Aller au contenu principal

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 978

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 978

Chapitre 978

Chapitre 978/107191%~10 min de lecture1 999 mots

C'est à mon tour, le démon Clément.

Je n'aurais jamais cru que moi, je me ferais avoir par des ravisseurs.

C'est ma qualité de jeune fille en fleur qui m'a perdue.

« Mais dites donc, ces types sont vraiment cons. Se faire happer comme ça par une offre d'emploi aussi louche à cent pour cent… »

« Les femmes, c'est bien qu'elles soient bêtes à ce point. Même si elles acquièrent de la sagesse, ça ne fait que leur enlever leur charme, et elles deviennent invendables. »

Les malfrats qui m'ont enlevée rient en me méprisant.

Qu'est-ce qu'ils racontent ! Moi, je suis inscrite dans l'école d'élite qui a le taux d'embauche le plus élevé pour devenir fonctionnaire du royaume des démons !!

Pourtant, m'être fait prendre aussi facilement dans un piège aussi idiot, je ne peux pas me vanter de mon intelligence.

À y repenser, c'était une explosion de loucheur pure.

Des horaires et un salaire « à négocier », ça ne peut pas être un vrai job sérieux.

Ce sont des conditions qu'on ne peut sortir que parce que ce sont des mensonges éhontés dont on n'a pas l'intention de respecter ne serait-ce qu'un seul !

Ne pas voir through des mensonges aussi grossiers… pourrai-je vraiment survivre en tant que fonctionnaire du royaume des démons dans un état aussi pitoyable !?

Non, à ce rythme, même devenir fonctionnaire est sur la sellette.

« Qu-qu'est-ce que vous comptez faire de nous… ? »

« Ho, celle-là a encore la langue déliée dans cette situation, elle a du cran. En hommage à ce courage, je vais te dire deux-trois trucs. »

Le type qui a des airs de chef des méchants dit ça en fumant sa clope.

Beurk, ça pue la nicotine !…

« Nous, on est de braves citoyens qui gagnent leur vie en vendant des filles idiotes comme vous. Bon, on a d'autres activités à côté. Cette fois, on a reçu une commande d'un client régulier de province : lui livrer bien frais des filles sophistiquées de la capitale démoniaque. »

Bien frais, c'est quoi !?

« Pour des ploucs, le simple fait que ce soit des femmes de la ville, c'est un statut. Même si elles sont banales, ça se vend à un prix correct. Le client accueille l'esclave de son choix, nous on gagne un peu plus qu'en bossant normalement. Tout le monde y trouve son compte, non ? »

Ma joie, elle, n'est même pas prise en compte, merde !!

C'est foutu, si je reste là, je vais être expédiée dans quelque trou paumé inconnu et je ne pourrai plus jamais revenir à la capitale démoniaque !

Pire, je vais être réduite en esclave et on me volera ma dignité d'être humain !

Il faut absolument que je m'échappe d'ici !

Alors que je scrute les alentours, quelque chose claque contre ma joue.

Une lame terne qui brille d'un éclat mat.

« Penser à s'enfuir maintenant qu'on en est là, c'est une connerie de crétin. »

Un des ravisseurs me pointe son épée sur le visage.

Comme pour dire : je peux te trancher à tout instant… !

« Même si c'est de la marchandise précieuse, si elle s'enfuit et balance l'affaire à l'armée du Roi Démon, notre business est foutu. On ne peut pas la laisser en vie. »

« Hi… ! »

« Une fille de la ville, tu devrais pouvoir réfléchir un peu, non ? Même tombée en esclavage, c'est mille fois mieux que de crever. Et si tu tombes sur un bon maître, tu pourras peut-être vivre dans le luxe bien au-delà de ce que tu as ici. L'esclavage, c'est pas que du mauvais, hein ? »

Le chef des méchants sourit de la bouche, mais ses yeux ne rient pas du tout.

Si je résiste, je meurs.

Ça saute aux yeux, et cette fois, tout mon corps se fige.

*** ***

« Assez de tes sottises. »

« !? Qui est là !? »

À la voix qui résonne soudain, les malfrats s'agitent.

Qui ?

Le fait qu'ils paniquent veut dire qu'ils ne le connaissent pas ?

« Les sophismes des criminels sont toujours aussi désagréables à entendre. Les esclaves sont heureux ? Si vous le pensez vraiment, devenez esclaves vous-mêmes. »

« Qu-quoi !? Où es-tu caché ! Montre-toi ! »

Le chef des méchants est complètement déstabilisé.

« Tout être a le droit de vivre avec sa fierté. Les esclaves sont ceux à qui ce droit a été indûment arraché. Ceux qui tolèrent l'existence de tels êtres n'ont pas la qualité d'êtres humains. »

« Montre-toi… race humaine !? »

Et enfin, à l'apparition de cette silhouette, je pousse un cri de surprise.

Parce que c'était quelqu'un que je connaissais.

« Maître !? Pourquoi es-tu ici !? »

Le patron de mon café où je bosse !

Évidemment, il n'a pas son tablier hors du magasin, mais il porte des vêtements épais qui privilégient la liberté de mouvement, et l'impression est totalement différente !

J'allais l'interroger davantage, mais vu que je suis entourée par les malfrats, je n'ai pas pu sortir un mot de plus.

J'ai cru que nos regards se croisaient un instant, mais il m'a ignorée comme pour dire « je ne te connais pas » et a détourné les yeux.

Pendant ce temps, les malfrats… et surtout leur chef sont de plus en plus paniqués…

« Ici, c'est la capitale démoniaque ! Pourquoi y a-t-il un humain en plein cœur du royaume des démons !? En plus sur notre territoire !? »

« Le royaume des hommes reconstruit est maintenant un pays ami du royaume des démons. Il y a des émissaires officiels, du commerce, et maintenant il y a pas mal d'humains qui circulent dans la capitale. Tu ne savais même pas ça ? »

« Quoi !? »

« Ne pas connaître la conjoncture, ça rend inapte à être gangster. Tu es tombé dans la délinquance simplement parce que tu es bête ? »

« Guuuooooo !! »

Incroyable, le Maître les nargue à fond.

Mais ça va ? Les mecs en face, ce sont des criminels qui n'hésitent pas à tuer !

« Assez tergiversé ! Qui que tu sois, t'être fourvoyé ici est ton dernier coup de malchance ! On ne peut pas laisser un témoin repartir vivant ! Les gars, attrapez-le ! »

À l'ordre du chef, quelques sbires se jettent sur le Maître.

Mais autour de moi et des autres filles capturées, d'autres malfrats restent bien en place, on ne peut pas s'enfuir !?

« Ceci dit, nous ne sommes pas des démons. On va vous laisser choisir votre sort. Vous préférez mourir ici et être jetés à la rivière pour nourrir les poissons ? Ou bien vous soumettre docilement ? Les esclaves hommes ont aussi leur demande. Vous crèverez à la mine ou sur un bateau de pêche en haute mer ? Dans les deux cas, une vie merveilleuse à servir les autres vous attend ! »

« Vous ne servez à rien. Des vermines. »

« Quoi !? »

Comment dire…

Le Maître d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui du magasin. C'est normal, peut-être.

D'habitude, il est insaisissable mais doux et bienveillant, alors qu'aujourd'hui c'est l'exact opposé.

Froid, tranchant… on dirait qu'il me trancherait rien qu'en m'effleurant.

« Vous n'êtes pas des démons, dites-vous ? Mais dommage, moi je suis différent. Pour vous, je suis un démon. »

« Qu'est-ce que tu dis !? »

« Pas un gramme de pitié. Pas de liberté de choix. La seule option qui vous est permise, c'est de tomber en enfer. »

« C'est tes dernières paroles ? C'est bon, si tu veux mourir, je vais t'exaucer ! Les gars, hachez-le en pièces ! »

Enfin, l'affrontement direct : plusieurs malfrats foncent sur le Maître !

Kyaa, le Maître est mort !?

J'ai trop peur de regarder, j'ai fermé les yeux.

Mais mes oreilles, que je ne peux pas boucher, entendent des cris : « Gyaa ! », « Ahii ! ».

Et immédiatement, le silence.

Inquiète, j'ouvre les yeux en tremblant… et je vois des hommes rouler par terre en se tordant de douleur.

Au milieu d'eux, le Maître, immobile, debout, inchangé…

« Itaaai ! Mon bras ! Ma jambe ! »

« Le sang ! Le sangaaa ! »

Ces mecs ont été tranchés ? Par le Maître !?

En y repensant, le Maître a une épée dans chaque main, on ne sait pas depuis quand !?

« Ne sont que des voyous de rue. Le meurtre n'est pour eux qu'une extension de la rixe. Ils ne font pas le poids face à des soldats qui risquent vraiment leur vie sur un champ de bataille. »

« Qu'est-ce que ce type… !? Putain, il est fort à faire peur !? Les humains ne sont-ils pas une race faible qui a perdu la guerre !? »

« Les humains ont perdu, mais ils ont mené une guerre sans décision pendant des centaines d'années contre les démons. Tu ne comprends pas pourquoi ? »

« Go… ? »

« Tirer des conclusions du seul résultat, c'est l'apanage des idiots. »

Le Maître, il est méchamment fort.

Même si quelques-uns sont tombés, il en reste des dizaines.

Et pourtant, ces dizaines de types sont écrasés par le seul regard du Maître !?

Les malfrats reculent, se consultent à voix basse…

« On fait quoi ? On se tire ? »

« Es-tu idiot. Si on fuit sans l'aval du boss, on se fera buter après. »

« Ce boss-là, s'il en est là, c'est fini pour lui. Alors on s'en fout de l'après. Le problème, c'est qu'on risque de se faire tous coffrer ici… »

C'est là que commence la lâche mise à l'écart typique des malfrats.

Peut-être qu'on va s'en sortir comme ça ?

Ma naïveté se révèle immédiatement.

Le chef des méchants m'attrape violemment par le col !

« Kyaa !? »

« Bougez pas ! Un pas de plus et cette fille est morte ! »

En disant ça, il me plante un couteau à la gorge !?

Acculé, il prend un otage, c'est trop le cliché du méchant !?

……

« Bien bien bien ! Un justicier comme toi, c'est touchant de bonté ! Tu ne peux pas sacrifier une innocente, hein ? Alors commence par poser tes armes… higu !? »

Le chef n'a pas fini sa phrase de menace qu'il hurle.

Dans sa main, un petit couteau, mais planté profondément…

« Moi, ce dans quoi j'excelle, c'est le lancer de couteaux. Éviter l'otage pour toucher l'ennemi, c'est du gâteau. Je peux le faire sans hésiter une fraction de seconde. »

Dans la main du Maître, plusieurs couteaux identiques sont serrés.

« À cette distance, n'importe qui ici pourrait planter une lame dans l'œil avec précision. Ceux qui veulent porter un cache-œil stylé peuvent bouger, y'a pas de souci. »

« Ogoooo !? »

Le chef, ne supportant plus la douleur, m'avait déjà lâchée.

Ça a dû servir d'exemple, car les autres malfrats restent plantés là, incapables du moindre mouvement.

« Et pour finir, je vais vous apprendre un truc. Prendre un otage dans la panique quand on est acculé, c'est un mauvais coup. L'otage vous entrave, et vous devez surveiller l'ennemi et l'otage en même temps. La probabilité de s'en tirer comme ça est inférieure à vingt pour cent. Moi, je n'ai jamais laissé m'échapper personne. »

« Itai… ! Ma main… »

« Si vous voulez vraiment fuir, blessez la potentielle otage avant de partir en courant. Ainsi, l'adversaire n'a pas le temps de réagir, et s'il doit soigner le blessé, il doit renoncer à la poursuite. Bon, dans la pratique, si vous aviez fait ça, je vous aurais retrouvés une fois pour toutes et vous aurais fait subir bien pire. »

Ce ton, ce regard, rien à voir avec le Maître du magasin.

Qu'est-ce qui se passe sous mes yeux ?

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.