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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 419

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Chapitre 419

Chapitre 419

Chapitre 419/43197%~9 min de lecture1 666 mots

Un Cabell roulé sur le sol fit un mouvement.

« Kku, où suis-je ? »

Nos regards se croisèrent avec celui de Cabell qui regardait autour de lui.

Cabell me fixa intensément, puis sembla comprendre la situation.

D'un air haineux, il me lança un regard noir.

« Je suis un idiot, moi. »

Ce faible murmure disparut sans être entendu de personne.

J'avais voulu croire en Cabell.

Bon, c'était un espoir vain.

Cabell et moi sommes amis d'enfance.

Tout en râlant contre mes actions déraisonnables, il m'avait suivi.

Il m'avait aussi sérieusement engueulé.

Et quand un noble avait tenté de m'assassiner, il m'avait protégé au péril de sa vie.

Une cicatrice de ce jour reste à sa taille.

Même après que je suis devenu roi, s'il jugeait que je prenais une mauvaise décision, il me le disait franchement.

C'était une existence précieuse pour moi.

C'est pourquoi je lui faisais confiance.

« Cabell, pourquoi m'as-tu trahi ? »

Avant même que Batchu-dono n'énonce les crimes de Cabell, je l'interpellai.

Je tenais absolument à l'entendre de sa bouche.

« Trahi ? Non. J'ai juste essayé d'agir pour ce pays. »

Pour ce pays ?

Que veut-il dire ?

« En restant près d'Esmaliite, j'ai compris. Tu n'es pas fait pour être roi. C'est pour ça que j'ai agi pour le peuple ! »

Devant la force de ses mots, un rire amer me vint.

Je suis le premier à le savoir.

J'étais le troisième fils.

Comme j'avais des frères aînés brillants, je n'étais pas destiné à devenir roi.

Pourtant, l'un est mort en exterminant des monstres.

L'autre a péri trahi par des nobles.

La charge de roi m'est tombée dessus sans crier gare.

Celui qui a été le plus décontenancé, près d'être écrasé par l'angoisse, c'est moi.

Mais je ne pouvais pas montrer cet état d'esprit.

Si je laissais paraître mon anxiété, les nobles en profiteraient.

Alors, depuis le jour où j'ai été nommé prince héritier, j'ai joué le roi fort.

Il n'y a jamais eu de moment de répits.

Pourtant, Cabell.

C'est grâce à ton soutien que j'ai pu tenir jusqu'ici.

D'ailleurs, c'est devant toi que je me suis plaint maintes fois.

Est-ce la cause ?

J'ai eu l'impression que le soutien qui existait jusqu'ici s'était évanoui d'un coup.

Non, peut-être n'y avait-il pas de soutien au départ.

Mon moral s'effondra.

« Le Maître a dit : "Esmaliite est un roi incroyable". En d'autres termes, il est le roi du pays des hommes-bêtes reconnu par le Dieu de la Forêt. »

« Hein ? »

Sur les mots de Batchu-dono, je relevai la tête et vis Garfa et Dadabis hocher la tête.

Ah, il y a aussi des gens qui me reconnaissent.

C'est vrai.

Je suis le roi du pays des hommes-bêtes d'Entoru.

Jusqu'ici, j'ai été trahi maintes fois.

Celui-ci n'est qu'un de plus.

Il n'y a pas de différence entre Cabell et les autres traîtres.

Un traître est un traître.

« Plus que ça, Cabell. Tu parles pour le peuple, mais ton vrai but c'est les privilèges, non ? Tu comptais mettre le premier prince, facile à manipuler, sur le trône pour ça, pas vrai ? »

Le premier prince ?

Il parle de mon fils Estor ?

« Et si c'est vraiment pour le peuple, pourquoi as-tu fermé les yeux sur ce que faisaient le comte Marroshi et le marquis Baryu ? Tu le savais, ce qu'ils faisaient. »

« Qu-, de quoi parles-tu ? Je n'en sais rien. »

Devant Cabell paniqué, Batchu-dono posa les mains sur les hanches et inclina la tête.

« Hein ? Tu t'es vanté auprès de ton fils de la raison pour laquelle tu poussais le premier prince, tu as oublié ? Tu es allé au laboratoire des marques d'esclaves pour vérifier l'avancement des recherches, tu as oublié aussi ? Vraiment, tu ne te souviens de rien ? »

Batchu-dono secoua la tête de gauche à droite devant Cabell, l'air moqueur.

Cabell fit une grimace de frustration.

« Je ne sais pas. Je ne sais rien ! »

« Tu ne te rappelles pas ? Alors je vais être plus précis. »

« Quoi ? Plus précis ? »

« Oui. Comment tu t'es approché du premier prince. Tu as profité du moment où le second prince, désigné comme prochain roi, s'était laissé aller au désespoir, pas vrai ? "C'est vous qui méritez d'être roi. Je ferai en sorte que vous le deveniez. Si vous coopérez un peu, vous y arriverez sûrement." C'est ça ? Tu te rappelles ? »

« Pourquoi ? Pourquoi tu sais ça… »

Devant l'air ahuri de Cabell, je compris que c'était la vérité.

Et je poussai un petit soupir.

C'est l'affaire d'Estor, il a dû coopérer comme Cabell le voulait.

Dans ce pays d'Entoru, le simple fait d'être né en premier ne désigne pas le prochain roi.

Parmi les enfants, on choisit celui qui est capable et dont la personnalité ne pose pas problème, et le roi en place le nomme.

Tant que les enfants ne sont pas assez grands, on ne sait pas qui sera le suivant.

C'est la règle de la succession à Entoru.

Pourtant, Estor était convaincu qu'il serait désigné.

De plus, à cause de ça sans doute, son attitude était arrochante.

Je l'ai maintes fois repris.

Mais aucune amélioration.

C'est pourquoi j'ai désigné mon second fils, Estkart, comme prochain roi.

J'ai pris le temps d'expliquer à Estor pourquoi les choses en étaient arrivées là, mais ça n'a servi à rien.

« Ah, au fait, j'ai fait venir le premier prince Estor ici. Si tu ne te souviens toujours pas, on peut lui demander ? »

Sur les mots de Batchu-dono, Cabell trembla des épaules, releva la tête et afficha un sourire mauvais.

Je sentis le danger.

« Ahaha, c'est ça, exactement. Mais le Dieu de la Forêt est encore loin du compte. »

Qu'est-ce qu'il raconte !

« Cabell, arrête ! »

Si on se met le Dieu de la Forêt à dos, tout le pays en subira les conséquences !

« Qu'est-ce que c'est que ça ? »

La voix mécontente de Batchu-dono insuffla une tension dans la salle d'audience.

Au milieu de ça, Cabell seul ricanait de façon inquiétante.

« Kukuku. Aaah, c'est le top ! Le Dieu de la Forêt doit croire qu'il voit tout. Mais c'est raté. Mes camarades ne se limitent pas à lui ! »

Cabell porta son regard sur Ortol, qui tremblait le visage livide.

Je n'avais pas encore demandé quel était leur lien.

« Aaah, c'est ça ? C'est de ça qu'il s'agit ? »

Sur le ton amusé de Batchu-dono, Cabell fit une mine dubitative.

« Écoute, toi. Tu t'es fait avoir par eux. »

« Ha ? Moi, me faire avoir ? Qu'est-ce que tu racontes ? »

Sur les mots de Batchu-dono, Cabell montra son irritation.

« Ceux qui agissaient avec toi, le marquis Artis et le comte Narumito. »

Eux aussi m'ont trahi ?

« Eux, oui. Pourquoi ne sont-ils pas ici ? »

« Fufu, Cabell ne s'en est pas du tout rendu compte. Ahaha, c'est drôle. »

Sur les mots de Batchu-dono, l'expression de Cabell se durcit.

« Le marquis Artis et le comte Narumito se sont approchés de toi pour protéger le roi. »

Hein ?

« Cabell jouit d'une grande confiance du roi. Ils ont jugé qu'avec des preuves légères, ils ne pourraient pas te faire tomber. Alors pour obtenir des preuves sûres, ils se sont glissés dans ton intimité. À voir ton attitude, ça avait l'air de marcher. Ah oui, ils m'avaient confié un message pour toi. "Nous pensons qu'Esmaliite est le seul digne d'être roi d'Entoru. Ce qu'on a entendu de ta part était d'un égoïsme révoltant. Disparais." C'est dommage. »

Ces deux-là, dire une chose pareille…

« Haha. Il semble que mon œil pour juger les gens était trouble. Il faut que j'élargisse mes horizons. »

Je regarde Cabell.

Devant la trahison inattendue de ces deux-là, son attitude arrogante d'il y a peu s'est tue.

« Arrêtez, lâchez-moi ! Savez-vous qui je suis ? »

« Frère, fermez-la déjà. Vous êtes bruyant. »

La porte de la salle d'audience s'ouvrit et mes fils entrèrent.

L'un est l'aîné Estor… enveloppé dans les fils d'Almearenie, ligoté en boule.

Puis le second, Estkart.

La fille aînée, Ertitil, est aussi là.

« Père, qu'est-ce que c'est que ça ? Pourquoi me faites-vous ça ! »

Estor cria vers moi.

En le voyant, Ertitil soupira.

J'ai trois enfants.

Estkart a le don de gagner le cœur des gens.

Et Ertitil… c'est un parent qui le dit, mais elle est froide et stratège.

Bon, elle a aussi un côté gentil.

Pourquoi Estor seul a-t-il fini comme ça ?

« Tais-toi. On t'a dit "je te ferai roi", hein. »

Ma question fit pâlir Estor.

« Heu ? Mais c'est parce que je suis le plus apte à être roi. »

« Impossible. Quelqu'un qui se laisse manipuler par un criminel et divulgue des secrets cruciaux de la garde royale serait apte ? Tes rêves, fais-les quand tu dors. Batchu-dono, voici le reste des preuves. Et les preuves que vous m'avez données, pas de problème. »

« Merci. Ça m'aide beaucoup. »

Hein ?

Ertitil ?

« Qu'est-ce qu'il y a, Papa ? »

« Non, tu connais Batchu-dono ? »

« Oui, je ne parvenais pas à éliminer les ordures comme je voulais, j'étais en difficulté quand je l'ai rencontré. Nous avions le même but, alors j'ai collaboré. Les camarades de Batchu-dono sont incroyables. Jusqu'alors c'était le chaos, mais les infos et les preuves se sont rassemblées en un clin d'œil. Vraiment, plein de choses. Fufufufu. »

C'est rassurant, mais ce rire fait un peu peur.

Regarde, les chevaliers reculent.

Ah, peut-être qu'Estkart savait aussi ?

Il secoue la tête, donc non.

« Je vois. Merci. »

Ertitil serait plus faite pour être roi que moi ?

… Arrêtons là.

Les gens autour ont l'air effrayés.

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