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Kuro no Maou

Chapitre 294

Kuro no MaouKuro no Maou
Chapitre 294

Chapitre 294

Chapitre 294/45365%~9 min de lecture1 798 mots

« FAAHAHAHA ! »

Comme d'habitude, le rire tonitruant du second prince de Spada résonne.

Ce ne serait pas un problème s'il était en extérieur pour faire un tel vacarme, mais actuellement il se trouve à l'intérieur d'un carrosse Dragon, bondé d'étudiants.

Leur destination est le donjon de rang 3, les « Collines d'Isckia », où doit se tenir l'exercice en plein air.

Les étudiants qui ont des chevaux les montent, mais nombreux sont ceux qui n'en possèdent pas. C'est pourquoi on utilise ce carrosse Dragon, moyen de transport adapté à un si grand nombre de personnes.

Le carrosse, tiré par un énorme Dragon terrestre herbivore, est plusieurs fois plus grand qu'un carrosse hippomobile ordinaire. Mais même ainsi, le volume de la voix de cette unique personne est irritamment fort dans cet espace confiné.

La raison pour laquelle personne ne peut lui dire « Taisez-vous ! » est probablement qu'il est un prince.

« Tu fais trop de bruit, Will. »

Non, il y a une personne qui peut formuler sa plainte au prince d'un pays entier.

« Oups, mes excuses, Simon. Mais ce "Buster Rifle", dont on dit qu'il a submergé l'ancien monde dans une mer de flammes, ne propagera plus les flammes de la destruction à travers le monde. Kuku, au point que même moi je ne peux réprimer ma noire joie. Kukuku, FUHAHAHAHA ! »

Entendant son ami débiter à nouveau les fantasmes de sa tête, Simon le regarde avec des yeux dédaigneux et lui parle.

« L'arme n'est pas si puissante, donc il faut choisir soigneusement les monstres à tirer. »

« Hmph, être choisis comme mes proies, quels maudits destins ils portent. »

Comme pour dire que ça suffit, la petite silhouette féminine — non, le respectable étudiant Simon laisse échapper un petit soupir.

Pas assez de temps n'a passé pour dire qu'ils sont devenus de bons amis, mais assez pour qu'il ait fini par comprendre sa personnalité lamentable.

C'est pourquoi Simon peut deviner ce qui le met dans un tel état d'excitation.

Wilhart a précédemment laissé échapper par mégarde qu'il trouvait l'arme banale, mais maintenant il a hâte de l'utiliser en vrai combat.

En tant qu'homme, Simon comprend ce sentiment, donc il ne se moque pas de lui pour ça.

« Cela dit, ne t'emballe pas et ne te mets pas en tête de file rien qu'parce que t'es le général, Will. »

Le but de l'exercice en plein air est de servir d'entraînement aux opérations de groupe militaires, donc une chaîne de commandement claire a été établie.

Le prince de Spada, Wilhart, a été choisi au sommet de cette chaîne ; bien que ce choix ne résulte pas nécessairement en une efficacité de combat optimale.

L'autre candidat était le premier prince d'Avalon, Nero, mais il a refusé. C'est donc ainsi qu'a été décidé.

Le général Wilhart s'oppose vigoureusement à ce conseil de Simon, son subordonné de confiance.

« Quooi ?! Un général de Spada doit se tenir aux côtés de ses subordonnés sur les lignes de front avec bravoure et courage — »

« Ça ne vaut que pour les gens forts comme ton frère, ou Ria-nee, ou le roi Leonhart. Ta force physique est à peu près la même que la mienne, alors ne fais rien d'imprudent, compris ? Si tu comptes trop sur ton fusil, tu mourras. Si t'as plus de balles, tu mourras. »

« U-unuu... »

À la réception de cet argument solide venant du développeur des armes lui-même, Wilhart finit par se taire.

Mais au bout d'un moment, il se met à tripoter le fusil prototype sur son épaule, refaisant du bruit.

Il n'y a pas longtemps que le fusil a été achevé, mais pendant ce temps, Simon s'est assuré de faire la leçon à Wilhart sur la bonne manière de manier un fusil. Il était donc peu probable qu'il le casse accidentellement.

Wilhart peut déjà le démonter pour le nettoyage, puis le reassembler lui-même.

« ... Fuwaah~ »

Les vibrations rythmiques du carrosse provoquent une somnolence en début d'après-midi, arrachant à Simon un petit bâillement involontaire.

« Will-sama, quelque chose arrive. »

Seria, qui était silencieuse comme une ombre sur le siège du côté opposé de Wilhart par rapport à Simon, prend enfin la parole.

« Quoi, une attaque ennemie — Tu croyais que je vais paniquer dans un tel cas, Seria ? Kukuku, naïf. Tu es aussi naïve que le thé vert saturé de sucre que boit Charlotte*. Si tu essaies de me tromper, moi dont la réaction est de faire cette blague de Spada, je te suggère d'essayer une approche plus réaliste. Sur une route comme celle-ci, peu importe à quel point un monstre pourrait être inconscient, il n'oserait pas attaquer un si grand groupe d'étudiants armés de l'académie en plein jour — »

*NDT : La blague de Wilhart sur Spada joue sur le fait qu'en japonais, « naïf » et « sucré » sont le même mot, « 甘い / amai ».

« C'est une attaque ennemie ! »

Le long discours de Wilhart est interrompu par un cri venu de l'extérieur — non, une voix signalant une attaque de monstres.

« Qu-qu-QUOI ?! »

« Will, calme-toi. »

« Veuillez rester calme, Will-sama. »

Le même conseil vient des deux côtés de Wilhart.

« Heu, mmm, oui, d'abord je dois calmement prendre une grande respiration, suu, haa ! Bon, je me suis calmé, qu'est-ce que je fais ensuite ? »

« ... Et si tu en prenais une autre, de grande respiration ? »

Répond Simon d'une voix froide, et Wilhart n'a d'autre choix que d'en prendre une autre comme suggéré.

Il inspire profondément, puis expire.

Après sa seconde grande respiration, Wilhart est plus calme la prochaine fois qu'il ouvre la bouche.

« Mes excuses, j'ai semblé paniquer. D'abord, nous devons arrêter le carrosse Dragon, et nous préparer à contre-attaquer. »

Après avoir réussi à retrouver son calme, Wilhart donne des ordres exactement selon les instructions du manuel sur quoi faire en cas d'attaque de monstres, qu'il a étudiées pendant le voyage.

Son premier ordre d'arrêter le carrosse Dragon est immédiatement exécuté, et les vibrations intermittentes du carrosse s'arrêtent.

Ensuite, il ordonne à ses subordonnés, les chefs d'équipe et les chevaliers, de sortir du carrosse.

Les chefs d'équipe portent des manteaux rouges qui marquent les étudiants d'élite, tandis que les chevaliers portent l'équipement de leur classe respective.

Le cliquetis de ceux vêtus d'armures métalliques bougeant rapidement résonne fort dans le petit carrosse.

Le dernier à descendre du carrosse est le général, Wilhart.

Alors qu'il se lève de son siège, il interpelle Simon devant lui, qui tient un fusil prototype identique au sien.

« Simon, tu es étonnamment sans peur. »

Avec le manteau bleu foncé qu'il porte par-dessus son uniforme flottant dans le vent, Simon se retourne vers lui.

« Tu as oublié ? Même si j'ai cette apparence, je suis expérimenté aux combats. »

Disant une telle réplique avec une expression légèrement solitaire, Simon saute hors du carrosse par la porte.

« Je ne dois plus montrer d'échec à un ami juré de mon âme. »

Et ainsi, Wilhart suit le petit dos de son ami.

« Un combat dès le premier jour, on a vraiment pas de chance... »

Chevauchant une licorne d'un blanc pur, du bout de sa corne aux poils de sa queue, Nero Julius Elroad se plaint lascivement.

Nero se tient à l'avant du groupe d'étudiants. Le nuage de poussière soulevé par les monstres chargeant vers eux se reflète dans ses yeux rouges.

Les étudiants font des préparatifs pour se défendre — en d'autres termes, ils vont et viennent en tenant leurs armes.

« D'accord ! On se bat dès le début, les choses tournent bien pour nous ! »

Ce cri vient de Kai Est Galbraith à la droite de Nero, dégainant son épée à deux mains et chevauchant un Bicorn, prêt à charger à plein régime.

Lui aussi a vu les ennemis approcher par l'avant.

Leurs carrures, plus grandes que celles d'hommes normaux, sont recouvertes de muscles épais, et la couleur brune de leur peau ajoute à leur apparence massive.

Leurs visages sont déformés en expressions maléfiques ; leurs dents jaunes et inégales sont visibles dans leurs grandes bouches ouvertes et leurs yeux sont complètement injectés de sang.

Leurs bras épais comme des troncs d'arbres agitent leurs armes mortelles — gourdins en os, marteaux rouillés et épées de rebut — dans les airs.

Ils peuvent immédiatement dire que leurs ennemis sont des Orcs armés.

Ils viennent probablement du donjon de rang 4, la « Grande Forêt de Latifundia ».

Il y a une forêt clairsemée près de la route, mais tout le monde sait qu'au plus profond de cette forêt se trouve la forêt de Latifundia.

Peut-être que ces monstres ont été chassés de la forêt par des conflits territoriaux. La vraie raison de leur apparition est inconnue.

Enfin, personne ne se soucie d'une telle chose futile en premier lieu.

« Si c'est juste ces ennemis, tu peux aller te reposer, Nero. De toute façon, tu sais, ces subordonnés ont besoin de quelqu'un pour leur donner des ordres, non ? »

Chevauchant un cheval d'une rare couleur écarlate, aux cheveux de la même couleur, se trouve Charlotte Tristan Spada.

Les cris des Orcs, totalement dépourvus d'intelligence, parviennent à ses oreilles.

Il n'y a absolument aucune chance qu'il s'agisse d'Orcs citoyens de Spada déguisés en monstres sauvages.

Cela signifie que les étudiants derrière eux peuvent attaquer librement pour montrer les résultats de leur entraînement.

« Bon, moi j'y vais en premier, parce que je veux tester mon nouveau serviteur. »

Juste derrière Nero se trouve Safiel Maya Hydra, chevauchant une imitation de cheval à huit jambes, Sleipnir, créé par la « Nécromancie ».

Il reste encore un peu de temps avant l'arrivée des Orcs.

« C'est inhabituel que même toi tu sois remontée, Safi. Très bien, je vous laisse faire, et je serai à l'arrière à donner des ordres à ces gars. Je leur dirai que c'est dangereux alors ils doivent rester à l'écart. »

Nero, qui a un sourire sans peur sur son visage, reçoit les réponses de ses membres de groupe.

« Eh bien, c'est l'heure de se déchaîner ! »

« Moi, Charlotte-sama, je les enverrai valser d'un seul coup, alors laissez-moi faire ! »

« Je n'ai pas besoin de matériaux de créatures aussi faibles, mais... »

Tous trois sont différents à leur manière, mais ils ont tous la même confiance dans leurs mots alors qu'ils chevauchent vers l'avant.

Alors que les trois chevaux poussent des hennissements aigus, ils frappent fortement le sol et s'élancent vers l'avant comme le vent.

« Bon, ces trois-là suffiront amplement pour s'occuper des monstres. Je n'aurai même pas le temps de me reposer. »

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