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Isekai de Tochi wo Katte Noujou wo Tsukurou

Chapitre 957

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Chapitre 957

Chapitre 957

Chapitre 957/107189%~8 min de lecture1 538 mots

Cette année, le château d'Oakbo s'est terminé plus tôt que prévu.

Vive moi.

À la ferme, l'hiver a commencé et les habitants passent leur temps dans une atmosphère détendue.

L'hiver, c'est la saison morte agricole, après tout.

Chacun vaque à ses occupations et le temps s'écoule paisiblement.

Le professeur No Life King est de ceux-là, et il semble en train de ranger sa maison.

« Je ne suis plus tout jeune, alors je dois mettre de l'ordre autour de moi tant que je le peux encore. »

Le professeur No Life King qui fait son « shūkatsu » ?

Ah ah ah ah ah ah ah ah.

Ne dites pas des choses si tristes, vivez encore beaucoup, beaucoup, beaucoup plus longtemps.

« C'est cet enfant qui devrait faire son shūkatsu, mais bon. »

Hein ? Quoi ?

Regardons dans la boîte que le professeur tend.

Wah !?

Des ossements humains !?

C'est un cadavre humain parfaitement squelettisé, non ?

C'est quoi ce truc dangereux !?

Qui ?

Qui vous avez zigouillé !?

Je me dénonce !?

« Enfin, même si je dis "mort", c'était il y a environ trois cents ans. C'est bien moi qui ai porté la main, ceci dit. »

Ah, alors c'est prescrit depuis belle lurette.

Bien, le professeur n'est pas coupable… enfin, est-ce que c'est vraiment bien ?

« À l'époque, un groupe avait envahi mon donjon. Ils ne s'étaient pas égarés, ils semblaient clairement venus me cibler. »

Le professeur, donc.

Ça veut dire qu'ils sont entrés dans le donjon dans le but explicite de vaincre le No Life King.

Putain, quel culot, des inconscients finis.

Normalement, on ferait en sorte de ne pas croiser le No Life King en entrant et sortant du donjon, mais là, ils ont tenté de s'infiltrer pour le exterminer.

Moi aussi, ça fait longtemps que j'habite dans cet autre monde, mais c'est la première fois que j'entends un truc pareil.

« Dans la mesure où ils avaient un objectif aussi démesuré, c'étaient des gens capables. J'ai riposté pour me débarrasser de l'étincelle qui me tombait dessus, mais ils revenaient à la charge à chaque fois, peu importe combien de fois je les repoussais. J'ai fini par ne plus pouvoir suivre… »

Et c'est comme ça que ce cadavre a été créé…

« Moi aussi, sur les cinq à six cents ans avant de rencontrer la Sainte, je n'ai presque pas de souvenirs. Mon cœur s'était usé avec le grand passage du temps. Si c'était le moi d'aujourd'hui, que tout le monde chérit, il y aurait eu d'autres moyens, ceci dit. »

Il parle d'un ton douloureux.

Mais c'est eux qui ont attaqué, non ?

En plus, ils visaient la vie du professeur… c'est de la légitime défense, ça.

Et puis, c'était il y a trois cents ans, alors ne vous laissez pas abattre comme ça.

« Vos consolations me vont droit au cœur… Enfin, moi non plus, le fait qu'une telle chose soit arrivée, je l'avais oublié jusqu'à ce que je retrouve ceci. En rangeant la pièce, ce type est ressorti et je m'en suis enfin souvenu. »

C'est vrai…

Une pièce où des ossements humains sortent pendant le grand ménage, je détesterais ça…

Au moins, que ce soit une momie de kappa ou quelque chose comme ça ?

« Le fait d'avoir conservé ne serait-ce que les os, c'est peut-être qu'il me restait un peu de cœur pour plaindre les morts. Grâce à la Sainte et aux élèves, j'ai pu retrouver un cœur passablement humain. Le fait de l'avoir ressorti maintenant est aussi une forme de destin. Je pensais lui offrir des funérailles un peu plus correctes. »

C'est une bonne chose, non ?

Faisons-lui des funérailles en grande pompe. Comme ça, le maître de ces ossements sera sûrement satisfait.

C'est ainsi qu'ont commencé, en urgence, des funérailles en plein cœur de l'hiver.

Qu'est-ce qu'on fait de ces os ?

On les enterre quelque part ?

C'est la méthode de base pour des funérailles, le corps retournera à la terre et rejoindra le cycle de toutes choses.

Sinon, il y a aussi la dispersion des cendres.

Si on les répand en mer, pas besoin de tombe, et pour ceux qui enterrent, ça évite l'embêtement de l'entretien de la tombe par la suite.

Récemment, il parait qu'il y a aussi les funérailles arboricoles.

On enterre le corps et on plante un arbre par-dessus pour faire office de tombe. C'est aussi une idée de retour à la nature, non ?

« Inutile de compliquer les choses à ce point. Brûlons ces os à feu vif jusqu'à les réduire en cendres, et contentons-nous de les disperser sur la terre. »

Les os, ça brûle encore ?

Bon, avec la magie du professeur, n'importe quoi peut être réduit en cendres sans laisser de trace originale, je suppose.

« C'est mon caprice, je ne peux pas faire faire trop de travail à tout le monde. Vous n'avez qu'à prier tous ensemble pour le repos de son âme. »

C'est tout ?

Si c'est juste ça, je le ferai autant de fois que vous voulez…

Je regarde à nouveau les ossements blancs dans la boîte en bois.

En y regardant de près, il n'y en a qu'un seul.

D'après le récit du professeur, c'était un groupe qui l'avait attaqué, on aurait pu s'attendre à bien plus de morts.

« Apparemment, seul le chef était motivé. Ses sbires suivaient à contre-cœur… enfin, c'est l'impression dont je me souviens… ou pas ? »

Là, c'estさすがに trois cents ans plus tôt, le souvenir est flou.

Déjà qu'il s'en souvienne, c'est remarquable.

« Puisque les attaques répétées laissaient deviner cela, j'ai pensé qu'il n'y avait pas d'autre méthode pour régler l'affaire avec un minimum de sacrifices. Effectivement, après avoir abattu celui-ci, les attaques ont complètement cessé. »

Je pensais qu'il y aurait encore une ou deux revanches pour venger leur chef, mais non… marmonnait le professeur.

Du coup, c'est vraiment cet unique mort qui menait la danse contre le professeur.

Osant défier le No Life King, désigné comme l'une des deux grandes calamités du monde, que personne n'ose affronter, au contraire, devant qui tout le monde fuit de toutes ses forces.

Quels sentiments animaient cette personne pour en vouloir à la vie du professeur ?

Telle était la question que je me posais tout en saisissant les ossements.

Le professeur avait construit un four simple pour réduire parfaitement les ossements en cendres.

L'opération consistait à y transférer les ossements.

À l'heure actuelle, on ne peut même pas imaginer cibler intentionnellement le No Life King.

J'aurais voulu demander pourquoi un tel délire, mais évidemment, pas la moindre réponse ne revint de ces os muets.

Pas le temps de gamberger.

Faut que j'aide le professeur pour les funérailles, vite…

« Merci, Sainte. Grâce à vous, c'est à peu près prêt. »

Comme dit le professeur, la préparation de la crémation est prête.

Il ne reste plus qu'à mettre le feu à ce four en bois.

Mais avant ça, le professeur offre une prière.

« Âme qui a accompli son rôle. Tu as rempli ton devoir et atteint le sommet qu'il te fallait atteindre. Le repos t'est accordé, et des ailes bienveillantes envelopperont ton sommeil… »

Puis la flamme jaillie du bout des doigts du professeur s'étend au four, et une flamme solennelle s'élève.

« Après un court repos, puisses-tu t'engager sur un nouveau voyage. »

Les ossements s'enveloppent de flammes avec le bois.

On ne voit plus leur forme, cachées par les flammes écarlates.

On serait tenté de penser qu'ils sont déjà réduits en cendres depuis longtemps… mais…

« Achi ! Achi achi achi achi achi achi achi achi achi — !! »

Hein !?

Quelque chose sort des flammes !?

« Atsu !? Atsu atsui !? Chaud ! Qui est-ce qui essaie de me rôtir vive !? »

Ce qui a surgi des flammes… une personne !?

Un être humain aux cinq membres intacts !

En plus, une poitrine généreuse et une taille fine… cette silhouette, c'est une jeune femme !?

« Brûler vive la sainte Maradona, vous avez du culot ! Bénéficiant de la protection du grand dieu Zeus, devenue la plus pure des vierges sur terre, moi, me faire du mal, c'est la foudre divine qui vous tombera dessus !! »

D'où elle sort, cette gamine ?

Clairement, elle sortait du four embrasé, non !?

Sortir d'un endroit pareil… une illusion ?

À moins que ce ne soit un trucage, impossible qu'un humain jaillisse de là.

Si c'est un tour de magie, le public serait aux anges.

Mais ce qu'il y avait dans ce four, c'était… tout au plus les ossements qu'on allait enterrer !?

« Mumu , cette fille est !? »

Là, enfin, le professeur réagit.

« Ça m'a pris du temps pour me souvenir, mais cette fille, c'est bien le chef du groupe qui me visait obstinément ! C'est ça, elle s'appelait bien "sainte" ! »

Je vois, ça veut dire que ces ossements blancs, c'était cette femme de son vivant ?

Et le fait qu'elle jaillisse des flammes, ça veut dire que la personne morte et réduite en os a été régénérée dans le feu !?

Un phénix ou quoi !?

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