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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 96

Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo TsukurouIsekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou
Chapitre 96

Chapitre 96

Chapitre 96/28134%~5 min de lecture999 mots

Quand je suis arrivé sur les lieux après avoir été appelé, j'ai effectivement trouvé un groupe inconnu agenouillé en rang.

Une vingtaine de personnes au total.

Toutes des femmes, dégageant indéniablement une atmosphère exotique, différente des humains comme des démons.

« … C'est ça, des elfes ? »

J'ai posé la question à mon entourage pour l'instant.

« C'est exact. Historiquement, la définition veut qu'elles soient une sous-espèce issue d'une branche des démons. »

C'est Belena, qui avait accouru avec moi, qui a apporté cette explication.

On s'attendrait à une rapidité d'information pareille de la part d'une ex-assistante des Quatre Rois Célestes.

« Il existe plusieurs espèces issues de telles ramifications, et les elfes en sont l'une. C'est une race qui vit dans les forêts sans échanger avec les démons ni les humains… »

« Alors pourquoi se retrouvent-elles dans un coin pareil ? »

Depuis la surface, il faut franchir montagnes et vallées pour atteindre ce territoire isolé au bout du monde.

Jusqu'ici, les rares visiteurs imprévus arrivaient presque tous par la route maritime. Qu'est-ce qui les a poussées à surmonter un chemin si éprouvant ?

« Sur ce point, l'interrogatoire est déjà fait. »

C'est Platy qui répond.

Comme on s'y attend de ma femme, elle est bien préparée.

D'autres habitants de la ferme se sont rassemblés par curiosité pour cet invité inhabituel, mais passons là-dessus pour l'instant.

« Elles sont, paraît-il, une bande de voleurs elfes. »

« Elles l'ont dit elles-mêmes ? »

« Elles ont semé le trouble sans distinction chez les humains et les démons, si bien qu'elles sont devenues des fugitives pour les deux camps, incapables de rester dans les villes ou villages habités. Elles ont donc continué à fuir toujours plus loin, dans les recoins les plus reculés de cette terre interdite aux humains… »

Jusqu'à ce qu'elles tombent sur cet endroit, donc.

Autrement dit, leur venue ici est purement fortuite.

« Ces filles n'imaginaient sûrement pas qu'une ferme existe au fond d'un territoire si secret. Du coup, grisées, elles ont essayé de faire leur travail de voleuses… »

« Nous les avons immobilisées. »

C'est Oakbo qui parle.

« Elles avaient déjà volé et mangé des tomates des champs. Ce péché mérite la mort dix mille fois, c'est pourquoi nous sollicitons votre jugement, mon seigneur. »

« Non non non… »

Ça ne mérite pas, ça ne mérite pas.

Certes, se faire voler des légumes qu'on a élevés avec soin énerve, mais pas au point d'exiger leur mort en réparation.

Cela dit, Oakbo et les siens ont bien défendu les champs, il faut les récompenser comme il faut.

Et Pochi ?

Le Hyricaon que j'ai baptisé ainsi me regarde avec des yeux suppliants.

« C'est Pochi qui a découvert les voleuses en premier. Il nous a prévenus par un hurlement, conformément à notre accord. »

Oh, c'est vrai.

Alors il faut bien le récompenser en le caressant.

C'est ça qu'il attendait avec impatience ? Il remue la queue à toute allure, tout content.

… Non.

Peut-être qu'il préfère à manger plutôt que des caresses ?

« Bon, pour ce qui est du sort de ces elfes… »

Hop.

La remarque d'Oakbo me ramène à la réalité.

Voyons.

Même si c'est du vol de légumes, elles ont commis un vol, je ne peux pas les relâcher comme ça.

Puisqu'elles se disent elles-mêmes « bande de voleurs », elles doivent avoir pas mal d'autres casseroles… !

Tandis que j'hésite…

« Alors, votons. »

Veil, qui faisait partie des spectateurs, a soudain lâché ça.

« Qui trouve qu'il faut toutes les massacrer sans exception et pendre leurs corps dehors en guise d'avertissement, levez la main. »

Y'en a !? !

Qui d'autre que toi pourrait adopter une proposition aussi barbare !? !

« Oui ! »

Y'en a, et pas qu'un peu !? !

« Maître, c'est un problème crucial. Les récoltes de ces champs sont notre ligne de vie. Leur abondance ou leur disette décide directement de notre sort. »

« Si l'on laisse les voleurs impunis, rien ne garantit qu'on pourra protéger ces champs précieux si ça se reproduit. Votre Seigneurie devrait manifester une volonté inébranlable : “qui touche à nos champs finit comme ça”, en appliquant la peine capitale. »

« C-c'est ça, oui… »

Hmm.

Certes, ces champs et leurs récoltes qu'on a cultivés avec tant de soin.

On peut comprendre l'envie de faire sentir aux voleurs sans scrupules la désespérance de ceux qui cultivent.

« … Batī, Belena. »

« Oui ? »

Je demande aux deux filles démons présentes.

« Si on les livrait aux démons, qu'est-ce qui les attendrait ? »

« Ça dépendrait du procès. La peine de mort est fort possible. »

Sérieux ?

« La bande de voleurs elfes “Tailleurs de Pierre de l'Orage et de la Pluie” a, je crois, volé un noble influent du royaume démoniaque. Être dans le collimateur d'un tel milieu garantit une peine plus lourde que nécessaire. »

« Cependant, l'actuel Roi Démon Zedan répugne à faire verser le sang et approuve rarement les exécutions. Par ailleurs, grâce à la réforme récente, les forces qui en veulent à ces elfes ont considérablement perdu en influence. »

?

Qu'est-ce que ça veut dire ?

« J'ai déjà consulté des documents les concernant. Ces voleuses elfes ne dérobaient jamais les pauvres, ne ciblant que les nobles riches et les grands marchands. »

« Des justicières, quoi. »

« De plus, la plupart des nobles victimes percevaient des impôts exorbitants et s'enrichissaient par la corruption. La grande réforme menée quand Zedan a épousé Astarès les a en grande partie fait tomber. »

« Elles sont encore plus justicières que je pensais. »

……………

Hmm.

En tant que maître de cette ferme, je dois sévir fermement contre les voleuses de légumes. Mais verser le sang, bof.

« Bon. »

J'ai compris.

Bon, allons-y.

« Alors, on va punir sévèrement ces elfes pour le vol de nos légumes. Le châtiment sera… ! »

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