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Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 204

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Chapitre 204

Chapitre 204

Chapitre 204/33162%~9 min de lecture1 623 mots

La conscience remonte à la surface.

L'intérieur du corps est brûlant.

C'est quotidien, alors on finit par s'y habituer.

Même si ce n'est pas un état dans lequel on devrait s'habituer……

« J'ai l'impression que la chaleur ne fait qu'augmenter. »

Une légère anxiété me traverse.

J'ai une petite idée de la cause.

C'est une explosion de pouvoir.

Apparemment, j'ai survécu dans ce monde parce que je libérais constamment de la puissance, utilisant parfois des quantités phénoménales.

Selon le dieu, c'était déjà arrêté, mais ce n'est pas fiable.

Dans le monde actuel, je n'ai guère l'occasion d'utiliser une telle puissance.

Peut-être que l'excès de pouvoir s'est accumulé en moi et qu'il est en train de s'emballer.

Mais dans ce cas, il suffirait de le libérer, non ? Sauf qu'on ne sait pas quelle quantité serait relâchée.

Et cette puissance superflue pourrait affecter le monde.

D'autres méthodes… Je n'en vois pas.

Pour l'instant, ça va encore.

Et puis ce n'est pas encore « ça » non plus.

Il n'y a qu'à observer encore un peu.

…… Ceci dit, il vaudrait mieux se préparer un minimum.

Bon, aujourd'hui aussi…………………… il faut s'occuper des 3 idiots.

J'aimerais arrêter.

Vraiment, j'en ai marre.

Qu'ils amènent les 3 idiots dans ce monde.

Comme ça, je pourrai les insulter de tout mon cœur, du fond des tripes.

D'ailleurs, la prochaine fois que le dieu viendra, je lui hurlerai dessus, c'est sûr.

Ah, je veux juste hiberner, même si c'est l'été.

Enfin, qu'est-ce que je raconte comme bêtises.

« Quand on a vraiment une chose détestable devant les yeux, on cherche à l'éviter en pensant à des trucs inutiles. »

… Ça aussi c'est inutile.

Haa.

Fuir ne sert à rien, allons-y.

Est-ce que je peux le faire ?

Non, je n'ai pas le choix.

« Ah~, c'est pénible de tergiverser comme ça ! »

C'est moi qui le dis, mais je n'ai pas de courage.

« Allez, courage moi ! »

… C'est un peu gênant, en fait.

Je regarde autour de moi.

Personne.

Ouf.

Je bouge mon corps qui semble un peu lourd et me dirige vers le salon.

En entrant dans le salon, les enfants-anges volent partout.

« Oh, vous deux, vous savez voler maintenant. Hé, c'est dangereux. »

Ils font des tours, des tours, on ne sait pourquoi, dans toute la pièce.

Qu'est-ce qu'ils font ?

… Une course-poursuite ?

L'ange poursuivi tient quelque chose à la main.

C'est du pain ?

« Ils peuvent manger du pain maintenant ? »

Mais pourquoi se disputent-ils un seul morceau ?

Je regarde la table.

Il y a du pain fraîchement cuit.

Ça a l'air bon.

Ce pain et celui que tient l'ange sont différents ?

Je regarde la scène depuis l'entrée du salon, et « Monœil » sort de la cuisine avec un pain à la main.

L'ange qui poursuivait s'approche tout droit de « Monœil », reçoit le pain, et s'envole vers le lit de bébé.

« Mm~, je ne pige rien du tout. »

Je m'approche du lit pour voir.

L'ange croque dans le pain.

C'est bizarrement apaisant.

Ah, il y a quelque chose dedans.

Cette couleur, c'est du miel ?

Il y a une fleur qui donne un nectar doux comme du miel.

Donc c'était du pain tartiné de ce nectar.

Je vois, les deux anges sont becs sucrés.

« Bonjour, tu manges ? »

À la voix d'Usa, je réponds au salut du matin et m'assois sur une chaise.

Tout de suite, la soupe arrive.

Le petit-déjeuner d'aujourd'hui : soupe avec de la viande fumée, salade avec sauce aux fruits.

C'est délicieux à chaque fois.

Le pain aussi… du pain aux haricots ?

C'est la première fois qu'il sort, mais c'est bon.

Ah, j'avais oublié de vérifier les œufs.

Les œufs dorment ? Je regarde le lit de bébé.

D'ici, on ne voit rien.

Ce sera pour plus tard.

Profitons du repas pour l'instant.

« Ah~, c'est bon. »

D'ailleurs, aujourd'hui la chaleur s'est calmée.

La période de canicule de ce monde est-elle passée ?

C'est un peu plus court que l'an dernier.

« Merci pour le repas. »

« Merci pour le repas. »

Je range la vaisselle avec Usa et Kuuhi.

Il ne faut quand même pas tout laisser à Monœil et aux autres.

Il faut faire ses affaires soi-même… dans la mesure du possible.

« Bon, les œufs ? »

Les œufs dorment ? Je m'approche du lit.

Je jette un œil aux anges : l'un a fini de manger et dort.

L'autre dort le pain encore dans la bouche.

C'est celui qui était poursuivi.

Apparemment, il a trop forcé.

Le pain doit le gêner, mais quand j'essaie de le prendre, il entrouvre les yeux et bouge la bouche.

… Il mange.

Incroyable, le mental.

Bon, je laisse faire Monœil et les autres.

Mais quand même.

« Vraiment mignons. »

Non, j'étais venu voir les œufs.

Je tourne mon regard vers les œufs, et nos regards se croisent.

… Regards qui se croisent ?

Intrigué, je regarde de plus près : l'un des trois têtes à l'intérieur de l'œuf a l'œil ouvert et me regarde.

« Ah, il s'est réveillé… non, c'est pas ça. Il voit, ce truc ? »

J'essaie de bouger la main.

Le regard suit le mouvement.

« Il voit. »

L'œuf est transparent, donc il peut voir l'extérieur.

Ou plutôt… euh… il va naître ?

Pendant que je réfléchis, l'œil ouvert se ferme net.

Et plus rien ne bouge.

Apparemment, il s'est rendormi ?

Ouf.

S'il naissait maintenant, j'aurais paniqué, c'est sûr.

Haa, reste comme ça encore un moment.

Au moins jusqu'à ce que les problèmes laissés par les 3 idiots soient réglés.

« Bon, dors encore un peu tranquillement. Compte sur moi. »

Je caresse doucement l'œuf.

Hm ?

Il a un peu bougé ?

Non, un œuf ne peut pas bouger.

Mais même réveillé, il est vraiment laid.

Un peu plus de mignonnerie… vaut mieux pas espérer.

Pourquoi ? Les yeux sont ultra relevés et fins ?

La bouche a l'air un peu fendue, trop grande ?

Mm~, tout l'équilibre est un peu raté.

D'ailleurs, les yeux étaient d'un rouge vif.

Pour un faux chiot, il avait un regard incroyable.

Au moment où nos regards se sont croisés, j'ai ressenti une peur glaciale.

Depuis la terrasse en bois, le jardin est occupé par les dragons.

D'ailleurs, c'est la première fois que je vois les dragons s'entraîner.

Y a-t-il eu un changement d'état d'esprit ?

« Ceci dit, quelle puissance. »

On dirait la reconstitution d'un film de guerre de monstres qu'on passait à la télé.

Mais la magie des dragons, c'est quand même une puissance incroyable.

Ah, une colonne de feu s'élève.

Oh, des lances de glace se plantent dans le sol.

… La foudre peut se créer dans le vide ?

Mm~, la tempête de neige aveugle, je ne vois pas ce qu'ils font, mais rien qu'au bruit, c'est dingue.

En tout cas, ne jamais mettre les dragons en colère.

Ils sont gentils avec moi, mais faut pas que je me laisse aller.

Mais les blessures, ça va ?

Parfois, les bébés araignées et les fourmis gosses se blessent à l'entraînement.

Avec des attaques comme ça, ce n'est pas mortel ?

Ah, la tempête s'arrête.

La vue blanche se dissipe, et j'aperçois les dragons indemnes.

Bien, ils ne sont pas blessés.

L'entraînement semble fini.

Je sens la barrière qui couvrait le jardin disparaître.

D'ailleurs, qui maintenait la barrière ?

Bloquer la magie de ces dragons, c'est trop fort.

Je scrute le jardin : presque tout le monde regardait l'entraînement.

Heureusement, personne n'a eu l'idée de foncer dans l'entraînement des dragons.

Oh, c'est Core et Parent-san ?

Autour de eux deux, je sens la fluctuation de puissance qui apparaît quand ils lancent une magie.

La barrière, c'est peut-être eux deux qui l'ont faite ensemble.

Les dragons, maintenant grosso modo 3 mètres, volent vers la terrasse.

Ils ont l'un peu l'air de tanguer.

« Ça va ? »

Je leur parle, et ils hochent la tête fermement.

Le mot « ça va » transmet bien le sens, donc pas de problème.

Bon, il reste 8 endroits problématiques laissés par les 3 idiots.

D'ailleurs, 4 sont super loin.

Ma maison est presque au centre de la forêt, mais 4 sont aux abords.

Juste avant de sortir de la forêt, il y avait des réactions.

Et ces 4 points forment un carré quasi parfait.

Je m'en suis rendu compte en étudiant le pentagramme.

Est-ce que ça a un sens, ça aussi ?

« Kû~n »

Chai frotte son visage contre mon bras.

Je me tourne : il a l'air inquiet.

Apparemment, comme je réfléchissais, je l'ai inquiété.

« Ça va. T'es gentil, Chai. »

Je lui caresse la tête à fond.

Ça doit lui faire plaisir, il se frotte, mais il a une force monstre.

Je raidis le corps pour ne pas tomber.

Le simple fait de caresser est un exercice complet.

C'est chouette qu'il soit affectueux, mais c'est bien plus dur qu'en a l'air.

« Chai, on va bientôt aller aux endroits problématiques. »

Je vais finir par tomber en arrière.

Autant arrêter avant.

« Kû. »

Chai se détache de moi et se blottit contre Core.

… Vraiment, ils s'entendent bien.

« Bon, on commence par les coin proches. »

Hier soir, j'ai vérifié les emplacements.

Au-delà du lac avec l'île flottante, tout près.

« Pas des os maudits, pas des anges, pas des œufs », je prie en mon cœur.

Niveau sentiments, le dieu m'insupporte, alors je prie le grand arbre sacré de 2600 ans près de chez moi.

Un vieux camphrier, célèbre comme arbre sacré.

Il a l'air plus fiable que le dieu.

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