Aller au contenu principal

Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!

Chapitre 142

Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!Isekai ni Otosareta... Jouka wa Kihon!
Chapitre 142

Chapitre 142

Chapitre 142/33143%~5 min de lecture837 mots

- Point de vue du commandant du 4e ordre des chevaliers du royaume d'Emperas -

J'entre dans la chambre du roi et une présence anormale s'y trouve.

Il porte la robe d'un mage supérieur, mais son apparence…

« Mage supérieur… »

Mon ami s'adresse à l'être devant nous.

C'est censé être l'un d'entre eux ?

Une… chose pareille ?

La peau visible est d'un noir brunâtre, pas un endroit sans rides.

L'excédent de peau pend.

Seuls les yeux sont anormalement grands, la position du nez est bizarre.

« La pierre magique s'est complètement brisée. C'en est le résultat. »

« Résultat ? »

Une voix rauque me parvient.

La fracture de la pierre magique me surprend, mais plus encore cette présence anormale devant moi.

Comment a-t-il pu en arriver à cette apparence ?

La voix qui parlait, déjà rauque, devient de plus en plus chevrotante, difficile à entendre.

Le contenu de ses paroles me surprend, mais son visage qui change même pendant qu'il parle me glace d'effroi.

D'ailleurs, une deuxième voix.

Une voix chevrotante se fait entendre, mais je n'en saisis pas le sens.

Beaucoup trop rauque.

Je promène mon regard pour en trouver la source et remarque, un peu plus loin, une existence semblable au mage supérieur.

… Ces vêtements… Alors, celui-là est le roi ?

Je retiens mon souffle devant l'apparence du roi, trop changée, que je redoutais.

Mon ami comme moi sommes incapables de bouger.

Nous sommes venus chez le roi, résolus.

Pour changer l'avenir, mais pas cela.

Que devons-nous faire ?

Le mage supérieur devant moi s'effondre au sol et se met à souffrir.

Même à distance, j'entends quelque chose craquer net.

À cette 모습 et ce bruit, je recule d'un pas.

C'est terrifiant.

Pourtant, je ne peux détacher les yeux, et soudain sa tête roule par terre.

« Hic »

Un petit cri s'échappe de la bouche du vice-commandant du 1er ordre.

Moi aussi, misérablement, une faible voix me fuit.

Un bruit sec de quelque chose qui bascule.

Je me tourne : le roi se débat au sol.

Il tente de fuir, mais ne parvient à bouger que de quelques centimètres.

Même sans que nous portions le coup de grâce, le roi mourra assurément.

Est-ce là la fin du roi d'Emperas ?

Le roi meurt-il sous cette forme de monstre ?

… Comment…

Je remarque une présence qui s'approche du roi.

On dit que c'est l'une de ses petites-filles, une princesse.

En réalité, sans doute l'une de ses épouses esclaves.

Je regarde en silence sa main s'élever lentement.

« Ah »

Je ne sais de qui est la voix, mais au moment où ce bras s'abat, la tête du roi roule par terre.

« Maintenant je pourrai te protéger. »

Une voix frêle parvient de la princesse.

Quelle souffrance a-t-elle endurée comme épouse esclave du roi ?

Je ne le sais pas.

Simplement, le visage de la princesse versant silencieusement des larmes est d'une douceur telle qu'on ne croirait pas qu'elle vient de décapiter le roi.

……

Le roi a non seulement éliminé ses frères rivaux pour le trône, mais aussi fait exécuter tous les hommes de sa lignée comme traîtres.

À cette occasion, toutes les femmes furent enfermées dans le palais intérieur qu'il avait créé, marquées du sceau d'esclave et faites épouses.

Celles qui résistèrent subirent, en exemple, des actes atroces, dit-on.

Les affaires du palais intérieur ne filtrent presque jamais, pourtant les rumeurs courent.

Il ne tolérait aucune rébellion, pas même envers ses parents de sang.

Cela s'est su dans tout le château quand un prince est né.

Dès qu'il a su que l'enfant était un garçon, le roi a ordonné de le tuer sur-le-champ.

Furieux contre l'entourage qui s'inquiétait de la succession, il fit apporter le prince et le fit exécuter sous ses yeux.

Depuis, tout prince né était éliminé le jour même.

Toute princesse, à ses dix ans, recevait le sceau d'esclave et devenait une nouvelle épouse, incapable de quitter le palais intérieur.

On ne sortait du palais intérieur que quand le roi appelait.

Au fil du temps, on les appela les épouses esclaves, et le roi ne le nia jamais.

Je ne sais combien de vies se sont éteintes dans ce palais, mais la mort du roi guérira peut-être un peu les cœurs blessés.

Mon ami ramasse la couronne tombée près du roi.

« Allons-nous-en. »

Nous sortons de la pièce, marchons dans le couloir.

Les soldats et chevaliers croisés figent un instant en voyant la couronne que tient mon ami, puis affichent un visage soulagé.

Une mort de roi si brutale.

Le plus fort, le plus craint, tué sans protection par une femme qu'il appelait épouse.

« C'est d'une simplicité… »

Les mots me échappent.

Un rire étouffé de mon ami me parvient.

« C'est maintenant que ça va être dur.

Nous devrons demander pardon aux esclaves que nous avons opprimés et aux gens de la forêt. »

« … Serons-nous pardonnés ? »

« Jusqu'à ce qu'on le soit. C'est notre expiation, la mienne. »

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.