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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 494

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Chapitre 494

Chapitre 494

Chapitre 494/54191%~9 min de lecture1 778 mots

― Point de vue d'Oais, enfant du dieu-démon Oaju ―

J'ai pénétré dans une pièce qui ne ressemblait en rien à une grotte du Monde Démoniaque, tant elle débordait de vie, et j'ai arrêté mes pas.

Devant mon regard, une grande banderole sur laquelle était écrit « Félicitations ! Magibijou · Célébration Stabilité ! »

Et, au centre de la pièce, une table couverte d'une foule de nourriture.

« Oais, c'est quoi ça ? »

Ma compagne Mais me regardait, perplexe, mais moi non plus je ne comprenais pas, alors je n'ai rien pu dire.

Jusqu'ici, il y avait eu pas mal de situations déroutantes, mais celle-ci… qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Depuis un moment déjà, mon père, le dieu-démon Oaju, a changé.

Si on me demande ce qui a changé, je suis un peu embarrassé, mais en tout cas, quelque chose a changé.

Face à ça, moi qui suis un enfant du dieu-démon Oaju, j'ai pensé : « Le moment est enfin venu. »

Le Monde Démoniaque est un endroit où, si tu n'es pas fort, même un enfant se fait tuer facilement.

Et nous, tous les enfants, on est des démons.

Pour le dieu-démon père, on est des existences trop faibles.

C'est pour ça que je pensais qu'un jour, père nous tuerait.

Mais non.

Au lieu de nous tuer, père cherchait un endroit où on pourrait vivre.

Je suis une existence faible, même parmi les démons.

Du coup, pour les dieux-démons et les démons forts, on est des proies qu'on chasse pour le fun.

Beaucoup de mes frères et sœurs, aînés ou cadets, ont été chassés et ont disparu.

À ce moment-là, père se contentait de regarder sans intérêt, simple spectateur.

C'est pour ça que j'étais curieux de savoir ce qui avait changé père.

Mais bon, impossible de le demander directement à père, qui est un dieu-démon.

C'est mère qui m'a parlé de ce qui avait changé père.

Et en l'entendant, j'ai reçu un choc.

Mes frères et sœurs ont dû ressentir la même chose.

Parce qu'on n'aurait jamais imaginé que le dieu-démon père entretenait des relations avec un être créé par les dieux.

En plus, on s'apprête à déménager tous ensemble dans le monde géré par cet être.

« Vous êtes sérieux ? »

Ça a été ma première réaction en entendant l'histoire.

Mère a ri et hoché la tête, mais je n'arrivais pas à y croire.

Pourtant, père était sérieux.

Parce qu'il a réuni les enfants et nous a demandé : « Vous venez avec moi ? »

Lui qui demande aux faibles que nous sommes, au lieu de donner des ordres.

C'est là que j'ai vraiment senti que père avait changé pour de bon.

Et là, j'ai hésité sur ce que je devais faire.

Ma compagne, autrefois, avait à peu près la même force que moi.

Mais son père s'en est pris à elle.

Et depuis qu'elle a reçu une grosse blessure dans le dos, elle a changé.

Au début, je pensais que la blessure guérirait vite.

Mais cette grande blessure dans le dos ne guérit toujours pas, et elle la fait encore souffrir.

On ne sait pas pourquoi une coupure d'épée ne guérit pas.

Simplement, à cause de cette blessure, sa force n'est pas stable, et elle est devenue ce qu'on appelle une « plus faible ».

Une elle dont la force n'est pas stable, au Monde Démoniaque, c'est une position où on se fait tuer direct.

Quand j'ai compris que la blessure ne guérirait pas, j'ai pensé à la larguer.

Mais pour une raison inconnue, j'ai senti que « ce n'est pas ça ».

Pourquoi j'ai pensé ça à ce moment-là, je ne sais pas.

Le moi d'avant, pour me protéger, aurait abandonné celle qui était devenue faible.

Mais je n'ai pas pu lâcher sa main.

Pendant que j'étais perdu face à mes propres actes, le monde a drastiquement changé.

Je ne connais pas les détails, mais apparemment, en plus du Monde Démoniaque et du monde des dieux, un nouveau monde est né.

Et le roi de ce nouveau monde, c'est l'être qui a changé père qui l'est devenu.

Au départ, on devait tous déménager une fois que le nouveau monde serait un peu plus stable.

Mais un dieu-démon a jeté son dévolu sur Kasha, la fille de mère.

Du coup père et mère ont embarqué Kasha en catastrophe et sont partis vers le nouveau monde.

Nous, ceux qui restaient, on s'est mis à préparer le déménagement en se cachant.

Il ne restait plus que le Magibijou quand un problème est surgi.

Comme le Roi Démoniaque qui gouvernait le Monde Démoniaque s'était affaibli, des conflits ont éclaté un peu partout.

Et à cause de ça, le Magibijou ne pouvait plus être fabriqué, et on ne pouvait plus sortir du Monde Démoniaque.

Sans Magibijou, je ne peux pas rester avec ma compagne.

Mais je ne voulais pas la quitter.

Alors j'ai décidé de me terrer en attendant qu'on puisse refaire le Magibijou.

Pendant que mes frères et sœurs et leurs compagnons se réunissaient pour échanger des infos, un golem est apparu sans crier gare.

À ce moment-là, tout le monde a paniqué, et on a attaqué sans même vérifier si c'était un ennemi ou un allié.

Bon, l'attaque n'a eu absolument aucun effet.

Tandis qu'on restait bouche bée devant l'inefficacité totale de nos attaques, on nous a dit : « Bonjour. Je suis venu vous protéger sur ordre du Maître, je suis le Second du golem qui a reçu la vie du Maître. Vous êtes les enfants du dieu-démon Oaju et leurs partenaires, non ? Ah, au Monde Démoniaque on dit "compagnon", c'est ça ? … Les appellations changent selon les pays, c'est chiant. Bon, dorénavant je regroupe tout sous "partenaire" : compagnon, femme, mari. Donc, enfants du dieu-démon Oaju et partenaires, c'est bien ça ? »

On nous a parlé normalement sans même s'énerver qu'on ait attaqué, et j'ai hoché la tête sans un mot.

Après ça, le quotidien a changé à une vitesse dingue.

D'abord, on nous a fait bouger sans qu'on sache où on allait.

La raison, je l'ai su plus tard : le dieu-démon qui avait repéré Kasha nous cherchait.

Pour utiliser Kasha comme outil afin de la ramener au Monde Démoniaque.

Et les subordonnés de ce dieu-démon avaient déjà localisé notre cachette.

Si le Second n'était arrivé qu'un chouïa plus tard, on se serait fait chopper par le dieu-démon, et rien que d'y penser, j'ai eu peur.

Le Second a dit : « Même si vous vous faites attraper, je viendrai vous chercher, donc no problem », mais c'est impossible.

Je connais la force d'un dieu-démon.

Mais entendre ça m'a fait plaisir.

L'endroit où le Second nous a menés, c'était la maison du dieu-démon Ô.

Honnêtement, face au dieu-démon Ô, j'ai failli perdre connaissance.

Le dieu-démon Ô, pour une raison quelconque, avait la tête posée sur son bureau.

La raison, je l'ignore encore.

Ensuite, une discussion a eu lieu avec le dieu-démon Ô aussi.

En fait, plus qu'une discussion, on a juste entendu le Second nous annoncer ce qui était décidé.

Bref, après tout ça, on a fini par se planquer dans une grotte que le dieu-démon Ô a trouvée.

Une grotte sombre et glaciale.

On n'a aucune idée du nombre d'années que ça prendra pour que le Monde Démoniaque se calme.

Mais je m'étais résigné à me cacher ici, peu importe le temps que ça prendrait.

Pourtant, dès le lendemain, ce sentiment a volé en éclats.

Le Second a commencé à apporter tout un tas de trucs, un après l'autre.

D'abord, il a dit que l'apparence de la grotte ne lui plaisait pas, et il a ramené une quantité massive de bois je ne sais d'où pour rénover l'intérieur.

Le lendemain, on a commencé à vivre sur un plancher au lieu du roc glacial.

« Manger de bonnes choses rend heureux », a-t-il dit, et quand une montagne de bouffe est sortie du sac qu'il portait, même le dieu-démon Ô qui passait par là pour voir l'état des lieux est resté figé.

Tout ce que le Second apportait était délicieux.

J'ai ressenti une chaleur moelleuse, comme je n'en avais jamais connu.

Et ensuite, le Second a amené des camarades à la grotte.

Grâce à la barrière tendue sur toute la grotte, notre puissance, à mes frères et à moi, n'était plus du tout perceptible depuis l'extérieur.

Du coup, le dieu-démon et ses sbires ont jugé qu'on était morts.

Mais comme on s'inquiétait encore, le Second nous a présentés Fourmi-san et Araignée-san.

Selon le Second, les Fourmis, c'est les Abirfūrmi.

Les Araignées, c'est les Almearenie, une espèce de bestioles.

Pourquoi « Fourmi » et « Araignée », j'ai demandé, et c'est parce que le Maître les appelle comme ça.

Je me suis dit si c'était vraiment bon, mais comme les concernés avaient l'air contents, c'est que ça l'était.

Et eux, ils m'ont encore plus surpris que le Second.

Parce que les Fourmis agrandissent la grotte tous les jours, et que les Araignées vont exprès se jeter dans les débordements de puissance divine.

J'ai demandé la raison à chacun : les Fourmis, c'est pour sécuriser leur liberté d'action ; les Araignées, c'est pour sentir que leurs efforts portent leurs fruits.

… Bon, tant pis, tant qu'ils s'amusent dans la vie de grotte, c'est bien.

En passant des jours comme ça, je croyais m'être habitué à à peu près n'importe quoi.

Mais j'étais encore trop naïf.

Le truc cette fois… je sais pas comment on est censés réagir.

Je regarde la pièce : elle est décorée de plein de trucs, une ambiance comme jamais avant.

Et le plus visible, la grande banderole.

« C'est ce qu'on appelle une banderole horizontale. »

Une voix soudaine fait tressaillir mon corps.

Je jette un œil sur le côté : le Second est là.

Il est toujours là quand on s'en rend compte.

« Une banderole horizontale ? »

« Oui. Aujourd'hui, c'est la fête parce que le Magibijou s'est bien adapté à vous deux. »

Une fête ?

… Ah, une fête.

« Bon, ça commence pas sans les deux protagonistes. Allons-y. »

C'est la première fois qu'on a une fête, alors avec Mais, on est perdus.

Mais l'atmosphère chaleureuse qui remplit la pièce apaise mon cœur.

« Second-san, on est censés faire quoi, nous ? »

« C'est simple. Vous mangez, vous jouez, vous profitez. »

Juste ça ?

Je regarde le Second, qui hoche la tête.

Ah bon, on profite.

« Oais, profitons. »

« Ouais. »

J'acquiesce aux mots de Mais.

On restera pas longtemps dans cette grotte.

Aujourd'hui, l'important c'est de profiter, alors profitons à fond.

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