l'info, on vérifie la situation.

« De A‑2 à C‑5, tout tué. Personne laissé en vie. Deux villages, rien à signaler. »

« De mon côté, j'ai nettoyé jusqu'à D‑3. Les quatre villages de l'autre côté étaient saufs, mais A‑6 a pas tenu, tout tué et brûlé. »

« Tout à l'heure à E‑7, j'ai protégé et libéré les tanukis. Par contre, le village des sangliers a pas tenu non plus. Les trois autres villages en E sont intacts. »

« Ici, tout libéré jusqu'à G. Mais plus loin, y a une unité de mercenaires qui arrive. Ça doit être l'unité visant la garde du pays des bestiaux. »

Objectif accompli : tous libérés. Tous les villages qu'on a atteints à temps sont sauvés. Tous les ennemis qu'on pouvait tuer sont morts. On a tous tué des gens. Bah, c'est vachement moins dur que prévu. Parce que ceux qu'on hait, c'est les humains. Je pense que tuer des bestiaux ferait bien plus mal au cœur.

Mais Haruka est différent. Lui seul est différent. Haruka a dit que Kakizaki et les siens étaient de ce côté, mais apparemment nous aussi on est de ce côté. Pourtant les filles sont de l'autre côté, et nous on s'est retrouvés ici. Et Haruka aussi. Lui qui ne sait faire que tuer, il n'était pas de ce côté, mais il a continué à tuer. Le plus grand tueur qui déteste tuer plus que quiconque.

« On rejoint le groupe de Kakizaki ? Enfin, ils ont pas besoin de renforts, alors mieux vaut chasser ceux qui fuient. »

L'unité de mercenaires de l'Union commerciale est déjà annihilée. Le groupe d'élite composé de guerriers mercenaires aguerris parmi les plus réputés de l'Union a déjà été emporté par la violence et mis en pièces.

Les vrais visages de ces athlètes connus à l'échelle nationale, bien au‑delà du lycée, c'était exactement ce qu'Haruka avait dit : un groupe de combat.

Même dans la bataille navale, au moment de l'abordage, tout était fini. Combat et vies, tout balayé en un instant. La flotte de l'Union se dit commerciale et s'arme pour l'autodéfense, mais en vrai, ils attaquent les navires non armés. Bref, marchands et pirates à la fois. Les mercenaires spécialistes du combat naval embarqués sur ces navires armés ont été détruits les uns après les autres en un clin d'œil. Démantèlement instantané, précis, efficace des corps humains.

Ces cinq‑là, si l'ennemi est humain, peut‑être qu'ils sont plus forts à cinq seulement. En combat de groupe, c'est autre chose, mais en rencontre en forêt, ni nous, ni même la déléguée, on pourrait pas suivre. On ne ferait que gêner.

Et déjà, les présences du côté des mercenaires ont presque disparu. Exterminés, anéantis jusqu'au dernier.

Groupe de combat. Se battre en risquant sa vie, y mettre toute sa force, c'est ça leur joie. Pas besoin de sens, de signification, de raison pour se battre. Se battre est leur raison de vivre. Un groupe de combat qui pourrissait dans un monde sans guerre, lâché dans la forêt de l'autre monde. Les mercenaires sont tombés dessus. C'est pour ça que les présences ont disparu.

Il reste le corps principal. Les soldats réguliers de l'Union commerciale. L'armée.

« Le plus gros problème, c'est le corps principal pour tuer les guerriers bestiaux et l'armée bestiale. Une unité de massacre qui a réuni magie, compétences et outils magiques pour tuer. Celui‑là, c'est du sérieux, mais on peut le laisser à Slime‑san, non ? »

« « « Celui‑là, c'est sans souci, je pense ! » » »

C'est vrai.

***

La forêt était trop calme.

Au début, c'était juste un slime, le monstre le plus faible.

Pas la peine de le chasser, ni valeur, ni sens. On l'a ignoré et on a continué.

« Encore ? Y en a un paquet, non ? »

Pullulaient‑ils ? Y en avait partout. Mais slimes ou pas, regroupés ou pas, pas de danger, on a pressé le pas.

Mais où qu'on regarde, des slimes à perte de vue. Anormal.

« C'est une Grande Invasion ? On les brûle à la magie. »

« On les regroupe et on les traite d'un coup. On les encercle. »

Trop nombreux pour les ignorer. Même des slimes, si ils chargent tous ensemble, c'est dangereux.

On a cru que même en Grande Invasion, si c'est que des slimes… et c'est à ce moment qu'il est apparu.

Une mer de slimes couvrant toute la forêt. Plus un arbre visible.

Ce corps principal, c'est six compagnies de combat plus des petits groupes, une grande unité. Plus de trois mille hommes dispersés, encerclés, pris au piège.

« Tenez ! Formation défensive ! Unité magique, nettoyez, réduisez d'abord le nombre ! »

« Jetez le poison, juste côté vent. Quoi qu'il arrive, réduisez‑les ! »

« Huh ? Ils bougent. Le mur magique se fait bouffer ? »

« Les armes tue‑monstres marchent pas ! Le feu se fait bouffer aussi ! »

Les attaques magiques ne prennent pas, flèches et lances non plus. Et on est encerclés, pas d'échappatoire.

« Aucun outil magique n'a d'effet. Le poison non plus, ça marche pas. »

« Chier, c'est un groupe d'individus spéciaux ? Quoi qu'il en soit, on perce et on fuit. À ce nombre, on se fait bouffer. »

Les soldats et aventuriers d'élite de l'Union commerciale se font bouffer un par un par les slimes. Plus qu'à abandonner et fuir.

Je peux pas les aider. Mais moi, je peux m'en sortir. J'ai survécu à l'enfer jusqu'ici et j'ai zigouillé des monstres.

Maintenant je suis officier dans l'armée, mais à la base j'étais aventurier rang S. Et mon équipement, c'est pas le même que les autres.

Mais vu le nombre, si je fuis… on me guide ? Derrière, plus aucune présence. Annihilés en un clin d'œil.

Et devant, un seul slime.

Un seul.

Mais c'est pas le même. Moi aussi, j'ai été aventurier jusqu'au rang S. J'ai laissé mon corps aller à vau‑l'eau, l'armée m'a ramassé, j'ai appris les techniques de tuerie. Avec l'argent gagné sale, j'ai même chopé de l'équipement à compétences spéciales. Mon expérience de me battre du matin au soir me le dit : il est fort.

Avoir peur d'un monstre, c'est la deuxième fois. La première, c'était le Roi du Labyrinthe. Là, j'ai perdu tous mes camarades et ma carrière d'aventurier s'est finie. Mais qu'il y ait un monstre encore plus ouf que lui…

Bah, c'est de l'auto‑infligé, y a plus de retour en arrière possible. J'ai noyé ma vie dans l'alcool, j'ai accumulé les dettes, j'ai rejoint l'armée, et j'ai pas mal tué, violé, brûlé.

« Y a plus qu'à le tuer. »

(Tremblement)

C'est la mort.

Dernier recours. Je sors le cacheton cousu dans le col de ma veste et je l'avale.

Médoc maudit qui raccourcit la vie et laisse des séquelles à vie, mais les stats explosent. Durant un court instant, ça multiplierait par dizaines, dit‑on. Je fonce, je tue ou je fuis.

J'ai vécu par l'épée. J'ai perdu mes camarades, j'ai vécu une vie folle, mais mon but, c'était l'épée. Et ma fin, c'est face à un slime.

Châtiment divin.

Le Roi du Labyrinthe vaincu, acclamé en héros. Mes camarades, toujours ensemble, j'ai pas pu les sauver, tous morts, et on me traite en héros. Depuis, j'ai pété un câble, j'ai perdu le nord, j'ai survécu comme ça, mais la fin est venue. Enfin la fin.

Mon âme est trop souillée pour rejoindre mes camarades. Moi, j'ai jamais eu que l'épée, du début à la fin. Le reste, tout perdu à ce moment‑là.

Je lève lentement l'épée.

Le slime, qui sautillait rond et pépère, se met à vibrer. Il s'étire verticalement, grandit.

Ce sont des membres ? Il s'anthropomorphise ? Un humain. C'est un humain ? Il prend forme humaine, mais trop beau pour en être un.

(…)

L'épée.

L'épée a été brandie. Ma fin, c'était l'épée. Et ce que j'ai vu au bout de ma vie de merde, c'était le coup divin de l'épée suprême, brandi par une beauté absolue.

Ce coup que j'avais visé, admiré, rêvé avant de tout perdre.

· · ·

Tout le monde réuni, détection à large portée. Aucune présence ennemie, les bestiaux ne sortent pas, méfiants. Kemomimi…

On a réuni les corps des bestiaux morts, creusé un trou, reste plus qu'à les enterrer. Juste posé des pierres comme pierres tombales.

Ils doivent détester qu'on les enterre, qu'on leur grave une tombe. Ils ne doivent avoir que de la haine pour les humains.

On joint juste les mains, on s'incline. Avec du respect, on prie juste pour leur repos.

Ça a dû entamer les forces de l'Union commerciale. Ce corps principal, c'était sûrement leur unité principale. L'unité de mercenaires était bien coordonnée aussi. Même les unités de chasse aux villages qu'on a nettoyées avaient de l'équipement à compétences et des gardes de haut niveau. Si tout ça est anéanti, le coup est rude. Ensemble, ça dépassait les dix mille. Grosse claque. Et grâce aux guerriers bestiaux qui ont sacrifié leur vie pour protéger, les villages sont sauvés, les esclaves pas emmenés. Et on a eu les ennemis.

Et avec ça, le pays des bestiaux ne se fera plus attaquer à la légère.

(Poyopoyo.)

Les humains n'ont pas leur place ici. Ils nous observent encore, de loin, dans la peur et la méfiance.

Villages brûlés, camarades tués. Impossible qu'ils fassent confiance à des humains qui viendraient amicalement maintenant.

On est allés en isekai, mais les oreilles bestiales, c'est mort. Rentrons.

« Le groupe de Kakizaki, on se barre aussi ? »

« « « Ouais » » »

On rejoint les mains une fois encore, et on se met en marche vers le royaume.

Villages brûlés. Les guerriers qui ont résisté ont été tués. Pour sauver les femmes et enfants capturés, les hommes se sont jetés dans les pièges et sont morts.

Complètement différents de nous qui n'avons fait que trembler, fuir, se cacher, abandonner. Les guerriers bestiaux qui ont essayé de protéger jusqu'à la mort.

Ça, c'est du courage. Nous, on l'a pas. C'est ce qu'on a pas pu faire, en se trouvant des excuses : téméraire, inutile, contre‑productif.

Eux, ils tuaient en riant. Ils se moquaient même du courage de risquer sa vie.

Alors j'ai pété un câble. Colère, peur, culpabilité, tout est devenu secondaire. Juste impardonnable, juste haineux.

Et j'ai tué. J'ai tout tué.

J'ai enfin compris. Je croyais avoir eu des compétences de protection parce que j'avais peur.

Je croyais avoir été protégé par des compétences cheat parce que j'étais faible.

J'étais en colère. Je haïssais. C'était frustrant, vide, triste, misérable.

Ce n'était pas une compétence de protection. C'était une compétence pour foutre ma colère à la figure du monde.

Rentrons. Parce que si être venu ici a un sens, c'est que cette compétence est nécessaire là‑bas. Là où tout le monde m'attend.

(Tremblement.)

Depuis qu'on a été transférés dans l'autre monde, on n'avait nulle part où aller. Maintenant, on a un endroit où rentrer.

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